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Archive for the ‘Press’ Category

En décidant de ne montrer aucune image aujourd’hui, le « Bild » allemand prend une position claire et ferme dans le débat sur l’utilisation des images dans les médias, débat que le drame « Aylan Kurdi » a ravivé dans la presse mondiale. Cet exercice troublant nous montre à quel point nous sommes dépendants des images, à quel point leur choix éditorial est un véritable travail professionnel d’information et d’éthique et à quel point certaines d’entre elles peuvent nous permettre de prendre conscience, même le temps d’un coup d’oeil furtif, de la réalité qui nous entoure. Kofi Annan disait à propos du dessin de presse lors du premier séminaire de Cartooning for Peace aux Nations Unies à New York en 2006, qu’on peut facilement oublier un éditorial qu’on mis cinq minutes à lire, mais pas une image forte qu’on a regardée l’espace de quelques secondes.

Allemagne. “Bild” supprime les photos pour montrer le pouvoir de l’image

La une de Bild le 8 septembre 2015.

Le tabloïd allemand paraît le 8 septembre exceptionnellement et volontairement sans photos. Une façon de justifier sa ligne éditoriale.

Oui aux photos chocs

Dans son édition du 3 septembreBild avait jugé “non seulement défendable, mais nécessaire” de publier la photo du corps inerte du petit Aylan Kurdi, échoué sur une plage de Turquie, et l’avait accompagnée d’un texte dénonçant “la faillite historique de notre civilisation dans cette crise des réfugiés”. Pour répondre aux critiques qui l’accusaient de voyeurisme, le tabloïd, dont le nom veut justement dire “image” en allemand, explique aujourd’hui : “Les photos peuvent faire éclater au grand jour ce que les puissants veulent taire.”

La rédaction du quotidien se sent ainsi confortée dans l’idée qu’il convient de “se battre chaque jour” pour le meilleur choix des photos, même si “la contestation est forte et récurrente”. Car la mission est grande : “Pour que le monde change, il faut qu’il voie la vérité.”

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Cinquante jours de jeûne face à la résidence du premier ministre Netanyahou, organisés par Women Wage Peace. Soit la durée de l’opération Bordure Protectrice de l’été 2014. Ponctué le cinquantième jour d’un appel à la Paix et à la reprise des pourparlers lancés par douze femmes exceptionnelles, des femmes juives laïques et religieuses et des arabes, dont, pour ne citer qu’elles, l’écrivain Zrouya Shalev et l’actrice-productrice Yael Abécassis.
http://www.rfi.fr/emission/20150826-pacifistes-israeliens-reprise-processus-paix-palestiniens
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On entend parler partout de BDS. Des intellectuels et d’artistes français signent des pétitions de BDS,en leur âme et conscience et en toute honnêteté. Mais l’ont-ils lue, ou l’ont-ils bien lue la charte de BDS? Laurent Joffrin, rédac chef de Libé, l’a fait pour eux et met les points sur les « i » dans un édito d’une clarté irréprochable et je l’en remercie.

L’AUTEUR LAURENT JOFFRIN

EDITO
BDS, dessous d’un boycott

La modération est parfois trompeuse. En apparence, le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), qui coalise une myriade d’associations propalestiniennes et qui a été au premier rang de la protestation contre l’opération «Tel-Aviv sur Seine» organisée par la maire de Paris, tient un discours raisonnable. L’Etat d’Israël, disent ses animateurs, viole les résolutions de l’ONU en maintenant son occupation des Territoires palestiniens et ne cesse de jouer le fait accompli en encourageant l’implantation de nouvelles colonies en Cisjordanie. En conséquence, plutôt que par l’action violente, BDS se propose de faire pression sur le gouvernement israélien en suscitant à travers le monde une campagne de boycott des produits israéliens.

Tout cela semble relever d’une action politique et pacifique comparable aux campagnes menées par tant d’ONG. C’est un fait que le gouvernement israélien poursuit une politique d’occupation qui n’a aucune base juridique et qu’il tend à rendre irréversible, en autorisant l’implantation de nouvelles colonies en territoire palestinien. Ces nouvelles colonies, totalement illégales, sont autant de provocations envers les Palestiniens et le monde arabe ; elles alimentent le discours des plus radicaux, délégitiment les Palestiniens partisans d’un compromis et suscitent chaque jour de nouveaux ennemis à Israël.

Pour autant, l’action de BDS pose question. Le boycott indistinct de tous les produits israéliens a d’abord pour effet de mettre tous ses citoyens dans le même sac et de sanctionner aussi ceux d’entre eux qui sont favorables à la paix. On ne peut pas assimiler Israël à une dictature où l’opinion ne compte pas. Quand Omar Barghouti, animateur et cofondateur de BDS, met Israël sur le même plan que le Soudan du général El-Béchir, islamiste implacable, où la guerre civile et la répression ont causé quelque 2 millions de morts, il pratique un amalgame inacceptable. Il est vrai que dans certains textes, le même Omar Barghouti compare aussi les Israéliens à des nazis… Aussi bien, les militants du boycott, qui agissent en principe au nom de valeurs universelles – le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le droit international – se gardent bien de dénoncer les atteintes à ces principes quand elles sont le fait de certaines forces palestiniennes, par exemple le Hamas qui gouverne Gaza en pratiquant une répression impitoyable et qui use lui aussi de moyens de lutte cruels et contraires aux conventions internationales.

Mais l’essentiel n’est pas là. La charte de BDS, en effet, ne se contente pas de demander l’arrêt de la colonisation ou la fin de l’occupation israélienne. Elle exige aussi le retour sans conditions des réfugiés palestiniens sur leur terre d’origine. Là aussi, sous une apparence logique, cette revendication révèle la vraie nature des dirigeants de BDS, en tout cas de certains d’entre eux. Le retour en question, s’il se produisait un jour, rendrait les juifs d’Israël minoritaires dans l’Etat qu’ils ont créé et dont l’ONU reconnaît le droit à l’existence. Omar Barghouti ne le conteste pas. Il assure simplement que la situation des juifs dans cet Etat nouveau serait comparable à celle des juifs américains ou français, minoritaires dans leur pays mais néanmoins protégés et égaux en droit. C’est là qu’éclate l’artifice rhétorique. Comment les juifs qui ont souvent fui les pays musulmans par peur des discriminations, qui entendent chaque jour des extrémistes musulmans se répandre en imprécations antisémites, qui observent le sort réservé aux minorités non-musulmanes dans les pays où l’islamisme sévit, pourraient-ils accepter cette perspective, alors que le mouvement palestinien, à Gaza par exemple, comprend une composante islamiste puissante ? L’Autorité palestinienne ou encore la Ligue arabe le reconnaissent implicitement en souscrivant à une solution à deux Etats et en proposant, non pas le retour sans conditions, mais «une solution juste» pour les réfugiés, formulation très différente, qui suppose un compromis avec l’Etat d’Israël maintenu dans son droit à l’existence.

Barghouti prône une solution à un seul Etat. Certes, les militants de BDS ne sont pas forcément sur sa ligne et beaucoup ont pour but unique de faire pression pour qu’Israël abandonne sa politique de colonisation. Mais ceux-là doivent réfléchir à cette constatation : quelle est la force palestinienne la plus active qui demande aussi un seul Etat ? Le Hamas, qui prévoit, lui, que cet Etat unique sera un Etat islamique et qui reprend à son compte, dans sa charte, les clichés antisémites les plus éculés. En se donnant pour objectif final la transformation de l’Etat d’Israël en un autre Etat où les juifs seraient minoritaires – beaucoup y voient une disparition pure et simple dudit Etat – le fondateur de BDS rejoint, sous les atours d’une action légale et pacifique, les mouvements les plus extrémistes. Ainsi beaucoup de militants sincères, qui croient lutter pour le droit international, risquent de se retrouver instrumentalisés au profit d’une entreprise extrêmement douteuse.

Laurent JOFFRIN
BDS livre

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Le titre de l’article est emprunté d’un célèbre slogan inversé de Mai 68: « Sous les pavés, la plage »!
Bonne lecture et merci à Noam Ohana de Sciences Po et de Stanford, que je ne connais pas.
http://www.huffingtonpost.fr/noam-ohana/campagne-boycott-israel-bds_b_8002162.html?utm_hp_ref=france
Article magistral à lire et à méditer!

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Le nuage de poussière médiatique qui a tenté d’étouffer l’événement s’est dissipé. L’heure est au bilan. La question du buzz, de la manipulation médiatique et de l’ampleur de l’opposition au Tel Aviv Plage à Paris mérite d’être regardée de plus près.
Voici un article qui en dit long.
Bonne lecture!
https:// m.rue89.nouvelobs.com/node/260700
Paris plage Bronzés4

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Tel Aviv-sur-Seine

Paris Plage invite Tel Aviv Beach pour une journée. En l’occurrence demain, 13 Août. Les réactions tombent les unes après les autres à un rythme exponentiel. Par honnêteté intellectuelle, je vous mets des liens sur quelques articles.
Une tribune de Tardi parue dans L’Huma. Une façon de lui donner un droit de réponse à l’article que j’ai publié sur lui aujourd’hui:
http://www.humanite.fr/jacques-tardi-mon-indignation-581251
Un article de Julien Salingue paru dans Libé:
http://www.liberation.fr/debats/2015/08/11/tel-aviv-sur-seine-la-mort-a-la-plage_1362047?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot
Un article de Benjamin Barthe correspondant à Beyrotuh paru dans Le Monde:
http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/08/12/tel-aviv-sur-seine-demontre-que-la-grille-d-analyse-des-politiques-francais-est-perimee_4721729_823448.html
Un article qui m’a fait sourire sur le blog de Laurent Sagalovitsch que ne le connais pas et qu’on m’a envoyé ce matin:
http://blog.slate.fr/sagalovitsch/2015/08/09/tel-aviv-sur-seine-les-neo-nazis-israeliens-colonisent-paris/
Chacun essaye de défendre son point de vue de son mieux. Le débat d’idées donne toute sa force de la liberté d’expression. C’est quand même plus agréable de n’être pas d’accord quand l’argumentation est exposée de la sorte. Je ne les cautionne pas mais j’estime qu’il est important de les lire. Et puis ça change des horreurs qui sont vomies sur les réseaux sociaux et me donnent la nausée.

En prime un dessin de la plage de Tel Aviv que j’ai réalisé en 1985
Tel Aviv Beach 85

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Mon dessin sur les terroristes de groupe « Le prix à payer’ m’a valu quelques réactions agressives. Par écrit. uniquement. En réponse, je joins cet appel du JCall auquel je souscris sans réserve. Le Rabbin Leibovitch avait déclaré au début des années 70 que « l’occupation corrompt ». Il a été traité de tous les noms à l’époque, de prophète fou, mais tous doivent se mettre l’évidence aujourd’hui: il avait raison.

L’occupation conduit à un terrorisme juif

Avec l’attentat commis dans le village palestinien de Douma, près de Naplouse, les extrémistes juifs se revendiquant du mouvement “Tag mekhir”  (“Le prix à payer”) ont franchi un nouveau seuil dans l’horreur. Cette fois-ci, ce n’est pas à une église  (comme celle de Tabgha, haut lieu du christianisme construit en Galilée au bord du lac de Tibériade, sur le site où Jésus aurait procédé à la multiplication des pains, incendiée en juin) ou à une mosquée (comme celle du village d’Al-Mougheir, à proximité de la colonie de Shilo en Cisjordanie, incendiée en novembre dernier) mais à des maisons appartenant à des Palestiniens qu’ils ont mis le feu. Dans l’une de ces maisons vivait la famille Dawabsha. Le bébé Ali, âgé d’un an et demi, a été brûlé vif dans l’incendie ; son frère Ahmed, âgé de quatre ans, et sa mère sont aujourd’hui entre la vie et la mort.

Les services de sécurité israéliens ont déclaré ne pas être étonnés par cette escalade des violences de la part des colons. La semaine dernière, après la décision de la Cour suprême de détruire deux maisons construites en Cisjordanie  par des Israéliens sur des terrains privés appartenant à des Palestiniens, des centaines de colons s’étaient attaqués aux forces de police israéliennes venues les déloger pour faire appliquer les décisions de la justice. Pour calmer l’aile droite de son gouvernement – entraînée par sa nouvelle égérie, Ayelet Shaked, ministre de la justice du parti La Maison Juive, Benjamin Netanyahou a déclaré donner son aval à la construction de 300 logements dans la colonie de Beit El.

Il est temps de mettre fin à l’impunité des colons. Nous espérons que les auteurs de ce dernier attentat, qualifiés par le Premier ministre lui-même de “terroristes”, seront vite arrêtés et condamnés lourdement pour ce meurtre. Il est temps de cesser d’encourager la colonisation israélienne en Cisjordanie , qui est le ferment du pourrissement de la situation. Il est temps de mettre fin à cette spirale de la violence, où les extrémistes des deux bords se renforcent mutuellement, et de retourner à des véritables négociations pour mettre fin à l’occupation – et sauver Israël comme Etat démocratique avec une majorité juive.

Appel de JCall pour qui j’avais réalisé ce dessin en 2013
JCALL
jcall logo

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Nuit de la Philosophie & des Arts
25 questions pour traverser la nuit

Le jeudi 28 mai de 18h à 7h du matin (le 29)
Différents lieux à Tel Aviv, autour de l’Institut français boulevard Rothschild

Accès gratuit à tous les événements de la Nuit !

Pour la première fois en Israël, la philosophie descend dans la rue. Le temps d’une nuit, prenez part au débat public, dans la tradition des penseurs grecs de l’Agora. Vous verrez la philosophie sous un tout nouveau jour – de nuit L’Institut français d’Israël organise dans la nuit du 28 au 29 mai 2015, de 18h00 à 07h00, la première édition israélienne de La Nuit de la Philosophie et des Arts. Cet événement exceptionnel réunira le temps d’une nuit quinze philosophes français reconnus et plus de soixante-dix philosophes ou intellectuels israéliens. A travers des thématiques et des formats divers et variés, ces grands penseurs français et israéliens interviendront, débattront, et poseront ensemble ces questions essentielles qui influencent nos sociétés actuelles.Nous avons préparé un parcours nocturne, philosophique et festif – et totalement gratuit !, autour du boulevard Rothschild avec, au centre des activités, l’Institut français de Tel Aviv. 9 lieux et une quinzaine d’espaces différents, tous accessibles à pied, proposeront tout au long de la nuit discussions philosophiques, concerts, projections et lectures publiques. Les professeurs, étudiants et diplômés de l’Ecole des Beaux-arts et de Design – Bezalel proposeront un programme artistique afin d’initier un dialogue spontané entre art et philosophie.
A 22h00 au Centre Susanne Dallal, je débattrai avec Olivier Rubinstein, Conseiller Culturel de l’Ambassade de France, sur le thème Mourir pour une caricature.
http://institutfrancais-israel.com/blog/programme-de-la-nuit-de-la-philosophie-et-des-arts/

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La caricature de Lieberman distribuant Charlie Boulevard Rothschild que j’ai mise en ligne hier n’est rien à côté de cette photo. Le chantre de la droite israélienne mobilise le Prophète à sa campagne électorale boiteuse.
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Photo Motti Kimchi pour Ynet

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