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Vaccins contre le Covid-19 : l’administration Biden soutient la suspension des brevets face à des « circonstances extraordinaires ». Les modalités concrètes de cette levée de propriété intellectuelle doivent être fixées par consensus au sein de l’Organisation mondiale du commerce, qui avait été saisie dès octobre 2020 par l’Inde et l’Afrique du Sud. (Le Monde)

Kahana

Concours de circonstance intéressant: le jour même où j’ai mis en ligne une caricature de Ben Gvir, je tombe en rangeant un fond de tiroir sur celle du Rav Kahana, mentor et maître à « penser » de Ben Gvir, représentant et député de l’extrême droite nationaliste pure et dure à la Knesset (1984-88). J’avais réalisé ce dessin en 1985 pour une couverture de Regards, le journal du CCLJ. Une de mes premières caricatures politiques.

Un quartier arabe de Jérusalem-Est, un nouveau député d’extrême droite à la Knesset et le feu aux poudres est mis! Ben Gvir et son parti, est le nouvel allié du Likoud sur lequel Bibi a misé pour rester en place. Bibi ne restera pas en place, Ben Gvir oui!

Ce soir à 19h (heure de Paris) à l’invitation de l’Agence Juive, je donnerai une conférence sur mon roman graphique « Falafel sauce piquante » paru chez Dargaud en 2018″. C’est non payant et ouvert à tout public.
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Heure : 6 mai 2021 07:00 PM Paris

Participer à la réunion Zoom

https://us02web.zoom.us/j/85096083515

Dessine-moi Israël 
Dans Falafel sauce piquante, son roman graphique et autobiographique publié chez Dargaud, Michel Kichka a choisi de révéler, en bulles et en dessins, « son » Israël, celui de sa vie de nouvel immigrant de Belgique , de ses rencontres et de ses souvenirs marquants sur cette terre de conflits et de miracles. L’auteur évoquera son alya, son parcours et son métier d’illustrateur et de cartooniste lors de la conférence organisée par l’Organisation Sioniste Mondiale.

Voilà douze longues années consécutives que Bibi tient les rênes de l’état et nous tient à la gorge, affaiblissant la démocratie israélienne, attaquant nos institutions, attisant les tensions internes de la société, trainant les casseroles de ses procès auxquels il tente d’échapper coûte que coûte et qui pour arriver à ses fins a plongé le pays dans quatre élections consécutives en deux ans, sûr de lui et de sa popularité et de sa capacité à se faire réélire les doigts dans le nez. Il n’a ni Dieu ni maître.
Et moi, jusqu’où suis-je prêt à aller en tant que dessinateur de presse pour exprimer ce que je pense de mon premier ministre? Quelle que soit cette limite, elle sera toujours loin en deçà des conséquences de la politique menée par Bibi. Au grand maximum mon dessin déplaira à certains alors que lui déchire littéralement le pays.
La comparaison entre Bibi qui m’étouffe et Derek Chauvin, qui a provoqué la mort de George Floyd, est évidemment très disproportionnée, j’ajouterais même qu’elle n’a pas lieu d’être. Mais c’est justement cette disproportion voulue qui fait de ce dessin matière à réagir, matière à réfléchir, ce qui est le propre d’un dessin de presse qui ne s’obstine pas à vouloir faire rire ou sourire.
Quant au petit texte manuscrit que j’ai ajouté en bas du dessin, il est conçu pour prendre le lecteur à revers. Pas pour me justifier. Loin s’en faut.

Dessin réalisé pour Regards, CCLJ Bruxelles

Je viens de commencer à lire la pétition qui appelle à l’abandon du projet du Musée du Chat à Bruxelles. S’il y avait une argumentation décente et fondée pour s’opposer au projet, il ne faudrait pas onze paragraphes laborieux pour la défendre. Vivant en Israel et pas en Belgique où le sujet fait débat, et étant un grand admirateur de l’oeuvre de Geluck, je ne peux m’empêcher de réagir.
Les signataires de la pétition tentent vainement d’opposer le « Grand Art » et l’art populaire. Une distinction aussi inutile que dangereuse qui impliquerait une réécriture de l’histoire de l’art. Ils semblent ignorer que l’histoire de l’art ne s’est pas arrêtée après le néo-classicisme. Ils semblent vouloir nier que parmi les plus grands artistes belges de tous les temps se trouvent deux des plus populaires et des plus commercialisés, Brueghel l’Ancien et Magritte.
Breughel n’était pas un peintre de cour ni un peintre d’église. Il a dépeint la vie paysanne de son époque et a été malencontreusement qualifié de « Primitif Flamand » alors qu’il était un des précurseurs de la Renaissance occidentale d’Europe. Gosse, je l’ai découvert grâce à des reproductions de ses tableaux sur des boîtes de biscuits. Plus commercial que ca, tu meurs!
Magrittte a révolutionné le champ du surréalisme dont il était le représentant le plus populaire et le plus vendu de son vivant. Ses peintures ont été déclinées depuis sous toutes les formes possibles et imaginables. Plus populaire et plus commercialisé que ça, tu crèves! Eux non plus ne devraient pas avoir leur place dans les musées selon la logique des pétitionnaires.
Geluck est le digne héritier de cette belle tradition de l’humour, de l’art populaire, de l’absurde, du surréalisme, du dadaïsme, du non-sens, du jeu de mots (probablement hérité de son compatriote Raymond Devos), du jeu des images, de la « Ligne Claire » hergéenne (encore un artiste populaire et commercialisé à outrance), simple d’apparence mais très sophistiqué sur le fond et qui s’offre d’emblée à nous au second degré et nous invite à en décrypter avec jouissance, le troisième et le quatrième degré.
J’envoie à mon ami Geluck ce petit dessin de soutien et l’embrasse!

Le Festival des écrivains qui se tient à Jérusalem ce soir s’ouvre sur une rencontre unique entre deux géants. Salman Rushdie et David Grossman dans un dialogue dirigé par la journaliste Liad Moudrik. C’est en ligne, c’est gratuit puis ce sera en streaming sur le site de Mishkenot Shaananim et puis accessible sur Youtube.
A ne pas manquer!
http://fest.mishkenot.org.il/2021en/events/a/view/?ContentID=595

J’ai eu l’occasion de les dessiner dans le passé.

Une journée qui devrait durer toute l’année. Liberté d’informer, liberté d’être informé, liberté d’exprimer des opinions consensuelles ou non, liberté d’accès aux médias, liberté de débattre, liberté de ne pas être victime de désinformation. Tant de libertés essentielles qui sont bafouées dans 73% des pays de notre globe (d’après RSF).
Comme chaque année Cartooning for Peace se mobilise à cette noble cause qui est devenue un réel combat.

Dessin que j’ai réalisé en 2013, deux ans avant les attentats à Charlie Hebdo, et qui n’a rien perdu de sa pertinence et de son actualité.

La liberté d’expression est devenu un des sujets les plus débattus ces dernières années, car une des libertés les plus malmenées, et les dessinateurs de presse sont aux premières lignes de ce qui est devenu un véritable combat. Avec mes amis Kroll et Vadot nous allons en débattre ouvertement ce jeudi soir 29 Avril à 20h dans une visio-conférence organisée par le CCLJ et animée par le journaliste Jean-Jacques Deleeuw, directeur de l’information et rédacteur en chef de BX1.
Kroll, Vadot et moi sommes membres très actifs de Cartooning for Peace depuis de nombreuses années autour de Plantu.
Une soirée qui s’annonce passionnante et passionnée. A ne pas manquer et à partager.

Inscription obligatoire sur ce lien:
https://www.cclj.be/node/13983

Encore un signe fort du changement qu’opère Biden dans l’Amérique blessée que lui a laissé Trump. Cette reconnaissance tardive du génocide arménien par l’Empire Ottoman montre à quel point l’écriture de l’Histoire est un combat politique dans lequel il n’y a pas qu’une seule vérité objective. Des générations de turcs ont été formatées par des manuels scolaires où seule la version turque avait droit de cité. Pourtant la reconnaissance de ce fait historique avéré n’est pas une accusation de la Turquie d’aujourd’hui ni un affront à Erdogan. Elle est « justice historique », une exigence qui répond à un profond besoin de deuil, d’appaisement et de dignité des arméniens.
Il est grand temps qu’Israel en fasse de même et reconnaisse ce génocide intervenu lors de la Première Guerre Mondiale. La reconnaissance de la Shoah par l’Allemagne elle-même aisni que les procès de Nuremberg et le procès Eichmann ont participé à l’ouverture d’une ère nouvelle entre Israel et l’Allemagne. La reconnaissance est un long processus douloureux de thérapie et de réhabilitation, la non-reconnaissance est une plaie béante suivie d’une interminable gangrène qui se termine par l’amputation.

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