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Des zèbres sur le plateau de Télé Matin la semaine dernière sur France 2. Pas de panique, ce sont les miens, ils sont devenus en quelque sorte des « ambassadeurs » de Cartooning for Peace contre le Racisme, et ils sont adorables!
Merci à Sabina Schkolnik Saad qui m’a fait parvenir cette photo d’écran.
Fr2 matin

Bon 14 Juillet à tous mes amis français.
14 Juillet

Publié sur Huffington Post

Ce fut un voyage bouleversant. Wiesel restait pendant des heures, sous une chaleur étouffante, à écouter ces hommes, ces femmes et ces enfants lui parler de leur souffrance. Ses yeux étaient emplis de tristesse mêlée à de la colère de voir cet insoutenable « nettoyage ethnique » se dérouler à peine un demi-siècle après la chute du Troisième Reich.

En Macédoine, j’ai rencontré une ravissante petite fille, Mirena, aux grands yeux brillants. Souriante et rieuse, elle m’a pris la main pour m’entraîner à travers le camp, ne semblant pas consciente de cet environnement lugubre. Nos adieux ont été déchirants. J’aurais tellement aimé la ramener avec moi à Washington! Ce soir-là, j’ai longuement pleuré, réalisant que Mirena avait le même âge que la petite Frieda, ma tante, quand elle a été mise dans un wagon à bestiaux, pour périr dans une chambre à gaz, avec ma grand-mère, en 1941.

Dix ans après ce voyage dans les Balkans, une délégation assez surprenante s’est rendue à Auschwitz, par un jour glacial de février 2011, sous les auspices de l’UNESCO. Sa mission était de promouvoir la tolérance et le dialogue parmi les trois grandes religions monothéistes. Devant les ruines des chambres à gaz et des crématoires, j’ai été saisie d’émotion quand cette assemblée de cardinaux, de grands rabbins et d’imams, mettant de côté leurs différences spirituelles et politiques, s’est mise à prier, ensemble, le même Dieu abrahamique.

Le témoignage le plus puissant de la journée émana d’un musulman, le Grand Mufti de Bosnie, Mustafa Ceric: « Je suis venu ici pour voir de mes propres yeux le mal que les humains peuvent infliger aux humains, et pour dire que ceux qui nient les génocides d’Auschwitz ou de Srebrenica commettent eux-mêmes des génocides.« Aujourd’hui, alors que la violence se répand à travers le monde, visant les civils les plus vulnérables de toutes les croyances, sa déclaration résonne encore plus fort.

* * *

Elie Wiesel et Samuel Pisar, liés par une profonde amitié et leur tragédie commune, ont eu des parcours très différents. Elie est né en Roumanie d’une famille très pratiquante. Il l’est resté, et a consacré sa vie à l’écriture et à l’enseignement. Mon père, lui, a vu le jour en Pologne dans une famille libérale et assimilée. Après quatre ans dans les camps, sa relation avec le Tout-Puissant est devenue plutôt tumultueuse et c’est à travers sa carrière d’avocat qu’il a milité pour les droits de l’Homme.

Chacun avec sa propre voix s’est consacré à implorer l’humanité de ne jamais répéter les mêmes erreurs. Malgré tout ce qu’ils ont enduré, Wiesel, Pisar mais aussi Simone Veil et d’autres survivants de ces indicibles violences ont conservé une grande foi dans l’humanité. Leur disparition signale le crépuscule d’une ère. Et elle m’emplit d’une profonde tristesse mêlée d’inquiétude.

L’inquiétude, comme l’a écrit mon père, que « nous, les rescapés de la plus grande catastrophe jamais déchaînée par l’homme contre l’homme, disparaissons maintenant les uns après les autres. Bientôt l’Histoire se mettra à en parler, au mieux, avec la voix impersonnelle des chercheurs, des intellectuels et des romanciers. Au pire, avec celle des démagogues, des provocateurs et des négationnistes. Ce processus est déjà bien amorcé. » Maintenant qu’ils ne sont plus là pour témoigner, c’est à nous, leurs enfants, de parler et d’être vigilants.
Hélas, nous ne sommes pas au bout de nos peines.

La semaine précédant le départ d’Elie Wiesel, l’Angleterre a voté sa sortie de l’Europe; des carnages terroristes ont tué des centaines de personnes à travers le monde; et, aux Etats-Unis, Donald Trump a encore aiguisé son discours xénophobe.Ces événements, et la folie populiste qui semble séduire les électeurs de part et d’autre de l’Atlantique, comporte des échos inquiétants des années 1930.

La musique a toujours fait partie de l’existence de mon père, depuis sa plus tendre enfance. Mais il n’est devenu interprète que bien plus tard, grâce à ma mère, qui l’a entraîné dans son univers artistique. C’est ainsi qu’il a écrit l’une de ses plus belles œuvres, le livret de la Symphonie n°3 de Leonard Bernstein, Kaddish, et l’a narré avec certains des plus grands orchestres du monde.

Je vous en livre un bref extrait:
« Quel est mon message,
Si ce n’est que l’homme,
Bien que doté de la liberté de choisir
Entre le bien et le mal,
Reste capable du pire, comme du meilleur,
De la haine, comme de l’amour,
De la folie, comme du génie.
Qu’à moins que nous n’apprenions les leçons du passé
Et épousions les vraies valeurs morales chères aux grandes croyances,
Qu’elles soient sacrées ou laïques,
Les horreurs du passé rejailliront
Pour assombrir nos rêves d’un avenir meilleur
De paix, de liberté et de prospérité pour tous.
 »

C’est à nous, aujourd’hui, de transmettre cet avertissement si puissant à l’humanité.

Un petit rappel pour ceux à qui l’EURO 2016, le Tour de France et puis bientôt aussi les JO de Rio auraient ramolli le cerveau. Une formidable exposition de dessins de presse sur la liberté d’expression est un prétexte parfait pour sortir de chez eux, pour respirer l’air iodé de la Bretagne et surtout pour aller passer une demi journée à Dinard en souriant et en réfléchissant sur des dessins qui, par le biais de l’image, de l’irrévérence, de l’humour, du sarcasme et de la dérision, prennent le pouls de ce monde où nous vivons.
La ville: Dinard. Le lieu: Palais des Arts et du Festival. Le thème: Dessins pour la Paix. L’homme-orchestre: Jacques Terrière. La date de clôture: le 28 Août. 200 dessins de 58 cartoonistes membres de Cartooning for Peace qui célèbre ses 10 ans d’activité!
CfP à Dinard décoiffe
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Visite officielle en Israel de M. Choukry, chef de la diplomatie égyptienne

Benjamin Netanyahou s’est pour sa part déclaré « heureux » de cette visite

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a salué lors d’une conférence dimanche après-midi le traité de paix entre Israël et l’Egypte comme un « monument de stabilité pour la région. »
« Je salue la proposition du [président égyptien] al-Sissi qui met en lumière l’initiative pour la paix avec les Palestiniens », a déclaré Netanyahou. « Nous voulons que la vision d’une solution à deux Etats se concrétise. »
« J’appelle à nouveau les Palestiniens à suivre l’exemple courageux de l’Egypte et de la Jordanie de se joindre à nous pour des négociations directes. Ceci est la seule façon pour répondre à toutes les questions en suspens entre nous et pour discuter de la vision d’une paix fondée sur deux Etats pour deux peuples », a poursuivi Netanyahou.
Pour la première fois depuis 9 ans, un ministre égyptien des Affaires étrangères s’est rendu dimanche en Israël pour tenter de déverrouiller les négociations avec les Palestiniens.
Sa visite, inédite à un tel niveau depuis 2007, fait suite à la proposition faite en mai par le président égyptien Abdel Fattah Sissi d’aider à relancer le processus de paix israélo-palestinien, au point mort depuis plus de deux ans.
Un haut responsable américain avait ensuite prévenu le 1er juillet que si les dirigeants israéliens et palestiniens ne changeaient pas de politique, tout espoir de paix basé sur une solution à deux Etats serait détruit.
M. Netanyahou s’est pour sa part déclaré « heureux » de cette visite qui est « importante pour plusieurs raisons ». « Elle reflète le changement intervenu dans les relations entre l’Egypte et Israël qui s’est notamment traduit par l’appel important du président égyptien pour faire avancer le processus de paix avec les Palestiniens et les pays arabes », a-t-il expliqué.
Selon la radio publique israélienne, la venue du ministre égyptien préparerait une possible visite de M. Netanyahou au Caire.

Médiation

M. Choukry, qui dirige la diplomatie égyptienne depuis juin 2014, s’était pour sa part rendu fin juin à Ramallah en Cisjordanie, siège de l’Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas, pour y rencontrer des responsables palestiniens.
L’Egypte tente de jouer un rôle de médiatrice après être devenue en 1979 le premier pays arabe – et l’un des deux seuls à ce jour avec la Jordanie – à avoir signé un accord de paix avec Israël. Les relations entre les deux pays restent toutefois un sujet sensible dans l’opinion publique et les médias égyptiens.
M. Sissi avait affirmé en mai qu’une paix durable entre Israéliens et Palestiniens permettrait de réchauffer les relations entre son pays et Israël.
Une trentaine de ministres et représentants de pays arabes et occidentaux, de l’ONU et de l’Union Européenne, s’étaient réunis le 3 juin à Paris pour soutenir une initiative française visant à organiser une conférence internationale avec les Israéliens et les Palestiniens d’ici la fin de l’année.
Le Quartette sur le Proche-Orient composé des Etats-Unis, de la Russie, de l’UE et de l’ONU est également intervenu en exhortant, dans un rapport rendu public début juillet, Israël à renoncer aux implantations tout en appelant les Palestiniens à renoncer à la violence.
Les conclusions du Quartette ont été critiquées aussi bien par Israël que par les Palestiniens.
La visite de Sameh Choukry intervient alors que les violences qui secouent depuis début octobre les Israël et Jérusalem se poursuivent. (i24 news)
Egypte Israel

Un excellent dessin de Cristina Sampaio, mon amie et collègue de Lisbonne.
Euro-2016-champions

Une première dans l’histoire du football portugais! Bravo!
Portugal Euro 2016 copy

Que le meilleur gagne!

Finale Euro 2016Que le meilleur gagne!

L’Amérique a décidément la gâchette facile. Trop facile. Beaucoup trop facile. ! C’est le début du chaos entre hommes de loi, loi de la rue et rue sans loi.
Dallas 2016
Dessin réalisé en 2006 contre le Racisme et souvent repris par Cartooning for Peace et dont j’ai adapté la légende aux circonstances

Le 27 janvier 2005 j’étais invité au World Economic Froum de Davos avec cinq collègues cartoonistes. Le lendemain matin au petit déjeuner à une tablée de journalistes israéliens, Elie Wiesel s’approche de nous et invite ceux qui le désirent à le rejoindre pour réciter le Kaddish (la prière des Morts) pour son père. La veille s’était tenue à Auschwitz la toute première commémoration mondiale des victimes de la Shoah. Elie Wiesel y était présent. Mon père aussi. Je me suis joint groupe qui s’était réuni dans la pièce de culte qui fait office de synagogue/mosqué/église. J’étais juste à côté d’Elie Wiesel qui, les yeux clos, récitait le Kaddish  par coeur, et moi en choeur avec lui. A la fin de la prière il a remercié chacun personnellement d’une poignée de main ferme et sincère. Très ému je lui ai dit que je l’ai récité pour son père mais à la vérité aussi pour mon grand-père, parce que jusqu’à ce jour, je ne l’avais jamais fait. Il n’a pas survécu à la marche de la Mort, en route vers le Camp de Buchenwald d’où Elie Wiesel et mon père furent libérés le 11 Avril 1945.

Adieu Elie Wiesel

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