Je mets l’accent sur les enfants qui sont l’incarnation même de l’innocence. Mais c’est tous les otages qu’il faut libérer qu’ils soient enfants, adultes, personnes âgées ou soldats. Les retenir otages est un crime de guerre condamné par des conventions internationales.
Inutile de faire des recherches scientifiques ou des études historiques, religieuses ou anthropologiques sur les raisons profondes de l’antisémitisme. C’est une maladie auto-immune.Et elle est contagieuse. Les travaux sur un traitement efficace ou un éventuel vaccin suscitent très peu d’intérêt.
Ce n’est pas à Israel d’exiger la libération inconditionnelle des enfants. C’est au monde entier de l’exiger. Haut et fort. D’une seule voix! Ne pas le faire est cautionner le terrorisme barbare. J’ai inscrit leurs 29 noms sur les crayons de l’arc-en-ciel. A partager sans modération!
Le président Macron a condamné avec fermeté la barbarie du Hamas, a exprimé son soutien à Israel et à son droit à se défendre mais il a surtout su apporter son soutien moral aux victimes françaises survivantes du massacre. Il sait faire preuve d’empathie, d’une rare chaleur humaine, de la capacité de toucher les gens au propre comme au figuré. Des marques de profonde humanité dont les victimes ont tant besoin et il a fallu que ça vienne d’un président américain et d’un premier ministre britannique la semaine dernière puis d’un président français aujourd’hui. Bibi et son gouvernement n’en sont pas capables avec tant de sincérité. Macron n’a pas oublié de réaffirmer son soutien à la solution de deux états pour deux peuples, n’en déplaise à la droite israélienne. Bravo!
Le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, dans sa déclaration aujourd’hui 24 octobre au Conseil de Sécurité, a condamné les actes terroristes sanglants perpétrés le 7 octobre par le Hamas dans le sud d’Israel tout en ponctuant ses propos d’un « MAIS » retentissant. Un « MAIS » énorme qui vient expliquer et justifier cette barbarie sans nom. Sa condamnation aux relents antisémites est honteuse et scandaleuse et cautionne le terrorisme international. Par sa prise de position il fait de l’ONU une caisse de résonance inutile, une institution pachydermique en pleine faillite morale. La déclaration contredit sa propre résolution d’octobre 2004 qui définit clairement le terrorisme. Le Conseil de sécurité des Nations unies, dans une résolution d’octobre 2004 (résolution 1566), précise cette définition en affirmant que les actes terroristes sont considérés comme « des actes criminels, notamment ceux dirigés contre des civils dans l’intention de causer la mort ou des blessures graves ou la prise d’otages dans le but de semer la terreur parmi la population, un groupe de personnes ou chez des particuliers, d’intimider une population ou de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir un acte ou à s’abstenir de le faire ». Le Conseil de sécurité rappelle que de tels actes « ne sauraient en aucune circonstance être justifiés par des motifs de nature politique, philosophique, idéologique, raciale, ethnique, religieuse ou similaire ». L’Assemblée générale des Nations unies a réaffirmé cette définition en janvier 2006 (résolution 60/43), définissant les actes de terrorisme comme des « actes criminels conçus ou calculés pour terroriser l’ensemble d’une population, un groupe de population ou certaines personnes à des fins politiques ». Pas un seul MAIS dans cette résolution!
J’ajoute un petit commentaire au dessin. La région du sud d’Israel où a eu lieu le pogrom est célèbre pour la floraison des coquelicots qui a lieu chaque année entre janvier et février. Tout est recouvert d’un superbe tapis rouge que des dizaines de milliers d’israéliens viennent admirer et photographier. Le coquelicot est une fleur protégée et il est interdit de la cueillir. D’où l’idée de mon dessin. Les bébés massacrés étaient des fleurs protégées, de même que leurs familles.
A l’heure qu’il est Israel confirme le bilan temporaire du pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre: 1,300 personnes sauvagement assassinées, 5,132 blessés, 100 à 200 personnes portées disparues et 222 retenues en otages à Gaza. Parmi les morts, des enfants, des bébés, des femmes enceinte, des personnes âgées dont quelques survivants de la Shoah, tous majoritairement civils hormis des policiers et des soldats, hommes, femmes, juifs, arabes et bédouins. Merci de partager l’information et mon dessin en français ou en anglais.
Ohad Munder a été enlevé et pris en otage avec sa mère et ses grands-parents par le Hamas dans leur kibboutz Nir Oz samedi 7 octobre. Le reste de la famille est toujours sans nouvelles de lui. Tout Israel s’est solidarisée pour lui souhaiter un bon anniversaire sur les réseaux sociaux et aussi en accrochant un ballon rouge aux terrasses. J’ai choisi de lui faire ce petit dessin, sa photo ayant été diffusée dans les médias. Sa détention ainsi que celle de 211 autres otages majoritairement civils, révèle le véritable visage du Hamas, pour ceux qui auraient encore des doutes et continuent à soutenir cette organisation terroriste qui prétend défendre la cause palestinienne.
Comment qualifier cette guerre? Inéluctable? Inévitable? Fatale? Inexorable? En attendant de trouver le mot juste, en espérant qu’elle finira avant de se voir attribuer un nom, je l’ai dessinée à la manière de Magritte.
Chaque vendredi soir les familles sont réunies autour de la table pour le repas traditionnel du chabbat. Religieuses ou non, les familles célèbrent la fin de la semaine par un bon repas préparé avec amour, se rencontrent et se racontent, une merveilleuse tradition ancestrale. Hier soir, afin de marquer de façon forte l’absence des 203 otages dont nous sommes quasiment sans nouvelles, une table de chabbat a été dressée pour eux sur l’esplanade du musée de Tel Aviv. Nappe blanche, couverts, vin de kiddoush (la bénédiction), pain de chabbat (hala), fleurs, rien ne manquait. Sauf eux. Sur chaque chaise figure le nom d’un otage dont tout Israel attend le retour. Leurs photos sont également affichées dans les rues de Tel Aviv avec leur nom et leur âge. La nouvelle est tombée dans la nuit que deux otages américains ont été libérées par le Hamas, une mère et sa fille, fruit de pourparlers intensifs avec le Qatar. Cela est donc possible. Petite lueur d’espoir pour la libération future de tous les otages. Les photos sont prises par notre fils David qui je le rappelle, organise depuis deux semaines avec quelques associés et des centaines de bénévoles, un organisme qui cuisine et achemine des milliers de repas chaud et de patisseries pour les familles qui ont dû être évacuées, familles endeuillées, familles détruites, famille à la recherche de leurs disparus ou dans l’attente du retour des leurs gardés en otage à Gaza. Je redonne ci-bas les coordonnés de cet organisme pour les personnes intéressées à apporter leur soutien. Je suis choqué de voir le peu de place que consacrent les médias français à ce drame humain en Israel et ne voient que la crise humanitaires des citoyens gazaouis dont le Hamas est le premier responsable.