
Posted in Comics/BD, Deuxième Génération, tagged actualité de l'histoire, deuxième génération on 06/12/2012| 4 Comments »
Posted in Comics/BD, Deuxième Génération, tagged deuxième génération on 03/31/2012| 2 Comments »
Posted in Comics/BD, Deuxième Génération on 03/28/2012| 6 Comments »
Posted in Comics/BD, Personnel, tagged ce que je n'ai pas dit à mon père, deuxième génération on 03/16/2012| 44 Comments »
Mon premier roman graphique sort ce 30 Mars chez Dargaud. Il a pour titre « Deuxième Génération- Ce que je n’ai pas dit à mon père ». J’y raconte mon enfance et mon adolescence et ma vie d’adulte dans l’ombre de la Shoah. Un récit fait d’anecdotes et de souvenirs précis, un travail sur la mémoire, sur le non-dit, sur le traumatisme familial, avec des moments de libération et d’humour. Un premier travail d’écriture pour moi, avec l’aide de Gisèle de Haan, mon éditrice, qui m’a aidé à donner corps au livre. Une oeuvre autobiographique où j’ouvre les sujets les plus délicats et les plus personnels. Un aboutissement aussi, dans la mesure où ce livre me tenait à coeur depuis de nombreuses années, et dans la mesure où je reviens à mes sources, la bande dessinée franco-belge, le berceau de ma culture et de mon amour du dessin, le paradis de mes rêves d’enfant.
Le quotidien belge Le Soir la prépublie dès aujourd’hui et ce pendant 91 jours, le temps d’arriver au mot « Fin ».
Article de Daniel Couvreur:
http://www.lesoir.be/culture/livres/2012-03-16/le-roman-dessine-de-la-shoah-903193.php

Posted in Comics/BD on 03/15/2012| Leave a Comment »
Posted in Comics/BD, Personnel, tagged Giraud, Moebius on 03/10/2012| 11 Comments »
C’est en 1966 au collège, que je découvre Pilote. Jusque là j’étais un fervent de Spirou qui m’offrait des rendez-vous hebdomadaires avec Gaston, Spirou et Fantasio, Lucky Luke, Johan et Pirlouit, Jerry Spring, Gil Jourdan, Boule et Bill et compagnie. Pilote m’offrit Blueberry, Astérix, les Dingodossiers, le grand Duduche, puis Reiser, Brétécher, Mandryka et compagnie. Autant dire que je baignais dans l’âge d’or de la BD franco-belge. Plus tard, au lycée je découvris l’Echo des Savanes puis Métal Hurlant.
Moi qui était dingue de western, j’ai suivi Blueberry dans toutes ses aventures. Au scénario épique de Charlier venait s’ajouter le dessin réaliste et virtuose de Giraud, du jamais vu pour mes jeunes yeux de futur dessinateur. Même si je ne me destinais plutôt au dessin d’humour, Giraud était à lui seul une école et un maître. Je recopiais des cases, essayant de comprendre comment fonctionne une composition, ce que sont les proportions, comment ombrer et hachurer et colorier.
Quand l’extraordinaire Mine de l’Allemand Perdu démara, j’étais déjà installé en Israel et je me faisais envoyer Pilote et les albums de Blueberry qui continuaient à me nourrir et à me transporter.
Sa carrière parallèle dans la science fiction me fascinait aussi. Comment un artiste pouvait-il être capable de se réinventer sans cesse, d’innover et de s’ouvrir à d’autres mondes tout en restant en prise sur l’évolution des tendances dont il restait le fer de lance, et tout en restant fidèle à ses lecteurs, prêts à le suivre les yeux ouverts.
Il a insufflé une énergie formidable au monde de la bande dessinée, une dynamique qui a largement dépassé les frontières de la franco-belgitude. Il restait un lecteur assidu, curieux de découvrir des nouveaux talents et des nouvelles approches.
Giraud/Moebius c’est un demi siècle acharné de création et de recherche. Demi siècle qu’il a définitivement marqué de sa griffe.
Difficile de décrire la tristesse qui m’a envahi aujourd’hui à la nouvelle de sa disparition .J’espère que ce dessin parlera en mon nom.

Posted in Comics/BD on 02/09/2012| 1 Comment »
J’ai connu Guy quand il était à Beit Hanina, près de Jérusalem. Il y a passé une année avec sa femme qui travaillait pour Médecin Sans Frontières, et leurs deux enfants. A ses heures libres, armé d’un carnet de croquis, il est parti à la découverte de la réalité, de la même manière qu’il l’avait fait à Pyongyang, en Birmanie et ailleurs, afin de récolter la matière première de son futur un roman graphique. Mais surtout pour essayer de comprendre où il était et à quoi ressemble le quotidien d’une région dont tout le monde entend parler aux infos mais que peu connaissent. Le résultat est un journal de bord personnel, raconté mois par mois, et qui s’étoffe et gagne en profondeur au fur et à mesure de la lecture. Vivant à Jérusalem depuis 38 ans j’étais curieux de découvrir le point de vue de Guy. La surprise est grande! Un pavé de 330 pages à l’esthétique sobre et riche à la fois, au dessin faussement naïf additionné d’une bichromie variable d’une grande beauté. Tout l’art de Guy est ici à son paroxysme. Le regard qu’il pose sur ce qu’il rencontre est un regard de questionnememt, jamais de jugement. Prouesse ô combien délicate face à une réalité si complexe où chacun prend position avec passion. De plus en plus de BD tentent d’aborder le conflit israélo-palestinien. Toutes partent d’un à priori politique affirmée ou non. Le livre de Guy est d’une authenticité frappante et d’une honnêteté remarquable. C’est un journal raconté sous forme de thriller soft qui ressemble à s’y tromper à une tragi-comédie. C’est le rapport journalistique du théâtre de l’absurde qu’est parfois la réalité des israéliens et des palestiniens. Je félicite Guy pour ce « petit » chef-d’oeuvre hautement récompensé à juste titre par le jury d’Angoulême. J’espère que le public suivra et qu’une version en hébreu pourra voir le jour prochainement.
Posted in Comics/BD on 12/30/2011| 2 Comments »
L’intégrale Lucky Luke vient d’être éditée chez Atlas, un très bel ouvrage additionné de textes et de commentaires, dirigé par mon ami Didier Pasamonik. Plusieurs dessinateurs ont été invité à y rendre un hommage au cow-boy solitaire qui célèbre ses 60 ans. Lucky Luke a été un des héros de mon enfance, période pendant laquelle les westerns qui me faisaient rêver avaient le vent en poupe. Goscinny et Morris étaient un duo formidable. Le fait que le même Goscinny scénarisait simultanément Astérix est assez incroyable. Voici la page que j’ai réalisée.
Posted in Cartooning For Peace, Cartoons, Comics/BD, tagged Dégage on 09/06/2011| Leave a Comment »
Autour de Plantu et du collectif «Cartooning for Peace», des dessinateurs du monde entier célèbrent le printemps arabe et ses révolutions.
Pour rendre hommage à ces journées historiques, cet album rassemble des bandes dessinées de 2 à 4 pages, ainsi que des dessins de presse de Plantu et d’autres dessinateurs du monde entier autour des ces événements.
« Tout a commencé en Tunisie, un jour de décembre 2010 : Mohamed Bouazizi, un jeune vendeur ambulant s’immole par le feu à Sidi Bouzid. Il a 26 ans, il aujourd’hui devenu le symbole des révolte du monde arabe. Et les manifestations populaires qui ont suivi ce geste ont surpris le monde entier : « DÉGAGE !!! ». Certains despotes ont vite compris : ils sont partis.Mais, les autres, il faut encore leur expliquer ! …
… Le dessin comme toujours est l’expression d’une révolte ; il est en phase avec les frustrations de la population. C’est l’objet de ce livre : raconter en dessins les espoirs de centaines de milliers de personnes.
Il y a le regard des dessinateurs internationaux et puis surtout, il y a les dessinateurs des pays concernés : leur style et leurs graphismes nous font sentir le parfum de l’Orient en colère. …
… Dans cet Orient compliqué, au milieu des dunes de sables, des palmiers, du jasmin et des puits de pétrole, il y a tous ces dessins : les vrais grains de sables ». (extraits de la Préface par Plantu)
Posted in Comics/BD, Personnel on 04/25/2011| 1 Comment »
La visite de l’expo Hugo Pratt à la pinacothèque de Paris est un émerveillement total. Son grand art éclate dans toute sa splendeur. Sa liberté de ton et de style surprend encore par sa jeunesse, son originalité et sa fraîcheur. Il a encore une longueur d’avance sur les jeunes dessinateurs d’aujourd’hui qui s’empêtrent souvent dans une virtuosité formelle qui va jusqu’au baroque à outrance et ne laisse aucune place à l’intelligence ni à la sensibilité du lecteur. Ses aquarelles transparentes et poétiques devraient donner aux dessinateurs l’envie de courir acheter un pinceau et de laisser tomber les à-plats photoshopés saturés . Il a devancé son temps, à tel point que La ballade de la Mer Salée réalisée en 1967 n’a pas pris une seule ride. Son multiculturalisme métissé, tant prisé de nos jours, était lui aussi en avance sur son temps. L’expo Hugo Pratt, un véritable bain de jouvence et une source d’inspiration.