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Archive for the ‘Cartoons’ Category

73 ans c’est encore très jeune. L’avenir est devant nous.

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Salvator Mundi

Salvator Mundi est-il ou non un tableau de Léonard de Vinci. Les plus grands experts du monde se sont penchés sur la question. Une question à 450 millions de dollars à laquelle seules deux personnes détiennent la réponse: Salvator et Leonardo.

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Après la sortie des USA de Trump des accords sur le nucléaire avec l’Iran sous l’impulsion compulsive de Netanyahou, ces accords sont remis sur la table des USA de Biden dans un climat de très haute tension et de menaces entre Téhéran et Jérusalem.

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Article que j’ai écrit récemment pour le magazine francophone culturel israélien « A la page ».

Cela fait une année que le monde entier se bat contre un virus invisible qui est à l’origine d’une pandémie inédite qui nous a tous précipités dans des confinements, des couvre-feux, des quarantaines et des deuils par millions. Mais un autre virus qui sévit depuis plus de vingt ans, invisible lui aussi, fait également des ravages partout où il passe. Il s’appelle le « Politiquement Correct » que j’abrégerai par PC. Force est de constater que la majorité des gens semblent s’y être habitués, à « vivre avec » comme on dit. Il émane de la société américaine et a fini par déteindre sur monde entier. Pour définir le PC, le mot le plus proche semblerait être « bienséance », terme pour lequel le dictionnaire donne également « savoir-vivre » et « décence ». 

Je conteste le terme « savoir-vivre » de façon catégorique car le PC nous empêche justement de vivre, d’user de notre sens critique, d’émettre des opinions non consensuelles, d’outrepasser les limites étriquées de la sacro-sainte décence, de la politesse hypocrite, de la langue de bois, de ne pas caresser son auditoire ou son lectorat dans le sens du poil, de prendre le risque de déplaire. Le PC est un mot écran derrière lequel se cache la censure, l’intolérance, la mesquinerie, l’étroitesse d’esprit. Esprit qu’on qualifiait jadis de petit-bourgeois. Un esprit qui tue l’esprit.

Les extrémistes du PC, les orthodoxes de cette doxa, les adeptes de la pensée unique, les inconditionnels d’un monde lisse sans aspérités, ne connaissent qu’un seul sens du mot « spirituel » qui a pourtant un double sens. Deux sens considérés comme contradictoires: l’un relatif à la religion, à l’Eglise, l’autre relatif à l’esprit, au mot d’esprit, à l’intelligence de l’humour.

Pour moi ces deux sens ne sont pas contradictoires car Dieu, s’il existe pour certains, est une vaste blague pour d’autres. Pour croire en lui, il faut une certaine dose d’humour. S’il a créé l’Homme à son image, il suffit de regarder les gens autour de soi pour comprendre qu’il ne manque pas d’ironie ni d’autodérision. Si un de ses préceptes est « Aime ton prochain comme toi-même » et que le monde est fait de tant de narcissiques incapables d’aimer quelqu’un d’autre qu’eux-mêmes alors que tant d’autres se détestent, il ne doit pas manquer d’un humour complètement décalé.

Pour en venir à mon métier, la caricature est ma manière de lutter contre le PC ambiant. L’irrévérence, l’insolence, la provocation, le culot sont pour moi des atouts précieux qui me servent de levier pour soulever à l’aide de mon crayon la chape de plomb qui pèse sur tous les dessinateurs de presse dans ce 21ème siècle qui était censé avoir encore un peu évolué depuis que le métier existe. Le dessin de presse est devenu la cible première des bigots du PC. Pourtant sa principale qualité est de nous faire rire ou sourire et même de rire jaune, de notre propre condition, de nos dirigeants et surtout de nous-mêmes. Pour ce faire il faut comprendre qu’un dessin se lit au second degré, là où commence l’intelligence de l’humour. Un dessin n’est pas une photographie, il exprime clairement une opinion et c’est en cela qu’il dérange si souvent. Voir, entendre, accepter une opinion différente de la sienne nécessite un minimum d’ouverture d’esprit, chose que les coincées du PC refusent dans leur monde qu’ils veulent sans vagues et sans remous. Le PC est soumission, l’humour est remise en question.

La caricature est devenue le punching-ball des ennemis de l’humour. Des grands journaux appartenant à des organes de presse puissants publient des caricatures dans leurs pages d’opinion puis, face à des attaques massives sur les réseaux sociaux, orchestrées par des armées d’internautes et d’algorithmes, retirent des dessins de leur site en publiant des excuses à leurs lecteurs. Ce nouveau tribunal de la rue, cette soi-disant « démocratie directe » qui condamne les cartoonistes, parfois à mort et sans aucune forme de procès, sont une menace que les rédacteurs en chefs, les magnats de la presse doivent combattre. Si aujourd’hui les dessinateurs sont ciblés, demain viendra le tour des journaux. Les contre-vérités, les post-vérités et les fake news alimentées par des théories conspirationnistes se substitueront définitivement au devoir d’informer et au droit de savoir. 

La norme déontologique et morale d’un journal a toujours été  de défendre les journalistes et les dessinateurs auxquels ils ouvrent leurs pages. Le New York Times en 2020 et Le Monde en 2021, pour ne citer que ces deux quotidiens majeurs de la presse libre mondiale, ont failli à leur rôle. Un journal se doit d’assumer ses choix éditoriaux, un dessin ne se glisse jamais par erreur ou par hasard entre ses pages. Le contrat moral qui lie le journal au dessinateur implique un dialogue continu entre les parties et une médiation en cas de couac. Sans cette éthique de base, la presse déjà en crise de survie face aux GAFA qui lui volent ses contenus en toute impunité, est en train d’enfoncer les derniers clous dans son propre cercueil et d’enterrer sa raison d’être qui est d’être le chien de garde de la démocratie, un miroir et souvent un rempart face au pouvoir. La satire et la caricature, sources d’oxygène de nos sociétés anxiogènes, gisent sur leur brancard, abandonnées à elles-mêmes  dans le couloir des urgences.

Entre des excuses balbutiées à des lecteurs potentiellement blessés et le droit de dessiner la réalité et d’en rire, mon choix est clair, définitif, irrévocable.

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La date du 11 Avril a une résonance particulière dans ma famille. D’abord c’est la date à laquelle mon père fut libéré du Camp de Buchenwald par l’armée américaine du Général Patton en 1945.
Ce document du Gouvernement Militaire Allié a été rempli le 20 Avril 45. Kichka s’écrivait encore avec l’orthographe polonaise.

Ensuite le 11 Avril 1961 s’est ouvert à Jérusalem le procès Eichmann. Mon père l’a suivi sur son poste de radio. J’avais 6 ans et demi et je ne comprenais pas encore qu’il s’agissait du procès le plus important de l’histoire de la Shoah. Dans le dessin animé que Véra Belmont a scénarisé à partir de mon livre « Deuxième Génération », elle a choisi de transposer le récit à l’époque du procès qu’elle suivait en direct avec ses parents, anciens résistants juifs polonais de France. Le film est produit par le studio parisien « Je Suis Bien Content » dirigé par Marc Jousset. Il m’a autorisé à mettre en ligne ces quelques images en cette date historique. La sortie du film est prévue pour cette année.

Et enfin c’est le 11 Avril 2019 que mon père est rentré au home L’Heureux Séjour où il passa une année de bonheur. Trois jours plus tard, le 14 Avril il y célébrait ses 94 ans et une année plus tard, le 25 Avril 2020 il fut emporté par le Coronavirus. Nous commémorerons cette date en famille dans deux semaines.

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Good bye Prince Philip

Good bye Prince Philip! 99 ans, un bel âge!

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De mercredi soir à jeudi se tenait en Israel la Journée de Commémoration de la Shoah et de l’Héroïsme. une journée chargée émotionnellement, marquée par le cri d’une sirène qui fige le pays pendant deux longues minutes alors que chacun se tient au garde à vous tête baissée. Je n’ai pas eu le temps de réaliser de dessin, pris dans le tourbillon des conférences que je donne ce jour-là sur « Deuxième Génération ». J’ai donc choisi de partager pour la premiere fois deux pages esquissées qui ne sont pas rentrées dans la mouture finale de mon livre.

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Une exposition exceptionnelle vient de s’ouvrir face la municipalité de Jérusalem, place Safra, une place plus grande qu’un terrain de foot, calme et exposée au soleil du printemps. Il s’agit d’une exposition de portraits de survivants de la Shoah photographiés à travers le monde, « The Lonka Project » où 360 survivants ont été pris en photo par 270 grands photographes dans 35 pays. Quelques dizaines de portraits sont exposés Place Safra, imprimés en grand format, ce qui les rend particulièrement impressionnants et touchants. Les photographes ont réalisé un travail formidable, saisissant chaque survivant au plus profond de sa personne. Le portrait de mon père réalisé par la suissesse Pascaline Lefin, y figure. Un portrait d’une émotion palpable. Un portrait à fleur de peau. Chaque portrait est accompagné d’une notice biographique en trois langues: hébreu, anglais et arabe. Je suis allé lui rendre visite aujourd’hui, Journée de la Shoah en Israel, j’ai caressé sa photo du bout des doigts. Je lui ai souri. Il nous a quitté il y a un an, emporté par le Corona.
https://www.jerusalem.muni.il/en/events-and-culture/allevents/lonka-project-exhibition-in-safra-square/
https://www.thelonkaproject.com

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Le Président Rivlin a chargé Netanyahou de former le nouveau gouvernement. Il n’avait pas le choix puisque le Likoud a obtenu le plus de sièges lors des quatrièmes élections en deux ans et aussi le plus de soutiens (52 sur 120) dont le soutien automatique des orthodoxes de tous poils. Ces électionsne seront probablement pas les dernières. Je lui souhaite de ne pas réussir à former un gouvernement de droite-droite et de devoir voir cette tâche confiée aux partis d’une coalition fragile, certes, qui pensent que Netanyahou est resté trop longtemps en place et qu’il doit se concentrer sur ses procès qui viennent de s’ouvrir et permettre au pays de panser les blessures internes dont Bibi est grandement responsable.

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Je ne sais pas si votre culture BD remonte à Little Nemo in Slumberland, le héros de Winsor McCay, un des pionniers de la BD américaine du début du XXème siècle, un génie inégalé et adulé jusqu’à nos jours par les amoureux du genre, créateurs et lecteurs confondus.
Little Nemo se réveillait d’un rêve fantastique ou fantasmagorique en bas de chaque page, soit dans son lit défait soit tombé du lit. Il m’a aidé à mettre en image les nouvelles restrictions annoncées cette semaine par le Président Macron.

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