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Barack Obama se raconte dans un livre qui est déjà un événement global au moment de sa sortie.

Il y a 5 ans, le Bataclan était le théâtre de l’attaque terroriste la plus meurtrière perpétrée en France par des islamistes, précédé des attentats dans la même soirée, à la Belle Equipe, le Petit Cambodge, le Carillon, le Casa Nostra et le Stade de France. Une nuit de cauchemar dans une année de cauchemar. L’année 2015. Une année marquée de sang et qui fut suivie d’une autre année rouge avec les attentats de Nice, de l’aéroport et du métro de Bruxelles, etc. Sans parler de tous les actes isolés qui continuent à entacher le calendrier de la terreur jusqu’aujourd’hui.
Ce 13 Novembre 2015 la nouvelle des attentats a frappé si vite que j’ai senti que je devais réagir dans l’urgence. Les chaînes d’info montraient le plan de Paris avec l’itinéraire suivi par les terroristes. Ce plan m’a donné l’idée d’un premier dessin alors que les médias n’étaient pas en mesure de donner plus de détails.
Le lendemain quand l’ampleur du carnage a été connue, j’ai tenu à réagir par un nouveau dessin. J’étais revenu d’un voyage à Paris en octobre et j’avais été touché comme à chaque automne, par les tapis de feuilles de platane rougies qui jonchent les trottoirs et les quais et offrent à la capitale une palette qui va du jaune pâle au rouge vif, une palette inexistante en Israel. Réaliser un dessin après un attentat est toujours difficile et délicat. Ces feuilles mortes couchées m’ont donné la réponse. J’ai trouvé que parler de ces morts violentes de façon légère et détournée me permettaient de faire passer un message de compassion.

Le rédacteur en chef de Regards, mon ami Nicolas Zomersztajn, me questionne en zoom sur mon analyse de la situation vue d’Israel, 25 ans après l’assassinat d’Ytzhak Rabin.
https://www.youtube.com/watch?v=AixWEPUneVs
C’est sur le site du journal:
https://www.cclj.be/node/13728
Et c’est le dessin que j’ai réalisé pour le dernier numéro


Saib Arikat

Saib Arikat, éminente figure palestinienne, proche d’Arafat et impliqué depuis les années 90 dans les pourparlers de paix avec Israel, est décédé ce matin de complications du Corona. Il avait été hospitalisé il y a 15 jours à Hadassah, le plus grand hôpital de Jérusalem. Contrairement à ce que clament les gouvernements israéliens des deux dernières décennies, à savoir qu’il n’y a pas de réel partenaire du côte palestinien, Arikat était un réel partenaire qui croyait à une solution de compromis dans le dialogue et pas à la résistance armée. Il a voué près de 30 ans à ces efforts. En attendant j’ai une question: où sont les partenaires de notre côté?

Article publié sur Actuabd.com et que je partage en signe de soutien. Il est grand temps de considérer le livre comme une première nécessité, et qui plus est en période de confinement. Nourriture de l’esprit. Lecture et culture sont notre alimentation de base. Et aujourd’hui nos bouées de sauvetage.

Confinement : en solidarité avec les librairies fermées, les parrains de BD2020 démissionnent !

  • Ce devait être la fête de la BD, une sorte de consécration. L’année de la BD, BD 2020, avait été inaugurée en fanfare en décembre 2019 avec quatre parrains : Catherine Meurisse, nommée à l’Académie des Beaux-Arts, Florence Cestac, première femme Grand Prix du Festival d’Angoulême, Régis Loisel, Grand Prix d’Angoulême et le facétieux Jul, l’auteur de « Silex in the City ». Ils viennent de démissionner pour protester contre la décision du gouvernement de fermer les librairies qui ne sont pas considérées comme des commerces de « première nécessité ».

Trop c’est trop. Bien sûr, il y a la pandémie ; bien sûr, il y a la nécessité de se protéger, d’éviter la saturation des hôpitaux, de ménager le personnel soignant. Bien sûr, cette gestion n’est pas facile et, dans un contexte compliqué par la menace islamiste, on ne voudrait pas être à la place des autorités mises dans la nécessité de prendre des décisions fermes sans tergiverser.

Mais un minimum de réflexion et de cohérence sont nécessaires : pourquoi fermer les petits commerces et laisser ouvertes les grandes enseignes ? Pourquoi laisser les FNAC ouvertes et pas les librairies spécialisées ? Parce qu’elles vendent des biens de première nécessité comme les produits informatiques ? C’est absurde, et les auteurs de bande dessinée n’ont pas manqué de le faire savoi

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Dès l’annonce du confinement, Joann Sfar ou Riad Sattouf montaient au créneau pour que les librairies restent ouvertes. Dans la foulée, plusieurs points de vente se révoltaient : ce boulevard laissé aux tycoons de l’Internet comme Amazon (dont le chiffre d’affaire a bondi pendant la crise de la Covid) ou aux grandes surfaces tient des décisions du Père Ubu.

Aujourd’hui, coup de théâtre : Florence Cestac, Catherine Meurisse, Régis Loisel et Jul, les grands noms de la BD qui avaient apporté leur caution à BD2020 claquent la porte. Le soufflet est cinglant pour le gouvernement.

Dès le premier confinement, ActuaBD avait souligné l’absurdité de fermer les librairies à condition que les normes sanitaires (Drive-In, Click&Pick, paiement sans contact…) soient respectées. Face à la grogne des libraires, que fait le gouvernement ? Il demande de fermer les rayons de livres, une interdiction supplémentaire aux interdictions, alors que l’on pouvait donner aux points de vente des conseils et éventuellement un assistance responsables. Tout le monde sait ben que les principaux clusters sont dans les entreprises et dans les grosses réunions familiales. Pourquoi ne pas assouplir les normes et traiter les activités culturelles au cas par cas ?

Joe Biden a damné le pion au twitter narcissique de la Maison Blanche qui s’amusait à le traiter de « Sleepy Joe ». Je pense que le monde entier ou presque, a retenu son souffle lors du compte des voix car un grand « Ouf! » de soulagement s’est fait entendre sur la planète.

Douloureuse commémoration. Une blessure qui jamais ne se refermera pour moi et pour tant d’autres. Un assassinat politique qui a changé le cours de l’histoire, et ce n’est pas juste une formule. C’est une réalité qu’Israel et la société civile vit chaque jour depuis 25 ans. L’assassin, terroriste juif de l’extrême droite nationaliste messianique, savoure la réussite de son coup dans sa cellule. C’est ainsi que je me l’imagine.
Il est vrai qu’il était le bras armé d’un climat de haine et de violence que le pays n’avait jamais connu, climat alimenté par des politiciens, des rabbins et une meute bruyante.
Il n’a jamais émis le moindre regret pour son geste.

Dessin réalisé pour Regards, CCLJ Bruxelles

Trump go home!

Mes collègues américains mobilisent leur art dans le combat qu’ils mènent à travers leurs dessins. Celui de Steve Brodner est le plus terrible, il date de la précédente élection et il l’a remis en ligne tel quel.
Quant au magazine Time que Trump déteste autant qu’il déteste la CNN, le New York Times , le Washington Post et les médias qui ne lui lèchent pas les bottes, il est allé jusqu’à se servir de sa couverture dont il a changé le logo pour appeler les américains au vote.
Je croise les doigts pour que l’Amérique, dont le monde entier dépend d’une manière ou d’une autre, se réveille demain sur un meilleur lendemain.

Baby Trump Balloon, US, Uncle Sam, political cartoon

Les sondages sont comme un parfum, bons à sentir, mauvais à boire, disait Shimon Peres.

Un monstre sacré du cinéma nous a quitté à l'âge de 90 ans, ayant marqué de son jeu, de son charisme, de son charme et de sa voix, plusieurs générations de spectateurs et de spectatrices admiratifs.
J'ai eu l'occasion de le dessiner à plusieurs reprises. Dans une BD pour enfants en hébreu en 1990 et pour un calendrier sur le th
ème du cinéma en 2005.
De James Bond au flegme britannique, au Nom de la Rose et à Indiana Jones, je l’aimais bien.

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