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Gallimard publie cette semaine un très bel ouvrage compilant les actes du grand colloque de Cartoonong for Peace qui s’est tenu en septembre 2015 au Palais de l’IENA autour du thème de la liberté d’expression.

Depuis 10 ans, l’association Cartooning for Peace soutient le travail des dessinateurs de presse et défend la liberté d’expression et le vivre ensemble.

Mais dans un contexte mondial de plus en plus crispé et violent, le dessin de presse cristallise de nombreuses questions : peut-on tout tolérer au nom de la liberté d’expression ? Peut-on rire de tout et avec tout le monde ? Comment concilier liberté, responsabilité et respect des différences ? Par son habilité à faire sourire, à transmettre instantanément un message et à faire réfléchir, le dessin de presse est aussi un outil indéniable au service du dialogue et de la tolérance.

À l’initiative du philosophe Régis Debray et du dessinateur Plantu, Cartooning for Peace organisait à Paris, le 21 septembre 2015, le colloque « Le dessin de presse dans tous ses États ». Des dessinateurs internationaux ainsi que des intellectuels, universitaires, théologiens, représentants du monde politique, culturel et de la société civile ont pris part à ce débat public.

Le présent ouvrage compile les moments les plus forts des différentes interventions, en les mettant en regard de nombreux dessins des membres du réseau Cartooning for Peace, collectés à travers le monde. Le livre aborde des thématiques variées, allant de l’histoire de la caricature aux réseaux sociaux, en passant par la laïcité.

Livre illustré, disponible aux éditions Gallimard dès le 15 septembre.
Editions Gallimard
192p, 150 illustrations
25 euros

Consultez le communiqué de presse Gallimard

Consultez le communiqué de presse Cartooning for Peace

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Séance de dédicace du livre à l’Opéra de la Bastille: Firoozeh, Louison, Willis et moi
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Agir est le thème chosi par Le Monde pour son troisième festival annuel dans le cadre duquel sont célébrés les dix ans de Cartooning for Peace, fondée par Plantu et qui est devenue incontournable dans le monde du dessin de presse. Plantu a dirigé une table ronde « Le pouvoir du dessin de presse » réunissant trois cartoonistes travaillant dans des régions complexes. Firoozeh Mozaffari de Téhéran, Nadia Khiari (Willis from Tunis) de Tunisie et moi d’Israel. La rencontre a été dessinée en live par la cartooniste française Louison. Avant le débat public chacun de nous a créé un dessin spontané sous la caméra.
http://www.lemonde.fr/festival/video/2016/09/18/iran-israel-tunisie-rencontre-avec-trois-caricaturistes-etrangers_4999654_4415198.html
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Le bulletin de santé des candidats à la présidence est entré dans la campagne électorale américaine. Ce n’est plus de l’exigence de transparence, c’est du voyeurisme bas de gamme. Les yeux de tous les médias sont braqués sur un malaise ou une pneumonie d’Hillary, comme si ce détail allait décider de l’avenir du monde. Quant à Trump qui pète des flammes et a annoncé vouloir perdre 10 kilos, quand on lui retirera son surplus de vulgarité et d’arrogance, il ne restera que quelques grammes de ce pachyderme de la politique made in USA. Le fait que des dizaines de millions d’américains ne comprennent pas cela est encore plus inquiétant!
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Courir c’est savoir prendre son temps. Je le sais d’autant plus que je ne coure pas et que j’aimerais pouvoir de temps en temps prendre mon temps. Je mets en ligne un très long et bel article paru dans le magazine Zatopek, écrit par Aurore Braconnier, journaliste et aussi participante du dernier Trans Atlas Marathon(TAM) 2016.
D’aucuns se demandent souvent ce que cherchent ceux qui participent à ces courses extrêmes, à quoi ça sert, pourquoi c’est bon, si c’est sain, si c’est prudent, etc
Personnellement j’ai toujours été impressionné par cette recherche des limites, par  la victoire de l’esprit sur le corps, du mental sur le physique.
La seule course que je pratique est celle de mon crayon sur la feuille de dessin.
Ma femme a participé au TAM 2016 dont les organisateurs sont les frères Mohamed et Lahcen Ahansal, protagonistes de cet article et coureurs 15 fois gagnants.
TAM, une course où la fraternité et l’humilité comptent autant que les muscles!

Zatopek, magazine belge de la course à pied- rédacteur: Gilles Goetghebuer

 

Le festival « AGIR » organisé par le journal Le Monde s’ouvre ce dimanche à Paris. Parmi les débats, les conférences, les expositions, les rencontres et les projections, aura lieu une table ronde sur « Le pouvoir du dessin de presse » animée par mon ami Plantu. Avec les cartoonistes Willis from Tunis, Firoozeh Mozaffari, Louison et moi-même.
C’est dimanche 18 septembre de 11 heures à 12 h 30 à l’Opéra Bastille (amphithéâtre).
En savoir plus sur Willis from Tunis (Nadia Khiari de son vrai nom): http://www.lemonde.fr/festival/article/2016/09/09/nadia-khiari-des-caricatures-contre-les-dictatures_4994968_4415198.html
Et voici tout le programme du festival: http://www.lemonde.fr/festival/programmation.html
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Sans commentaire!
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Pinter, un collègue très sympathique, fête ses dix ans au journal libanais L’Orient-Le Jour. Voici son auto-interview intéressante et son dessin du jour. http://www.lorientlejour.com/article/1006782/pinter-peut-rire-de-presque-tout.html
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Shimon Peres

Il y a une semaine Shimon Peres se faisait placer un pacemaker.
Quoi de plus naturel pour un Peace Maker!
Mais ce soir c’est l’attaque cérébrale: quoi de plus naturel pour un homme qui a si souvent été attaqué pour les idées qui émanaient de son cerveau
Il est maintenu dans un coma artificiel: c’est bien la seule chose d’artificiel que je lui connaisse.
Son état est défini comme sérieux et grave: normal, puisque son état c’est l’Etat d’Israel!

Je croise les doigts pour que son corps soit à la hauteur de son esprit.

Un dessin réalisé pour ses 90 ans, il y a trois ans.
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Jong Un un fameux bricoleur
Faisait en amateur
Des bombes atomiques
Sans avoir jamais rien appris
C’était un vrai génie
Pour semer la panique
etc…
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Lettre ouverte à Mark Zuckerberg à propos de la « petite fille au napalm ».

Mon cher Mark,

Je vous écris à propos de la photo censurée de « la fillette au naplam » prise il y a 44 ans par Nick Ut pendant la guerre du Vietnam. Une photo devenue iconique et mondialement célèbre. Une photo qui raconte l’horreur de la guerre, de toutes les guerres, et leur violence aveugle. Cette photo raconte la vérité nue et crue de la souffrance des populations civiles innocentes dans les conflits, et surtout des enfants, symbole de l’innocence. Elle raconte la démesure des moyens de destruction utilisés. Elle raconte l’horreur.

Cette photo vient d’être au centre d’un bras de fer musclé entre votre réseau « social » et le rédacteur en chef du quotidien norvégien Aftenposten, puis entre vous et la Première Ministre norvégienne Erna Solberg.

La raison évoquée pour justifier cette censure est la « nudité » qui y figure. J’ignore si vos censeurs sont des personnes physiques ou des algorithmes, mais dans un cas comme dans l’autre il faut être complètement malade pour voir de la nudité en tant que telle dans cette photo, ou de la pornographie ou de la pédophilie.

Une de vos porte-paroles à déclaré:  » Si nous reconnaissons que cette photo est iconique, il est difficile de faire une distinction et d’autoriser la photo d’un enfant nu dans un cas et pas dans d’autres. »

Avec de tels arguments, de tels porte-paroles, de tels algorithmes et un tel diktat du réseau que vous avez créé, on va vers un monde sans âme et sans états d’âme. Un monde qu’Aldous Huxley a pressenti et décrit, longtemps avant tout le monde.

Mon cher Mark, je pense qu’il est grand temps d’engager un intellectuel ou un philosophe aux côtés de vos garnisons de high-techistes boutonneux, d’algorithmistes performants, de mathématiciens surdoués, d’économistes aguerris et d’ingénieurs surdiplomés, enfermés dans leur open space climatisé et coupés de la réalité, avant qu’ils ne rhabillent Adam et Eve ou ne censurent les photos des cadavres dénudés de Dachau.

S’il est une personne qui rit à en pleurer en ce moment, c’est la « petite fille » de la photo, mère de deux enfants, qui vit aujourd’hui à Toronto et qui tient à ce que cette photo reste bien visible, qu’elle serve de témoignage et peut-être aussi de leçon.

Facebook mérite aujourd’hui un énorme « dislike« !

Pour en savoir plus, lire ce lien: http://zigzags.blogs.lindependant.com/la-petite-fille-au-napalm-a-40-ans-decryptage-d-une-image-qu.html

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