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Tensions à Jérusalem entre Fête de la Réunification de la Ville, le défilé des drapeaux d’Israel, la fin du Ramadan et le début de l’Aïd, les élections palestiniennes reportées aux calendes grecques, la succession de Mahmud Abbas qui tarde à se faire, l’expulsion de palestiniens du Quartier Sheikh Jarrah, le futur gouvernement israélien en pleine gestation avec la parti arabe Ra’am, les ballons incendiaires lachés par le Hamas de Gaza sur le Sud d’Israel, les tensions internes Hamas-Fatah, les tirs de roquettes, les représailles, …
Cela veut-il dire que l’été sera chaud?

A la demande de plusieurs personnes qui n’ont pas pu assister à ma conférence la semaine dernière, voici un lien sur l’enregistrement que m’a envoyé Yasmin l’organisatrice.

https://us02web.zoom.us/rec/share/PbOlVUN5u5sjlxl8qOvpkn8eZnHPwoD6qAxY9-LUEO4sCOSSWeFHHDeZvnD_qexc.cJQWz00l4ZS9gld2


Commémoration de la victoire des forces alliées sur l’armée nazie d’Hitler, victoire sans laquelle nous ne serions pas là à échanger et à partager. Ce dessin de 2015 n’a pas pris une seule ride.

Vaccins contre le Covid-19 : l’administration Biden soutient la suspension des brevets face à des « circonstances extraordinaires ». Les modalités concrètes de cette levée de propriété intellectuelle doivent être fixées par consensus au sein de l’Organisation mondiale du commerce, qui avait été saisie dès octobre 2020 par l’Inde et l’Afrique du Sud. (Le Monde)

Kahana

Concours de circonstance intéressant: le jour même où j’ai mis en ligne une caricature de Ben Gvir, je tombe en rangeant un fond de tiroir sur celle du Rav Kahana, mentor et maître à « penser » de Ben Gvir, représentant et député de l’extrême droite nationaliste pure et dure à la Knesset (1984-88). J’avais réalisé ce dessin en 1985 pour une couverture de Regards, le journal du CCLJ. Une de mes premières caricatures politiques.

Un quartier arabe de Jérusalem-Est, un nouveau député d’extrême droite à la Knesset et le feu aux poudres est mis! Ben Gvir et son parti, est le nouvel allié du Likoud sur lequel Bibi a misé pour rester en place. Bibi ne restera pas en place, Ben Gvir oui!

Ce soir à 19h (heure de Paris) à l’invitation de l’Agence Juive, je donnerai une conférence sur mon roman graphique « Falafel sauce piquante » paru chez Dargaud en 2018″. C’est non payant et ouvert à tout public.
Partagez!

Heure : 6 mai 2021 07:00 PM Paris

Participer à la réunion Zoom

https://us02web.zoom.us/j/85096083515

Dessine-moi Israël 
Dans Falafel sauce piquante, son roman graphique et autobiographique publié chez Dargaud, Michel Kichka a choisi de révéler, en bulles et en dessins, « son » Israël, celui de sa vie de nouvel immigrant de Belgique , de ses rencontres et de ses souvenirs marquants sur cette terre de conflits et de miracles. L’auteur évoquera son alya, son parcours et son métier d’illustrateur et de cartooniste lors de la conférence organisée par l’Organisation Sioniste Mondiale.

Voilà douze longues années consécutives que Bibi tient les rênes de l’état et nous tient à la gorge, affaiblissant la démocratie israélienne, attaquant nos institutions, attisant les tensions internes de la société, trainant les casseroles de ses procès auxquels il tente d’échapper coûte que coûte et qui pour arriver à ses fins a plongé le pays dans quatre élections consécutives en deux ans, sûr de lui et de sa popularité et de sa capacité à se faire réélire les doigts dans le nez. Il n’a ni Dieu ni maître.
Et moi, jusqu’où suis-je prêt à aller en tant que dessinateur de presse pour exprimer ce que je pense de mon premier ministre? Quelle que soit cette limite, elle sera toujours loin en deçà des conséquences de la politique menée par Bibi. Au grand maximum mon dessin déplaira à certains alors que lui déchire littéralement le pays.
La comparaison entre Bibi qui m’étouffe et Derek Chauvin, qui a provoqué la mort de George Floyd, est évidemment très disproportionnée, j’ajouterais même qu’elle n’a pas lieu d’être. Mais c’est justement cette disproportion voulue qui fait de ce dessin matière à réagir, matière à réfléchir, ce qui est le propre d’un dessin de presse qui ne s’obstine pas à vouloir faire rire ou sourire.
Quant au petit texte manuscrit que j’ai ajouté en bas du dessin, il est conçu pour prendre le lecteur à revers. Pas pour me justifier. Loin s’en faut.

Dessin réalisé pour Regards, CCLJ Bruxelles

Je viens de commencer à lire la pétition qui appelle à l’abandon du projet du Musée du Chat à Bruxelles. S’il y avait une argumentation décente et fondée pour s’opposer au projet, il ne faudrait pas onze paragraphes laborieux pour la défendre. Vivant en Israel et pas en Belgique où le sujet fait débat, et étant un grand admirateur de l’oeuvre de Geluck, je ne peux m’empêcher de réagir.
Les signataires de la pétition tentent vainement d’opposer le « Grand Art » et l’art populaire. Une distinction aussi inutile que dangereuse qui impliquerait une réécriture de l’histoire de l’art. Ils semblent ignorer que l’histoire de l’art ne s’est pas arrêtée après le néo-classicisme. Ils semblent vouloir nier que parmi les plus grands artistes belges de tous les temps se trouvent deux des plus populaires et des plus commercialisés, Brueghel l’Ancien et Magritte.
Breughel n’était pas un peintre de cour ni un peintre d’église. Il a dépeint la vie paysanne de son époque et a été malencontreusement qualifié de « Primitif Flamand » alors qu’il était un des précurseurs de la Renaissance occidentale d’Europe. Gosse, je l’ai découvert grâce à des reproductions de ses tableaux sur des boîtes de biscuits. Plus commercial que ca, tu meurs!
Magrittte a révolutionné le champ du surréalisme dont il était le représentant le plus populaire et le plus vendu de son vivant. Ses peintures ont été déclinées depuis sous toutes les formes possibles et imaginables. Plus populaire et plus commercialisé que ça, tu crèves! Eux non plus ne devraient pas avoir leur place dans les musées selon la logique des pétitionnaires.
Geluck est le digne héritier de cette belle tradition de l’humour, de l’art populaire, de l’absurde, du surréalisme, du dadaïsme, du non-sens, du jeu de mots (probablement hérité de son compatriote Raymond Devos), du jeu des images, de la « Ligne Claire » hergéenne (encore un artiste populaire et commercialisé à outrance), simple d’apparence mais très sophistiqué sur le fond et qui s’offre d’emblée à nous au second degré et nous invite à en décrypter avec jouissance, le troisième et le quatrième degré.
J’envoie à mon ami Geluck ce petit dessin de soutien et l’embrasse!

Le Festival des écrivains qui se tient à Jérusalem ce soir s’ouvre sur une rencontre unique entre deux géants. Salman Rushdie et David Grossman dans un dialogue dirigé par la journaliste Liad Moudrik. C’est en ligne, c’est gratuit puis ce sera en streaming sur le site de Mishkenot Shaananim et puis accessible sur Youtube.
A ne pas manquer!
http://fest.mishkenot.org.il/2021en/events/a/view/?ContentID=595

J’ai eu l’occasion de les dessiner dans le passé.

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