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Archive for the ‘Press’ Category

Lu dans Le Monde d’aujourd’hui.
Amos Gitaï: « Faire un film n’est pas seulement un acte de mémoire mais peut aussi être une proposition pour l’avenir ».
Interview par Franck Nuchi à propos de son nouveau film The Last Day sur l’assassinat de Rabin.
Daniel Cohn-Bendit: « L’utopie est le rêve nécessaire et la réalité est le défi permanent ».
Interview par Raphaëlle Bacqué publiée hier sur ce blog.

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http://www.lemonde.fr/festival/article/2015/09/08/daniel-cohn-bendit-l-utopie-est-le-reve-necessaire-et-la-realite-le-defi-permanent_4749358_4415198.html
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Ma décision de reprendre la photo de la famille Dawabsheh, suite au décès de la mère survenu avant-hier, et de « brûler » cette photo pour illustrer l’horreur de l’attentat perpétré contre elle à Kfar Douma , a été pour moi un choix éditorial totalement assumé. Sa reprise par Courrier International me renforce dans ce choix.
http://www.courrierinternational.com/dessin/israel-palestine-incendie-criminel-trois-palestiniens-enterres-et-toujours-pas-de-coupable
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En décidant de ne montrer aucune image aujourd’hui, le « Bild » allemand prend une position claire et ferme dans le débat sur l’utilisation des images dans les médias, débat que le drame « Aylan Kurdi » a ravivé dans la presse mondiale. Cet exercice troublant nous montre à quel point nous sommes dépendants des images, à quel point leur choix éditorial est un véritable travail professionnel d’information et d’éthique et à quel point certaines d’entre elles peuvent nous permettre de prendre conscience, même le temps d’un coup d’oeil furtif, de la réalité qui nous entoure. Kofi Annan disait à propos du dessin de presse lors du premier séminaire de Cartooning for Peace aux Nations Unies à New York en 2006, qu’on peut facilement oublier un éditorial qu’on mis cinq minutes à lire, mais pas une image forte qu’on a regardée l’espace de quelques secondes.

Allemagne. “Bild” supprime les photos pour montrer le pouvoir de l’image

La une de Bild le 8 septembre 2015.

Le tabloïd allemand paraît le 8 septembre exceptionnellement et volontairement sans photos. Une façon de justifier sa ligne éditoriale.

Oui aux photos chocs

Dans son édition du 3 septembreBild avait jugé “non seulement défendable, mais nécessaire” de publier la photo du corps inerte du petit Aylan Kurdi, échoué sur une plage de Turquie, et l’avait accompagnée d’un texte dénonçant “la faillite historique de notre civilisation dans cette crise des réfugiés”. Pour répondre aux critiques qui l’accusaient de voyeurisme, le tabloïd, dont le nom veut justement dire “image” en allemand, explique aujourd’hui : “Les photos peuvent faire éclater au grand jour ce que les puissants veulent taire.”

La rédaction du quotidien se sent ainsi confortée dans l’idée qu’il convient de “se battre chaque jour” pour le meilleur choix des photos, même si “la contestation est forte et récurrente”. Car la mission est grande : “Pour que le monde change, il faut qu’il voie la vérité.”

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Cinquante jours de jeûne face à la résidence du premier ministre Netanyahou, organisés par Women Wage Peace. Soit la durée de l’opération Bordure Protectrice de l’été 2014. Ponctué le cinquantième jour d’un appel à la Paix et à la reprise des pourparlers lancés par douze femmes exceptionnelles, des femmes juives laïques et religieuses et des arabes, dont, pour ne citer qu’elles, l’écrivain Zrouya Shalev et l’actrice-productrice Yael Abécassis.
http://www.rfi.fr/emission/20150826-pacifistes-israeliens-reprise-processus-paix-palestiniens
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On entend parler partout de BDS. Des intellectuels et d’artistes français signent des pétitions de BDS,en leur âme et conscience et en toute honnêteté. Mais l’ont-ils lue, ou l’ont-ils bien lue la charte de BDS? Laurent Joffrin, rédac chef de Libé, l’a fait pour eux et met les points sur les « i » dans un édito d’une clarté irréprochable et je l’en remercie.

L’AUTEUR LAURENT JOFFRIN

EDITO
BDS, dessous d’un boycott

La modération est parfois trompeuse. En apparence, le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), qui coalise une myriade d’associations propalestiniennes et qui a été au premier rang de la protestation contre l’opération «Tel-Aviv sur Seine» organisée par la maire de Paris, tient un discours raisonnable. L’Etat d’Israël, disent ses animateurs, viole les résolutions de l’ONU en maintenant son occupation des Territoires palestiniens et ne cesse de jouer le fait accompli en encourageant l’implantation de nouvelles colonies en Cisjordanie. En conséquence, plutôt que par l’action violente, BDS se propose de faire pression sur le gouvernement israélien en suscitant à travers le monde une campagne de boycott des produits israéliens.

Tout cela semble relever d’une action politique et pacifique comparable aux campagnes menées par tant d’ONG. C’est un fait que le gouvernement israélien poursuit une politique d’occupation qui n’a aucune base juridique et qu’il tend à rendre irréversible, en autorisant l’implantation de nouvelles colonies en territoire palestinien. Ces nouvelles colonies, totalement illégales, sont autant de provocations envers les Palestiniens et le monde arabe ; elles alimentent le discours des plus radicaux, délégitiment les Palestiniens partisans d’un compromis et suscitent chaque jour de nouveaux ennemis à Israël.

Pour autant, l’action de BDS pose question. Le boycott indistinct de tous les produits israéliens a d’abord pour effet de mettre tous ses citoyens dans le même sac et de sanctionner aussi ceux d’entre eux qui sont favorables à la paix. On ne peut pas assimiler Israël à une dictature où l’opinion ne compte pas. Quand Omar Barghouti, animateur et cofondateur de BDS, met Israël sur le même plan que le Soudan du général El-Béchir, islamiste implacable, où la guerre civile et la répression ont causé quelque 2 millions de morts, il pratique un amalgame inacceptable. Il est vrai que dans certains textes, le même Omar Barghouti compare aussi les Israéliens à des nazis… Aussi bien, les militants du boycott, qui agissent en principe au nom de valeurs universelles – le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le droit international – se gardent bien de dénoncer les atteintes à ces principes quand elles sont le fait de certaines forces palestiniennes, par exemple le Hamas qui gouverne Gaza en pratiquant une répression impitoyable et qui use lui aussi de moyens de lutte cruels et contraires aux conventions internationales.

Mais l’essentiel n’est pas là. La charte de BDS, en effet, ne se contente pas de demander l’arrêt de la colonisation ou la fin de l’occupation israélienne. Elle exige aussi le retour sans conditions des réfugiés palestiniens sur leur terre d’origine. Là aussi, sous une apparence logique, cette revendication révèle la vraie nature des dirigeants de BDS, en tout cas de certains d’entre eux. Le retour en question, s’il se produisait un jour, rendrait les juifs d’Israël minoritaires dans l’Etat qu’ils ont créé et dont l’ONU reconnaît le droit à l’existence. Omar Barghouti ne le conteste pas. Il assure simplement que la situation des juifs dans cet Etat nouveau serait comparable à celle des juifs américains ou français, minoritaires dans leur pays mais néanmoins protégés et égaux en droit. C’est là qu’éclate l’artifice rhétorique. Comment les juifs qui ont souvent fui les pays musulmans par peur des discriminations, qui entendent chaque jour des extrémistes musulmans se répandre en imprécations antisémites, qui observent le sort réservé aux minorités non-musulmanes dans les pays où l’islamisme sévit, pourraient-ils accepter cette perspective, alors que le mouvement palestinien, à Gaza par exemple, comprend une composante islamiste puissante ? L’Autorité palestinienne ou encore la Ligue arabe le reconnaissent implicitement en souscrivant à une solution à deux Etats et en proposant, non pas le retour sans conditions, mais «une solution juste» pour les réfugiés, formulation très différente, qui suppose un compromis avec l’Etat d’Israël maintenu dans son droit à l’existence.

Barghouti prône une solution à un seul Etat. Certes, les militants de BDS ne sont pas forcément sur sa ligne et beaucoup ont pour but unique de faire pression pour qu’Israël abandonne sa politique de colonisation. Mais ceux-là doivent réfléchir à cette constatation : quelle est la force palestinienne la plus active qui demande aussi un seul Etat ? Le Hamas, qui prévoit, lui, que cet Etat unique sera un Etat islamique et qui reprend à son compte, dans sa charte, les clichés antisémites les plus éculés. En se donnant pour objectif final la transformation de l’Etat d’Israël en un autre Etat où les juifs seraient minoritaires – beaucoup y voient une disparition pure et simple dudit Etat – le fondateur de BDS rejoint, sous les atours d’une action légale et pacifique, les mouvements les plus extrémistes. Ainsi beaucoup de militants sincères, qui croient lutter pour le droit international, risquent de se retrouver instrumentalisés au profit d’une entreprise extrêmement douteuse.

Laurent JOFFRIN
BDS livre

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Le titre de l’article est emprunté d’un célèbre slogan inversé de Mai 68: « Sous les pavés, la plage »!
Bonne lecture et merci à Noam Ohana de Sciences Po et de Stanford, que je ne connais pas.
http://www.huffingtonpost.fr/noam-ohana/campagne-boycott-israel-bds_b_8002162.html?utm_hp_ref=france
Article magistral à lire et à méditer!

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