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Quel problème a-t-on résolu, quel mal a-t-on soigné en effaçant le titre du roman policier le plus célèbre d’Agatha Christie, si ce n’est de s’être donné bonne conscience? C’est bon, on a réglé une bonne fois pour toute la question du racisme?  On peut passer à autre chose?
Et comme changement, on aurait pu être un peu plus inventif.

 

Vite, une muselière!
Trump August 2020

Y a-t-il une seule personne honnête et sensée qui croit au diagnostic des médecins russes qui ont analysé Navalny et selon lesquels il n’aurait pas été empoisonné?
Poutine lui-même n’en croit pas un mot mais n’a pas l’air trop déçu. Et hop, un opposant de moins!
Navalny Poutine 2020

Steve Bannon

Steve Bannon, l’ex éminence noire de Trump, maître à « penser » de l’aile radicale de l’extrême droite, est poursuivi par la justice américaine pour fraude. Détournement de fonds levés pour construire le mur à la frontière avec le Mexique. Ni plus ni moins! Il aura tout le temps d’y réfléchir entre quatre murs.

Bannon 2020

Une paire de lunettes de vue de Mahatma Gandhi adjugée dans une vente aux enchères pour la modique somme de 288,000 euros. Ce n’est ni le prix de la monture ni des verres correcteurs qui ont fait monter les enchères mais la vision d’un monde pacifié qu’elles offrent à qui les porte.
Gandhi lunettesGandhi

Dessin que j’ai réalisé en janvier 2010 lors de l’ouverture du plus haut gratte-ciel du monde à Dubai: un livreur de pizzas de Tel Aviv. (Et pourquoi pas?)
Dubai TLV

Le 4 Août une terrible catastrophe s’est abattue sur Beyrouth et est devenue du jour au lendemain une crise humanitaire et politique grave qui vient s’ajouter à un contexte de crise économique, sanitaire et sociale.  Mais la plus grande catastrophe du Liban est la création du Hezbollah il y a 38 ans. Beaucoup de libanais le reconnaissent aujourd’hui. Un ennemi intérieur bien plus dangereux qu’Israel pour l’avenir du pays, contrairement à ce que Nasrallah a toujours fait valoir pour justifier sa main-mise sur le pouvoir et l’économie du Liban qu’il a littéralement pris en otage.
Beirut August 2020

Dessin que j’ai réalisé le 14 Juillet 2015 alors Daesh faisait la une de l’actualité mondiale.
14 juillet 2015

Tel est le titre du site que notre fils aîné David vient de mettre en ligne et je suis fier et heureux de le partager avec vous. Il est en anglais ou en hébreu, riche en informations sur ses nombreuses activités, ses initiatives, son savoir-faire, son énergie, son charme et ses nombreuses connexions avec le monde des arts culinaires.
Je vous invite à visiter son site et à le faire connaître.
https://www.davidkichka.com
David

Milton Glaser, le plus grand graphiste du XX ème siècle, à mon humble avis, s’est éteint le mois dernier, le jour de ses 91 ans. J’écris cet article pour les générations qui ont connu son oeuvre et pour celles qui n’ont pas eu cette chance.
Glaser a redéfini le rôle du graphiste dans la société, il l’a ouvert et l’a étendu au-delà de ses limites. Plus qu’un métier, c’était pour lui un mode de vie. C’était la vie elle-même.
La presse mondiale lui a rendu un bel hommage. mettant souvent l’accent sur son logo mondialement célèbre « I love NY » avec un coeur rouge. Il faut d’abord reconnaître qu’en dessinant le coeur à la place du verbe « aimer » il inventa en quelque sorte ce qui est devenu aujourd’hui le langage international des « émojis » que nous avons tous, bon gré mal gré, adopté.
Glaser réunissait en lui les qualités d’un designer visionnaire, d’un typographe hors pair et d’un illustrateur exceptionnel.  Ces trois pôles de la communication visuelle réunis en une seule personne, ont fait de lui de son vivant, le graphiste le plus innovant, le plus influent et le plus admiré. Il fut l’école d’un seul homme. Un Maestro.
Il excellait comme affichiste à une époque où le poster était le support dominant. Des  années 60 aux années 2000 l’espace urbain était un foisonnement de messages visuels sur grands formats. Glaser avait choisi les arts et la culture comme domaines de prédilections. A moins que ce soit ces domaines qui l’aient choisi! Dans son travail de conception cohabitaient en harmonie, formes, couleurs, illustrations, symboles, références au monde de l’art, jeux de mots, humour, originalité, inventivité et magie. Ses affiches communiquaient tout en ajoutant beauté et poésie partout où elles étaient placardées. Puissance et finesse, la griffe Glaser se reconnaissait à travers une variété de styles et d’approches. Le monde entamait son processus de globalisation culturelle et l’influence de Milton Glaser dépassa rapidement les limites de New York pour atteindre Paris, Tokyo, Londres et Berlin.
Dans notre ère digitale actuelle les grandes affiches ont perdu du terrain. Nos écrans, du smartphone à la tablette en passant par notre ordinateur de table, proposent des formats qui vont de la carte postale à l’A4 ou à l’A3.  On surfe, on zappe, on fait défiler les pages d’un simple glissement de l’index. On est envahi d’images dont le temps d’exposition est réduit à leur plus simple expression. Nous ne sommes plus habités par les images. Elles sont comme un bruit de fond visuel continu.
Les grandes affiches avaient un impact énorme sur la rétine, sur notre capacité de les décrypter, de les intégrer. Elles avaient une longévité sur les murs de nos villes, de nos institutions, de nos transport en commun. Toutes les affiches de Glaser marquaient les esprits, engendraient une réflexion, suscitaient une émotion, offraient une surprise, procuraient une jouissance esthétique. Elles ont invité le public à aller voir un spectacle, visiter une exposition, assister à un concert, découvrir un livre, être sensiblisé à une cause humanitaire.
Au début des années 80 quand j’étais jeune prof à Bezalel, l’Académie des Beaux-Arts de Jérusalem, notre département de Graphic design a invité Milton Glaser à donner un Master Class aux étudiants et j’ai eu le privilège de faire sa connaissance, de tomber sous le charme de son charisme et son humour juif new yorkais.
En revoyant ses affiches et ses illustrations, une évidence s’impose avec force. Elles n’ont rien perdu de leur puissance évocatrice, de leur envolée artistique, de leur efficacité, de leur pertinence et de leur originalité. Elles ont traversé les décennies avec une incroyable grâce, n’ont pas pris une ride, n’ont pas accroché un grain de poussière. Elles sont devenues des grands classiques de l’histoire mondiale du graphisme. C’est là, au Panthéon des grands créateurs, qu’il s’inscrit. Et de préférence dans la police de caractère qui porte son nom: Glaser!
Voyez ce florilège sans commentaire d’affiches et de designs.

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