La femme de Trump ovationnée pour un discours calqué sur celui de Michelle Obama, les opposants au sein du parti réduits au silence, les supporters invétérés jubilent. Un cirque pathétique dont seuls les américains ont le secret!

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« Lettre ouverte à un soldat d’Allah »- Arrête de m’appeler « frère »
Un article percutant de Karim Akouche, poète,romancier et dramaturge algéro-canadien, publié dans Le Causeur, et qui dit haut et fort ce que trop de personnes pensent tout bas. Karim met les points sur les « i » de islamisme et ne laisse planer aucune confusion entre musulman et islamiste.
J’ai ajouté un dessin en fin d’article.
Arrête de m’appeler «frère»!
Prépare ta valise. Achète un billet. Change de pays. Cesse d’être schizophrène. Tu ne le regretteras pas. Ici, tu n’es pas en paix avec ton âme. Tu te racles tout le temps la gorge. L’Occident n’est pas fait pour toi. Ses valeurs t’agressent. Tu ne supportes pas la mixité. Ici, les filles sont libres. Elles ne cachent pas leurs cheveux. Elles portent des jupes. Elles se maquillent dans le métro. Elles courent dans les parcs. Elles boivent du whisky. Ici, on ne coupe pas la main au voleur. On ne lapide pas les femmes adultères. La polygamie est interdite. C’est la justice qui le dit. C’est la démocratie qui le fait. Ce sont les citoyens qui votent les lois. L’État est un navire que pilote le peuple. Ce n’est pas Allah qui en tient le gouvernail.
Tu pries beaucoup. Tu tapes trop ta tête contre le tapis. C’est quoi cette tache noire que tu as sur le front ? Tu pousses la piété jusqu’au fanatisme. Des poils ont mangé ton menton. Tu fréquentes souvent la mosquée. Tu lis des livres dangereux. Tu regardes des vidéos suspectes. Il y a trop de violence dans ton regard. Il y a trop d’aigreur dans tes mots. Ton cœur est un caillou. Tu ne sens plus les choses. On t’a lessivé le cerveau. Ton visage est froid. Tes mâchoires sont acérées. Tes bras sont prêts à frapper. Calme-toi. La violence ne résout pas les problèmes.
Je sais d’où tu viens. Tu habites trop dans le passé. Sors et affronte le présent. Accroche-toi à l’avenir. On ne vit qu’une fois. Pourquoi offrir sa jeunesse à la perdition? Pourquoi cracher sur le visage de la beauté?
Je sais qui tu es. Tu es l’homme du ressentiment. La vérité est amère. Elle fait souvent gerber les imbéciles. Mais aujourd’hui j’ai envie de te la dire. Quitte à faire saigner tes yeux.
Ouvre grand tes tympans. J’ai des choses à te raconter. Tu n’as rien inventé. Tu n’as rien édifié. Tu n’as rien apporté à la civilisation du monde. On t’a tout donné : lumière, papier, pantalon, avion, auto, ordinateur… C’est pour ça que tu es vexé. La rancœur te ronge les tripes.
Gonfle tes poumons. Respire. La civilisation est une œuvre collective. Il n’y a pas de surhomme ni de sous-homme. Tous égaux devant les mystères de la vie. Tous misérables devant les catastrophes. On ne peut pas habiter la haine longtemps. Elle enfante des cadavres et du sang.
Questionne les morts. Fouille dans les ruines. Décortique les manuscrits. Tu es en retard de plusieurs révolutions. Tu ne cesses d’évoquer l’âge d’or de l’islam. Tu parles du chiffre zéro que tes ancêtres auraient inventé. Tu parles des philosophes grecs qu’ils auraient traduits. Tu parles de l’astronomie et des maths qu’ils auraient révolutionnées. Tant de mythes fondés sur l’approximation. Arrête de berner le monde. Les mille et une nuits est une œuvre persane. L’histoire ne se lit pas avec les bons sentiments. Rends à Mani ce qui appartient à Mani et à Mohammed ce qui découle de Mohammed. Cesse de te glorifier. Cesse de te victimiser. Cesse de réclamer la repentance. Ceux qui ont tué tes grands-parents sont morts depuis bien longtemps. Leurs petits-enfants n’ont rien à voir avec le colonialisme. C’est injuste de leur demander des excuses pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.
Tes ancêtres ont aussi conquis des peuples. Ils ont colonisé les Berbères, les Kurdes, les Ouzbeks, les Coptes, les Phéniciens, les Perses… Ils ont décapité des hommes et violé des femmes. C’est avec le sabre et le coran qu’ils ont exterminé des cultures. En Afrique, ils étaient esclavagistes bien avant l’île de Gorée.
Pourquoi fais-tu cette tête ? Je ne fais que dérouler le fil tragique du récit. Tout est authentique. Tu n’as qu’à confronter les sources. La terre est ronde comme une toupie, même s’il y a un hadith où il est écrit qu’elle est plate. Tu aurais dû lire l’histoire de Galilée. Tu as beaucoup à apprendre de sa science. Tu préfères el-Qaradawi. Tu aimes Abul Ala Maududi. Tu écoutes Tarik Ramadan. Change un peu de routine. Il y a des œuvres plus puissantes que les religions.
Essaie Dostoïevski. Ouvre Crime et châtiment. Joue Shakespeare. Ose Nietzche. Quand bien même avait-il annoncé la mort de Dieu, on a le droit de convier Allah au tribunal de la raison. Il jouera dans un vaudeville. Il fera du théâtre avec nous. On lui donnera un rôle à la hauteur de son message. Ses enfants sont fous. Ils commettent des carnages en son nom. On veut l’interroger. Il ne peut pas se dérober. Il doit apaiser ses textes.
Tu trouves que j’exagère ? Mais je suis libre de penser comme tu es libre de prier. J’ai le droit de blasphémer comme tu as le droit de t’agenouiller. Chacun sa Mecque et chacun ses repères. Chacun son dieu et à chaque fidèle ses versets. Les prophètes se fustigent et la vérité n’est pas unique. Qui a raison et qui a tort ? Qui est sot et qui est lucide ? Le soleil est assez haut pour nous éclairer. La démocratie est assez vaste pour contenir nos folies.
On n’est pas en Arabie saoudite ni au Yémen. Ici, la religion d’État, c’est la liberté. On peut dire ce qu’on pense et on peut rire du sacré comme du sacrilège. On doit laisser sa divinité sur le seuil de sa demeure. La croyance, c’est la foi et la foi est une flamme qu’on doit éteindre en public.
Dans ton pays d’origine, les chrétiens et les juifs rasent les cloisons. Les athées y sont chassés. Les apostats y sont massacrés. Lorsque les soldats d’Allah ont tué les journalistes, tes frères ont explosé de joie. Ils ont brûlé des étendards et des bâtiments. Ils ont appelé au djihad. Ils ont promis à l’Occident des représailles. L’un d’eux a même prénommé son nouveau-né Kouachi.
Je ne comprends pas tes frères. Il y a trop de contradictions dans leur tête. Il y a trop de balles dans leurs mitraillettes. Ils regardent La Mecque, mais ils rêvent de Hollywood. Ils conduisent des Chrysler. Ils chaussent des Nike. Ils ont des IPhone. Ils bouffent des hamburgers. Ils aiment les marques américaines. Ils combattent « l’empire », mais ils ont un faible pour ses produits.
Et puis, arrête de m’appeler « frère ». On n’a ni la même mère, ni les mêmes repères. Tu t’es trop éloigné de moi. Tu as pris un chemin tordu. J’en ai assez de tes fourberies. J’ai trop enduré tes sottises. Nos liens se sont brisés. Je ne te fais plus confiance. Tu respires le chaos. Tu es un enfant de la vengeance. Tu es en mission. Tu travailles pour le royaume d’Allah. La vie d’ici-bas ne t’intéresse pas. Tu es quelqu’un d’autre. Tu es un monstre. Je ne te saisis pas. Tu m’échappes. Aujourd’hui tu es intégriste, demain tu seras terroriste. Tu iras grossir les rangs de l’État Islamique.
Un jour, tu tueras des innocents. Un autre, tu seras un martyr. Puis tu seras en enfer. Les vierges ne viendront pas à ton chevet. Tu seras bouffé par les vers. Tu seras dévoré par les flammes. Tu seras noyé dans la rivière de vin qu’on t’a promise. Tu seras torturé par les démons de ta bêtise. Tu seras cendre. Tu seras poussière. Tu seras fiente. Tu seras salive. Tu seras honte. Tu seras chien. Tu seras rien. Tu seras misère.
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Cérémonie solennelle ce soir au Consulat Général de France à Jérusalem en hommage et en soutien aux victimes de l’attentat terroriste de Nice et à leurs familles. Quelques mots prononcés dans la gravité, la minute de silence, des bougies allumées et un livre d’or où j’ai écrit: La barbarie est un virus mortel transmissible par internet.

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Erdogan est en principe contre l’avortement, sauf quand il s’agit d’un coup d’état contre sa « démocratie ». La grande vague d’épuration qui a déjà commencé dans l’armée et dans la magistrature lui construit l’autoroute sur laquelle il va pouvoir continuer de rouler à fond la caisse sans regarder dans son rétroviseur, sans clignoter, sans s’arrêter au feu rouge. A se demander si ce « coup » n’est pas un coup d’Erdogan lui-même!

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Le personnage emblématique du réfugié palestinien est Handaleh, créé par Naji al-Ali, un caricaturiste palestinien mort en 1987. Son Handaleh est toujours dessiné de dos, pieds nus, avec un rapiècement sur sa chemise, les mains croisées derrière le dos, dubitatif devant ce qu’il constate. Le personnage emblématique d’Israel a été Srulik, crée par Dosh (Kariel Gardosh) dans la presse isarélienne des années 50, décédé en 2000. Srulik a une mèche de cheveux au vent, la casquette des pionniers (« kova tembel »), une chemise au col ouvert, un short et des sandales, la tenue cool des jeunes israéliens des années 50-60.
Les deux dessinateurs ont disparu, leurs personnages leur ont survécu. Ces dernières années ils sont souvent repris, ré-animés, recyclés, cités, parodiés, car ce qu’ils symbolisent est plus fort que la réalité et sont devenus avec le temps des célébrités de papier.
Voici les deux personnages:
Sur un graffiti dans la région de Tel Aviv Yaffo, les deux se tiennent bras dessus, bras dessous comme de bons amis. Ali était un palestinien opposé à la politique d’Israel et Dosh un israélien nationaliste laïc de droite. De leur vivant ce graffiti n’aurait plus que probablement jamais vu le jour. Cette image de réconciliation amicale a quelque chose de naïf et de rassurant. Les américains appellent cela Wishful Thinking!

Le 13 Juillet, en sortant de la réception de la Fête nationale chez l’Ambassadeur de France à Yaffo, je tombe sur cet autre graffiti. Cette fois Handaleh est noir et je présume que le tagueur a voulu symboliser la fraternité avec les migrants d’Afrique, nombreux dans le Sud de Tel Aviv.

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Un article éclairant d’ Etgar Keret paru avant-hier dans Libé. Une manière originale de rendre les simplifications moins simplistes!
Je ne suis pas anti-Israël, je suis ambi-Israël
J’ai récemment eu l’honneur de remporter le prix Charles Bronfman, qui récompense un travail humanitaire inspiré par les valeurs juives. J’étais à la fois bouleversé et ravi de recevoir cette distinction. Plusieurs médias ont relayé l’information, et une manchette en particulier a retenu mon attention, celle du site web du magazine conservateur Frontpage Mag, qui titrait : «L’auteur anti-Israël Etgar Keret reçoit le prix Bronfman».
En lisant l’article et les commentaires (à propos de la meilleure manière de traiter mes livres, un lecteur suggérait de les jeter dans les toilettes et de tirer la chasse), je me suis mis à réfléchir au terme «anti-Israël». Apparemment, on ne peut pas s’intéresser à la politique du Moyen-Orient sans être rapidement qualifié d’anti-israélien ou d’anti-palestinien (ou, pour peu que l’on ait des opinions assez complexes, des deux à la fois).
Nous connaissons tous le préfixe «anti». Nous comprenons tous le sens d’antisémite, d’antihomosexuel ou d’anticommuniste. Mais que veut dire anti-israélien ? Fondamentalement, Israël est un Etat, et il est rare de rencontrer quelqu’un qui se déclare «anti-Suisse» ou «anti-Pays-Bas». Contrairement aux idéologies, que nous pouvons tenter de rejeter catégoriquement, les Etats sont des entités complexes, pluridimensionnelles et hétérogènes. C’est évident pour quiconque cherche à les défendre ou à les attaquer. Nous pouvons féliciter les Néerlandais qui ont caché Anne Frank dans leur grenier, et critiquer ceux d’entre eux qui ont rejoint de leur plein gré les rangs des S.S., ou admirer leurs excellents footballeurs et beaucoup moins leurs fromages affinés.
Pour ma part, il n’y a aucune différence entre être «pro-Israël» et «pro-femmes à forte poitrine». Ces deux attitudes sont aussi réductrices l’une que l’autre. Je suis sidéré de voir que c’est précisément sur les questions qui me tiennent le plus à cœur, et que je considère comme fondamentales, que tant de gens réduisent mes idées à un tel degré de superficialité. J’aime mon épouse, mais je ne suis pas «pro» mon épouse, en particulier lorsqu’elle me réprimande injustement. J’ai des relations tendues avec ma nouvelle voisine, dont les chiens font leurs besoins juste devant la porte de notre immeuble, mais il serait faux de dire que je suis «anti» ma voisine ou «anti» ses adorables toutous.
Ce qui me ramène à ma question initiale : «Pourquoi les gens refusent-ils une perspective aussi réductrice dans la plupart des aspects de la vie et l’adoptent-ils sans sourciller lorsqu’il s’agit du conflit israélo-palestinien ? Pourquoi des gens qui sont horrifiés par la mort d’enfants palestiniens lors d’un raid de l’armée israélienne sur Gaza, ou par celle d’enfants israéliens lors d’un attentat, réagissent-ils ainsi en raison de leur soutien indéfectible au peuple palestinien ou à la nation israélienne plutôt que de mettre autant d’ardeur à défendre des vies innocentes en général ?»
A mon avis, de nombreux partisans de l’un ou de l’autre camp sont fatigués de débattre sérieusement de tel ou tel détail et jugent plus facile d’adopter un discours tribal, qui s’apparente au soutien inébranlable d’un supporteur pour son équipe favorite. Ce soutien exclut d’emblée la possibilité de critiquer le groupe que vous soutenez, et en outre, dans le meilleur des cas, il peut vous dispenser de témoigner de l’empathie pour l’autre camp. L’intérêt de la dichotomie «anti» «pro» vise à invalider toute discussion sur des questions gênantes comme l’«occupation», la «coexistence» ou la «solution à deux Etats», en les remplaçant par un modèle binaire simple : nous – eux.
La société israélienne évite les complexités et les ambivalences de la véritable introspection, comme on a pu le voir dans le débat qui a eu lieu après qu’un soldat de Tsahal, Elor Azria, a achevé un terroriste blessé à Hébron. Ses partisans se sont ralliés au mot d’ordre : «Ce soldat est notre enfant à tous». A l’instar des «pro» ou des «anti», nombre d’entre eux n’ont pas pris la peine d’entrer dans les subtilités des arguments moraux ou juridiques, se contentant de déclarer que ce soldat était virtuellement notre enfant, car, quand il s’agit de nos propres enfants, nous n’avons pas à nous soucier des faits, nous devons simplement nous tenir à leurs côtés.
Une question reste toutefois inévitable, au risque de renforcer mon étiquette «anti-Israël» : «Est-ce vraiment le cas ? Si votre propre fils venait à tuer un terroriste désarmé, considéreriez-vous que votre amour pour lui justifie son acte ?» C’est une question complexe, mais ceux d’entre vous qui continueront d’aimer leur fils tout en condamnant son acte ne deviendront pas nécessairement «anti» leur fils.
Pour plaire aux amateurs de simplifications, je souhaiterais proposer une troisième solution. Appelons-la «ambi». Les termes «ambi-israélien» ou «ambi-palestinien» indiqueraient simplement que votre opinion sur le Moyen-Orient, bien que ferme, est complexe. Les personnes qui s’en réclament pourraient ainsi souhaiter qu’il soit mis fin à l’occupation tout en condamnant le Hamas, ou penser que le peuple juif a droit à un Etat mais aussi affirmer qu’Israël ne devrait pas occuper des territoires qui ne lui appartiennent pas. En appliquant rigoureusement ce nouveau label, on pourrait approfondir les arguments essentiels autour du conflit et de sa résolution, au lieu de se contenter de tirer à fleurets mouchetés dans une superficialité stérile.
Traduit de l’anglais par Architexte, Paris (Marie-Paule Bonnafous, Martine Delibie et Aurélien Monnet).
Dernier livre paru : Sept Années de bonheur, éditions de L’Olivier, 2014.
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Les lectures d’été ont un charme particulier car on a du temps en plus pour lire! J’aimerais proposer La Légèreté de Catherine Meurisse (Dargaud).
Auteur et dessinatrice talentueuse, connue pour ses superbes chroniques dans Charlie Hebdo, Catherine raconte dans cet album d’une sensibilité rare, l’itinéraire qui va du gouffre intérieur où l’a précipité le massacre de ses collègues, et où son besoin de dessiner à sombré avec elle, au retour à la vie et à l’envie par le biais de l’Art et de la beauté. Un livre à fleur de peau où elle se livre à la fois totalement et pudiquement, et où se marient avec bonheur le trait noir et l’aquarelle. Un must.



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Publié dans Cartoons | Tagué Nice, deuil national | Leave a Comment »
Publié dans Cartoons | Tagué Nice 14 Juillet | Leave a Comment »
Le feu d’artifice bleu-blanc-rouge du 14 juillet vire au rouge sang sur la Promenade des Anglais. Ce matin je n’ai pas de mots pour exprimer ma douleur, mon effroi et mon dégoût.

Publié dans Cartoons | Tagué Attentat à Nice, 14 Juillet 2016 | 3 Comments »





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