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Archive for the ‘Cartooning For Peace’ Category

Agir est le thème chosi par Le Monde pour son troisième festival annuel dans le cadre duquel sont célébrés les dix ans de Cartooning for Peace, fondée par Plantu et qui est devenue incontournable dans le monde du dessin de presse. Plantu a dirigé une table ronde « Le pouvoir du dessin de presse » réunissant trois cartoonistes travaillant dans des régions complexes. Firoozeh Mozaffari de Téhéran, Nadia Khiari (Willis from Tunis) de Tunisie et moi d’Israel. La rencontre a été dessinée en live par la cartooniste française Louison. Avant le débat public chacun de nous a créé un dessin spontané sous la caméra.
http://www.lemonde.fr/festival/video/2016/09/18/iran-israel-tunisie-rencontre-avec-trois-caricaturistes-etrangers_4999654_4415198.html
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Le festival « AGIR » organisé par le journal Le Monde s’ouvre ce dimanche à Paris. Parmi les débats, les conférences, les expositions, les rencontres et les projections, aura lieu une table ronde sur « Le pouvoir du dessin de presse » animée par mon ami Plantu. Avec les cartoonistes Willis from Tunis, Firoozeh Mozaffari, Louison et moi-même.
C’est dimanche 18 septembre de 11 heures à 12 h 30 à l’Opéra Bastille (amphithéâtre).
En savoir plus sur Willis from Tunis (Nadia Khiari de son vrai nom): http://www.lemonde.fr/festival/article/2016/09/09/nadia-khiari-des-caricatures-contre-les-dictatures_4994968_4415198.html
Et voici tout le programme du festival: http://www.lemonde.fr/festival/programmation.html
willis-from-tunis-1

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La grande et très belle exposition qui célébrait les dix ans de Cartooning for Peace à Dinard dont j’ai parlé dans ce blog, a déjà été décrochée mais ce excellent article paru sur le site Emeraude Journal Infos la raconte en texte et en images. Si je le mets en ligne maintenant c’est parce que je considère qu’il est un document didactique de qualité qui peut servir les enseignants ou les personnes désireuses de mieux comprendre l’essence du dessin de presse comme mode d’expression. Toutes les thématiques de l’exposition conçue par Jacques Terrière et son équipe de Dinard tracent un panorama riche et nuancé de la situation du dessin de presse dans le monde d’aujourd’hui. Un must!
http://www.emeraude-journal-infos.com/2016/06/dinard-exposition-dessins-pour-la-paix/
Dinard fin

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Brésil: destitution de Dilma Rousseff
Dilma Rousseff

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La superbe exposition de Cartooning for Peace qui se tenait à Dinard depuis le 4 juin vient de se clôturer après trois mois de succès public. Ce fut pour nous, les dessinateurs, une très belle expérience, une belle aventure et des beaux moments d’amitié et d’échange. Merci encore à Jacques Terrière, le chef d’orchestre de cette symphonie…achevée!
Dinard fin

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Ma modeste contribution à la campagne de soutien menée de front par Cartooning for Peace, Reporters sans Frontières, Cartoonists Rights Network International, Europe1 et Daryl Cagle.
http://www.cartooningforpeace.org/soutiens/le-dessinateur-dogan-guzel-arrete-en-turquie/
Erdogan Dogan Guzel

 

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Jeudi nous étions trois pour la Paix à Dinard: Jacques Terrière qui dirige le Palais des Arts de la ville et qui a conçu l’exposition des 10 ans de l’association Cartooning for Peace, Plantu qui l’a fondée et la dirige et moi-même qui la suit partout et la défend à ses côtés. Trois Mousquetaires! Rencontre avec la presse régionale en matinée, introduction de Madame le Maire, questions/réponses avec les journalistes venus armés de stylo, micros, appareils photos et caméras, pour un dialogue (pas de sourds!) en ping-pong entre Plantu et moi, qui essayons de faire passer nos messages au ras du filet, tantôt en smash, tantôt en revers.
Dans l’après-midi un public très nombreux et avide d’explications nous a suivi pendant une heure et demie de visite commentée. 200 dessins répartis en 15 thématiques et accompagnés de textes à visée pédagogique, un terme qui a tout son sens puisqu’au premier rang des 150 visiteurs se tenaient un garçon de 10 ans et un ado à qui nous nous sommes en quelque sorte adressés. Ces deux-là, c’est le moins qu’on puisse dire, auront fait leurs devoirs de vacances. Tous les thèmes cruciaux ont été abordés: la substance et la raison d’être du dessin de presse, l’humour, la démocratie, le totalitarisme, la terreur, la paix, les conflits, les migrants, la liberté, l’égalité, le racisme, la haine, la tolérance, les femmes, les enfants, la censure, Cartooning for Peace, Plantu et même la Bretagne! Et pour finir, une séance de dédicaces où des dizaines de visages souriants aux yeux luisants nous disaient simplement « merci! ».
Cette « délocalisation » de Cartoning for Peace en Bretagne revêt à mes yeux une très grande importance. Pour toucher les gens, les sensibiliser, les émouvoir, susciter leur attention et leur écoute, on ne peut pas se fier uniquement aux réseaux sociaux et à internet. Aller vers l’autre est plus que jamais nécessaire. Empathie et chaleur humaine ne passent pas bien l’écran. Un regard et un sourire, devenus parfois denrées rares, sont magiques!

 

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« Lettre ouverte à un soldat d’Allah »- Arrête de m’appeler « frère »
Un article percutant de Karim Akouche, poète,romancier et dramaturge algéro-canadien, publié dans Le Causeur, et qui dit haut et fort ce que trop de personnes pensent tout bas. Karim met les points sur les « i » de islamisme et ne laisse  planer aucune confusion entre musulman et islamiste.
J’ai ajouté un dessin en fin d’article.

Arrête de m’appeler «frère»!

 

Prépare ta valise. Achète un billet. Change de pays. Cesse d’être schizophrène. Tu ne le regretteras pas. Ici, tu n’es pas en paix avec ton âme. Tu te racles tout le temps la gorge. L’Occident n’est pas fait pour toi. Ses valeurs t’agressent. Tu ne supportes pas la mixité. Ici, les filles sont libres. Elles ne cachent pas leurs cheveux. Elles portent des jupes. Elles se maquillent dans le métro. Elles courent dans les parcs. Elles boivent du whisky. Ici, on ne coupe pas la main au voleur. On ne lapide pas les femmes adultères. La polygamie est interdite. C’est la justice qui le dit. C’est la démocratie qui le fait. Ce sont les citoyens qui votent les lois. L’État est un navire que pilote le peuple. Ce n’est pas Allah qui en tient le gouvernail.

Tu pries beaucoup. Tu tapes trop ta tête contre le tapis. C’est quoi cette tache noire que tu as sur le front ? Tu pousses la piété jusqu’au fanatisme. Des poils ont mangé ton menton. Tu fréquentes souvent la mosquée. Tu lis des livres dangereux. Tu regardes des vidéos suspectes. Il y a trop de violence dans ton regard. Il y a trop d’aigreur dans tes mots. Ton cœur est un caillou. Tu ne sens plus les choses. On t’a lessivé le cerveau. Ton visage est froid. Tes mâchoires sont acérées. Tes bras sont prêts à frapper. Calme-toi. La violence ne résout pas les problèmes.

Je sais d’où tu viens. Tu habites trop dans le passé. Sors et affronte le présent. Accroche-toi à l’avenir. On ne vit qu’une fois. Pourquoi offrir sa jeunesse à la perdition? Pourquoi cracher sur le visage de la beauté?

Je sais qui tu es. Tu es l’homme du ressentiment. La vérité est amère. Elle fait souvent gerber les imbéciles. Mais aujourd’hui j’ai envie de te la dire. Quitte à faire saigner tes yeux.

Ouvre grand tes tympans. J’ai des choses à te raconter. Tu n’as rien inventé. Tu n’as rien édifié. Tu n’as rien apporté à la civilisation du monde. On t’a tout donné : lumière, papier, pantalon, avion, auto, ordinateur… C’est pour ça que tu es vexé. La rancœur te ronge les tripes.

Gonfle tes poumons. Respire. La civilisation est une œuvre collective. Il n’y a pas de surhomme ni de sous-homme. Tous égaux devant les mystères de la vie. Tous misérables devant les catastrophes. On ne peut pas habiter la haine longtemps. Elle enfante des cadavres et du sang.

Questionne les morts. Fouille dans les ruines. Décortique les manuscrits. Tu es en retard de plusieurs révolutions. Tu ne cesses d’évoquer l’âge d’or de l’islam. Tu parles du chiffre zéro que tes ancêtres auraient inventé. Tu parles des philosophes grecs qu’ils auraient traduits. Tu parles de l’astronomie et des maths qu’ils auraient révolutionnées. Tant de mythes fondés sur l’approximation. Arrête de berner le monde. Les mille et une nuits est une œuvre persane. L’histoire ne se lit pas avec les bons sentiments. Rends à Mani ce qui appartient à Mani et à Mohammed ce qui découle de Mohammed. Cesse de te glorifier. Cesse de te victimiser. Cesse de réclamer la repentance. Ceux qui ont tué tes grands-parents sont morts depuis bien longtemps. Leurs petits-enfants n’ont rien à voir avec le colonialisme. C’est injuste de leur demander des excuses pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

Tes ancêtres ont aussi conquis des peuples. Ils ont colonisé les Berbères, les Kurdes, les Ouzbeks, les Coptes, les Phéniciens, les Perses… Ils ont décapité des hommes et violé des femmes. C’est avec le sabre et le coran qu’ils ont exterminé des cultures. En Afrique, ils étaient esclavagistes bien avant l’île de Gorée.

Pourquoi fais-tu cette tête ? Je ne fais que dérouler le fil tragique du récit. Tout est authentique. Tu n’as qu’à confronter les sources. La terre est ronde comme une toupie, même s’il y a un hadith où il est écrit qu’elle est plate. Tu aurais dû lire l’histoire de Galilée. Tu as beaucoup à apprendre de sa science. Tu préfères el-Qaradawi. Tu aimes Abul Ala Maududi. Tu écoutes Tarik Ramadan. Change un peu de routine. Il y a des œuvres plus puissantes que les religions.

Essaie Dostoïevski. Ouvre Crime et châtiment. Joue Shakespeare. Ose Nietzche. Quand bien même avait-il annoncé la mort de Dieu, on a le droit de convier Allah au tribunal de la raison. Il jouera dans un vaudeville. Il fera du théâtre avec nous. On lui donnera un rôle à la hauteur de son message. Ses enfants sont fous. Ils commettent des carnages en son nom. On veut l’interroger. Il ne peut pas se dérober. Il doit apaiser ses textes.

Tu trouves que j’exagère ? Mais je suis libre de penser comme tu es libre de prier. J’ai le droit de blasphémer comme tu as le droit de t’agenouiller. Chacun sa Mecque et chacun ses repères. Chacun son dieu et à chaque fidèle ses versets. Les prophètes se fustigent et la vérité n’est pas unique. Qui a raison et qui a tort ? Qui est sot et qui est lucide ? Le soleil est assez haut pour nous éclairer. La démocratie est assez vaste pour contenir nos folies.

On n’est pas en Arabie saoudite ni au Yémen. Ici, la religion d’État, c’est la liberté. On peut dire ce qu’on pense et on peut rire du sacré comme du sacrilège. On doit laisser sa divinité sur le seuil de sa demeure. La croyance, c’est la foi et la foi est une flamme qu’on doit éteindre en public.

Dans ton pays d’origine, les chrétiens et les juifs rasent les cloisons. Les athées y sont chassés. Les apostats y sont massacrés. Lorsque les soldats d’Allah ont tué les journalistes, tes frères ont explosé de joie. Ils ont brûlé des étendards et des bâtiments. Ils ont appelé au djihad. Ils ont promis à l’Occident des représailles. L’un d’eux a même prénommé son nouveau-né Kouachi.

Je ne comprends pas tes frères. Il y a trop de contradictions dans leur tête. Il y a trop de balles dans leurs mitraillettes. Ils regardent La Mecque, mais ils rêvent de Hollywood. Ils conduisent des Chrysler. Ils chaussent des Nike. Ils ont des IPhone. Ils bouffent des hamburgers. Ils aiment les marques américaines. Ils combattent « l’empire », mais ils ont un faible pour ses produits.

Et puis, arrête de m’appeler « frère ». On n’a ni la même mère, ni les mêmes repères. Tu t’es trop éloigné de moi. Tu as pris un chemin tordu. J’en ai assez de tes fourberies. J’ai trop enduré tes sottises. Nos liens se sont brisés. Je ne te fais plus confiance. Tu respires le chaos. Tu es un enfant de la vengeance. Tu es en mission. Tu travailles pour le royaume d’Allah. La vie d’ici-bas ne t’intéresse pas. Tu es quelqu’un d’autre. Tu es un monstre. Je ne te saisis pas. Tu m’échappes. Aujourd’hui tu es intégriste, demain tu seras terroriste. Tu iras grossir les rangs de l’État Islamique.

Un jour, tu tueras des innocents. Un autre, tu seras un martyr. Puis tu seras en enfer. Les vierges ne viendront pas à ton chevet. Tu seras bouffé par les vers. Tu seras dévoré par les flammes. Tu seras noyé dans la rivière de vin qu’on t’a promise. Tu seras torturé par les démons de ta bêtise. Tu seras cendre. Tu seras poussière. Tu seras fiente. Tu seras salive. Tu seras honte. Tu seras chien. Tu seras rien. Tu seras misère.

 

Copyright © 2015 Causeur. All rights reserved.
Point sur les i

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Le personnage emblématique du réfugié palestinien est Handaleh, créé par Naji al-Ali, un caricaturiste palestinien mort en 1987. Son Handaleh est toujours dessiné de dos, pieds nus, avec un rapiècement sur sa chemise, les mains croisées derrière le dos, dubitatif devant ce qu’il constate. Le personnage emblématique d’Israel a été Srulik, crée par Dosh (Kariel Gardosh) dans la presse isarélienne des années 50, décédé en 2000. Srulik a une mèche de cheveux au vent, la casquette des pionniers (« kova tembel »), une chemise au col ouvert, un short et des sandales, la tenue cool des jeunes israéliens des années 50-60.
Les deux dessinateurs ont disparu, leurs personnages leur ont survécu. Ces dernières années ils sont souvent repris, ré-animés, recyclés, cités, parodiés, car ce qu’ils symbolisent est plus fort que la réalité et sont devenus avec le temps des célébrités de papier.
Voici les deux personnages:

Sur un graffiti dans la région de Tel Aviv Yaffo, les deux se tiennent bras dessus, bras dessous comme de bons amis. Ali était un palestinien opposé à la politique d’Israel et Dosh un israélien nationaliste laïc de droite. De leur vivant ce graffiti n’aurait plus que probablement jamais vu le jour. Cette image de réconciliation amicale a quelque chose de naïf et de rassurant. Les américains appellent cela Wishful Thinking!
TLV Srulik

Le 13 Juillet, en sortant de la réception de la Fête nationale chez l’Ambassadeur de France à Yaffo, je tombe sur cet autre graffiti. Cette fois Handaleh est noir et je présume que le tagueur a voulu symboliser la fraternité avec les migrants d’Afrique, nombreux dans le Sud de Tel Aviv.
Yaffo

 

 

 

 

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Les vacances se profilent à l’horizon. La rentrée quant à elle sera marquée par un important festival organisé par Le Monde. Le dixième anniversaire de Cartooning for Peace y sera célébré. Les premiers détails dans le dossier.
http://www.lemonde.fr/festival/article/2016/06/10/le-pouvoir-du-dessin-de-presse_4947761_4415198.html
http://www.lemonde.fr/festival/article/2016/06/15/boualem-sansal-l-islamisme-a-ete-plus-rapide-que-nous_4950875_4415198.html
Untitled
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