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Archive for the ‘Cartoons’ Category

Une paire de lunettes de vue de Mahatma Gandhi adjugée dans une vente aux enchères pour la modique somme de 288,000 euros. Ce n’est ni le prix de la monture ni des verres correcteurs qui ont fait monter les enchères mais la vision d’un monde pacifié qu’elles offrent à qui les porte.
Gandhi lunettesGandhi

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Dessin que j’ai réalisé en janvier 2010 lors de l’ouverture du plus haut gratte-ciel du monde à Dubai: un livreur de pizzas de Tel Aviv. (Et pourquoi pas?)
Dubai TLV

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Catastrophe au Liban

Le 4 Août une terrible catastrophe s’est abattue sur Beyrouth et est devenue du jour au lendemain une crise humanitaire et politique grave qui vient s’ajouter à un contexte de crise économique, sanitaire et sociale.  Mais la plus grande catastrophe du Liban est la création du Hezbollah il y a 38 ans. Beaucoup de libanais le reconnaissent aujourd’hui. Un ennemi intérieur bien plus dangereux qu’Israel pour l’avenir du pays, contrairement à ce que Nasrallah a toujours fait valoir pour justifier sa main-mise sur le pouvoir et l’économie du Liban qu’il a littéralement pris en otage.
Beirut August 2020

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Dessin que j’ai réalisé le 14 Juillet 2015 alors Daesh faisait la une de l’actualité mondiale.
14 juillet 2015

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Tel est le titre du site que notre fils aîné David vient de mettre en ligne et je suis fier et heureux de le partager avec vous. Il est en anglais ou en hébreu, riche en informations sur ses nombreuses activités, ses initiatives, son savoir-faire, son énergie, son charme et ses nombreuses connexions avec le monde des arts culinaires.
Je vous invite à visiter son site et à le faire connaître.
https://www.davidkichka.com
David

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Milton Glaser, le plus grand graphiste du XX ème siècle, à mon humble avis, s’est éteint le mois dernier, le jour de ses 91 ans. J’écris cet article pour les générations qui ont connu son oeuvre et pour celles qui n’ont pas eu cette chance.
Glaser a redéfini le rôle du graphiste dans la société, il l’a ouvert et l’a étendu au-delà de ses limites. Plus qu’un métier, c’était pour lui un mode de vie. C’était la vie elle-même.
La presse mondiale lui a rendu un bel hommage. mettant souvent l’accent sur son logo mondialement célèbre « I love NY » avec un coeur rouge. Il faut d’abord reconnaître qu’en dessinant le coeur à la place du verbe « aimer » il inventa en quelque sorte ce qui est devenu aujourd’hui le langage international des « émojis » que nous avons tous, bon gré mal gré, adopté.
Glaser réunissait en lui les qualités d’un designer visionnaire, d’un typographe hors pair et d’un illustrateur exceptionnel.  Ces trois pôles de la communication visuelle réunis en une seule personne, ont fait de lui de son vivant, le graphiste le plus innovant, le plus influent et le plus admiré. Il fut l’école d’un seul homme. Un Maestro.
Il excellait comme affichiste à une époque où le poster était le support dominant. Des  années 60 aux années 2000 l’espace urbain était un foisonnement de messages visuels sur grands formats. Glaser avait choisi les arts et la culture comme domaines de prédilections. A moins que ce soit ces domaines qui l’aient choisi! Dans son travail de conception cohabitaient en harmonie, formes, couleurs, illustrations, symboles, références au monde de l’art, jeux de mots, humour, originalité, inventivité et magie. Ses affiches communiquaient tout en ajoutant beauté et poésie partout où elles étaient placardées. Puissance et finesse, la griffe Glaser se reconnaissait à travers une variété de styles et d’approches. Le monde entamait son processus de globalisation culturelle et l’influence de Milton Glaser dépassa rapidement les limites de New York pour atteindre Paris, Tokyo, Londres et Berlin.
Dans notre ère digitale actuelle les grandes affiches ont perdu du terrain. Nos écrans, du smartphone à la tablette en passant par notre ordinateur de table, proposent des formats qui vont de la carte postale à l’A4 ou à l’A3.  On surfe, on zappe, on fait défiler les pages d’un simple glissement de l’index. On est envahi d’images dont le temps d’exposition est réduit à leur plus simple expression. Nous ne sommes plus habités par les images. Elles sont comme un bruit de fond visuel continu.
Les grandes affiches avaient un impact énorme sur la rétine, sur notre capacité de les décrypter, de les intégrer. Elles avaient une longévité sur les murs de nos villes, de nos institutions, de nos transport en commun. Toutes les affiches de Glaser marquaient les esprits, engendraient une réflexion, suscitaient une émotion, offraient une surprise, procuraient une jouissance esthétique. Elles ont invité le public à aller voir un spectacle, visiter une exposition, assister à un concert, découvrir un livre, être sensiblisé à une cause humanitaire.
Au début des années 80 quand j’étais jeune prof à Bezalel, l’Académie des Beaux-Arts de Jérusalem, notre département de Graphic design a invité Milton Glaser à donner un Master Class aux étudiants et j’ai eu le privilège de faire sa connaissance, de tomber sous le charme de son charisme et son humour juif new yorkais.
En revoyant ses affiches et ses illustrations, une évidence s’impose avec force. Elles n’ont rien perdu de leur puissance évocatrice, de leur envolée artistique, de leur efficacité, de leur pertinence et de leur originalité. Elles ont traversé les décennies avec une incroyable grâce, n’ont pas pris une ride, n’ont pas accroché un grain de poussière. Elles sont devenues des grands classiques de l’histoire mondiale du graphisme. C’est là, au Panthéon des grands créateurs, qu’il s’inscrit. Et de préférence dans la police de caractère qui porte son nom: Glaser!
Voyez ce florilège sans commentaire d’affiches et de designs.

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C’est Mona Lisa qui doit être contente!
Le Louvre Juillet 2020

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L’assassinat raciste de George Floyd et les vagues de manifestations qui se sont succédées dans le monde, m’ont donné envie de vous raconter l’histoire d’un tableau que le célèbre peintre américain Norman Rockwell réalisa en 1964 pour le magazine américain Look.
Les lois de ségrégation raciale sont en vigueur aux Etas-Unis jusqu’en 1960, année où John Kennedy décide de les supprimer par un texte de loi mis en vigueur, après son assassinat en 1963,  par son successeur Lindon Johnson. L’image emblématique de ce changement radical est une photo devenue célèbre de Fred Lyon qui capte une jeune élève noire se rendant dans une école « de blancs », entourée de trois US Marshalls chargés de sa protection rapprochée. Prix que le gouvernement est prêt à payer pour faire respecter cette loi qui passe mal dans des états du Sud. La petite fille s’appelle Roby Bridges. La photo fait le tour du monde et devient rapidement historique.
L’artiste Norman Rockwell, célèbre pour ses superbes couvertures hebdomadaires du Saturday Evening Post où il dépeint la vie américaine durant cinq décennies, s’empare du sujet en 1964. Lui qui ne commentait presque jamais la vie politique dans ses oeuvres, dessinait le quotidien des petites gens, les fêtes qui égrainent le calendrier, la vie de famille, l’Amérique profonde plutôt que celle des grandes villes, décide de prendre position de façon claire, d’annoncer la couleur dirais-je pour un peintre, et décide de  célébrer l’égalité des droits par un  superbe tableau publié sur une double page de Look. Il s’inspire librement de la photo de Lyon pour créer une toile où une petite fille noire se rend à l’école entourées de quatre US Marshalls.
La violence des racistes est symbolisée dans son tableau par une tomate pourrie lancée vers elle et éclatée sur le mur où elle a dégouliné. Détail plus que significatif qui peut être interprété comme le sang des afro-américains versé par les racistes pendant deux siècles et demi d’esclavage. Le haut ducorps des US Marshalls est coupé afin que focaliser l’attention sur leur costume, leur brassard, leur insigne, leurs poings serrées, leurs chaussures noires bien cirées et leur démarche assurée. Une perle de composition, de réflexion et de travail.
Rockwell a choisi comme modèle Lynda Gunn, une petite fille noire qu’il fit poser tout de blanc vêtue et photographia, car telle était sa technique de peintre réaliste. Cette illustration devient dès sa parution une des plus célèbres de Rockwell.
L’histoire de ce tableau et du contexte dans lequel il fut créé nous pousse à réfléchir à la réalité de 2020 où les différences de couleur de peau posent encore problème, où l’égalité des races est encore une belle phrase qui reste trop souvent une déclaration d’intention dans la déclaration des Droits de l’Homme et de la Femme, et demeure un combat à mener presque partout dans le monde.
Je vous soumets un florilège d’images pour illustrer ce que je viens de vous raconter: la photo de 1960, le tableau de Rockwell de 1964 (« The World we live in »), Rockwell dans son atelier, Lynda Gunn adulte devant  le tableau, Roby Bridges avec le président Obama devant le tableau, et une série de variantes de ce tableau qui montrent à quel point elle a marqué les mémoires et son époque, et a servi de référence à d’autres artistes. Vous y trouverez aussi une image du clip de la chanson Makeba de Jain.
Et pour finir ce lien sur une vidéo tournée au Musée Rockwell:
https://www.youtube.com/watch?time_continue=7&v=l4Trz-ijBYg&feature=emb_title
Les temps ont changé dit-on. Pas tant que ça je trouve!
Rockwell 10Rockwell 1Rockwell studioRockwell 9Rockwell 7Obama 1Rockwell take off 1Rockwell take off 9Rockwell 5Rockwell take off 8Rockwell take off 5Rockwell take off 2Rockwell take off 8Makeba Jain

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Des démocraties sont menacées de l’intérieur par des dirigeants qui imposent leur façon de la concevoir comme certains sheriffs véreux imposaient leurs lois à l’époque du Far West. Au cinéma c’est sympa car ça se termine généralement sur un happy end. Dans la vraie vie ça ne l’est pas du tout.
Democracy T et B

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Bolsonaro-Virus

Bolsonaro, comme son homologue américain Trump, sont les véritables dangers dans le long terme auxquels leurs démocraties sont exposées. C’est vrai, ils ne sont pas les seuls, il y en a d’autres. Mais ils sont un symptôme de notre époque. Leur politique face à la pandémie, je devrais dire leur manque de politique, est le reflet d’un populisme bas de gamme, d’une vision superficielle, d’une personnalité aculturée de façon accablante, d’une psychologie infantile grave, d’un narcissime maladif, d’un leadership du coup de gueule. Ils répandent la haine, le racisme, le sexisme, le fake news, les théories de  conspiration et j’en passe. En quelques années de pouvoir ils ont clivé leurs populations de façon binaire: on est soit pour eux, soit considéré comme ennemi du peuple. Ils sont le virus contre lequel seule une élection démocratique forte pourrait immuniser.
Bolsonaro AmazonieTrump June 2020

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