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Archive for the ‘Personnel’ Category

Bataclan

Paris, le 15 septembre 2016.
De la fenêtre du taxi, je me rends soudain compte que je suis devant le Bataclan.
Le coup au coeur que je ressens est tel que j’en suis sans souffle.
Instinctivement je sors mon iPhone.
Saisir un cliché pour être sûr que mes yeux ont bien vu.
Pour être sûr que je suis bien à l’endroit où la terreur aveugle s’est déchaînée il y a dix mois dans un bain de sang innommable.
Le taxi hybride dans lequel je suis feutré passe devant nonchalamment, sans faire de bruit.
Aujourd’hui je regarde cette photo pour  la première fois.
Je suis à Jérusalem.
Un doux soleil d’automne caresse ma ville.
Il y a quelques jours la première neige tombait sur Paris.
J’écoute en fond « Like a bird on a wire » de Léonard Cohen.
Sa voix mélancolique et grave est de circonstance.
Demain c’est celle de Sting qui résonnera comme un cri de vie au Bataclan.
bataclan

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Parmi les oraisons prononcées du haut du Mont Herzl à Jérusalem, toutes émouvantes et sincères, j’en retiens deux qui m’ont particulièrement touché.
D’abord les paroles aimantes de sa fille Tzvia qui distingue deux Peres, le public et le privé. C’est le papa Peres en pantoufles à la maison (quand il y était!) qu’elle a choisi de nous faire partager. Un Peres que seule sa famille connaissait, et elle l’a fait avec tendresse et humour, une tâche difficile dans une journée de deuil à la fois national et international.
Je retiens aussi les paroles d’Obama, un véritable discours historique, à quelques semaines de la fin de son second mandat, où il a donné profondeur et perspective à l’histoire du sionisme, d’Israel, de Peres et du conflit. Et ce en présence de Mahmoud Abbas, le seul président de tout le monde arabe à être venu à Jérusalem, capitale d’Israel, au prix de critiques virulentes. Les députés arabes de la Knesset ont boycotté la cérémonie. La présence d’Abbas est une façon de dire que même si les gouvernements se regardent en chien de fusil, même si le processus de paix bat interminablement de l’aile, même si Abbas et Netanyahou n’arriveront probablement pas à s’entendre de leur vivant, même si un des prophètes de la paix vient de disparaître, l’espoir de paix, lui, n’est pas mort.
Un ennemi d’Israel n’aurait pas honoré les funérailles de sa présence. Abbas est venu en partenaire.
La presse arabe publie des caricatures contre Abbas, l’une d’elles le montre en uniforme de Tsahal priant devant le Mur des Lamentations. Je ne suis pas encore parvenu à mettre la main dessus.
abbas
AFP/Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

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Chalom en hébreu c’est Bonjour mais aussi Adieu. La traduction de Chalom est Paix. Dire Chalom Shimon Peres, c’est lui rendre un double hommage, lui dire Adieu et le remercier d’avoir voué sa vie à la Paix, à la rêver, à l’imaginer, à la promouvoir et à essayer de la construire. Peres est le symbole de l’optimisme envers et contre tout, envers et contre tous. Ne jamais perdre espoir, ne jamais baisser les bras, ne jamais céder au défaitisme, ne jamais se contenter de ce qu’offre le temps présent, vivre en avance sur son temps, voir à long terme, penser aux générations à venir, à l’avenir en prenant le passé comme passé et le futur comme projet.
Il méritait de voir la paix de son vivant mais considérait qu’il avait quand même vu la paix avec l’Egypte et avec la Jordanie. La paix avec les Palestiniens étant encore à venir.
Il y a 13 ans, pour l’anniversaire de ses 80 ans, son cabinet m’avait commandé sa caricature entouré des personnalités qu’il affectionnait particulièrement. Dans la liste figuraient Théodore Herzl, David Ben Gourion, Berel Katznelson, Mochè Dayan, Mahatma Gandhi, Martin Luther King Jr, Léon Tolstoi, De Gaulle, Barbara Streisand et la Princesse Diana. Je le lui ai offert lors d’une grande fête en présence de Bill Clinton et de Mikhail Gorbatchev.
Quelques jours plus tard je recevais un mot de remerciement écrit de sa main.
peres-80

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Chana Tova

La nouvelle année qui pointe le bout de son nez apporte son lot d’optimisme, quoi qu’en pensent les sceptiques et les pessimistes chroniques. CHANA TOVA!!
shana-tova-kichka-2016

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Courir c’est savoir prendre son temps. Je le sais d’autant plus que je ne coure pas et que j’aimerais pouvoir de temps en temps prendre mon temps. Je mets en ligne un très long et bel article paru dans le magazine Zatopek, écrit par Aurore Braconnier, journaliste et aussi participante du dernier Trans Atlas Marathon(TAM) 2016.
D’aucuns se demandent souvent ce que cherchent ceux qui participent à ces courses extrêmes, à quoi ça sert, pourquoi c’est bon, si c’est sain, si c’est prudent, etc
Personnellement j’ai toujours été impressionné par cette recherche des limites, par  la victoire de l’esprit sur le corps, du mental sur le physique.
La seule course que je pratique est celle de mon crayon sur la feuille de dessin.
Ma femme a participé au TAM 2016 dont les organisateurs sont les frères Mohamed et Lahcen Ahansal, protagonistes de cet article et coureurs 15 fois gagnants.
TAM, une course où la fraternité et l’humilité comptent autant que les muscles!

Zatopek, magazine belge de la course à pied- rédacteur: Gilles Goetghebuer

 

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Lettre ouverte à Mark Zuckerberg à propos de la « petite fille au napalm ».

Mon cher Mark,

Je vous écris à propos de la photo censurée de « la fillette au naplam » prise il y a 44 ans par Nick Ut pendant la guerre du Vietnam. Une photo devenue iconique et mondialement célèbre. Une photo qui raconte l’horreur de la guerre, de toutes les guerres, et leur violence aveugle. Cette photo raconte la vérité nue et crue de la souffrance des populations civiles innocentes dans les conflits, et surtout des enfants, symbole de l’innocence. Elle raconte la démesure des moyens de destruction utilisés. Elle raconte l’horreur.

Cette photo vient d’être au centre d’un bras de fer musclé entre votre réseau « social » et le rédacteur en chef du quotidien norvégien Aftenposten, puis entre vous et la Première Ministre norvégienne Erna Solberg.

La raison évoquée pour justifier cette censure est la « nudité » qui y figure. J’ignore si vos censeurs sont des personnes physiques ou des algorithmes, mais dans un cas comme dans l’autre il faut être complètement malade pour voir de la nudité en tant que telle dans cette photo, ou de la pornographie ou de la pédophilie.

Une de vos porte-paroles à déclaré:  » Si nous reconnaissons que cette photo est iconique, il est difficile de faire une distinction et d’autoriser la photo d’un enfant nu dans un cas et pas dans d’autres. »

Avec de tels arguments, de tels porte-paroles, de tels algorithmes et un tel diktat du réseau que vous avez créé, on va vers un monde sans âme et sans états d’âme. Un monde qu’Aldous Huxley a pressenti et décrit, longtemps avant tout le monde.

Mon cher Mark, je pense qu’il est grand temps d’engager un intellectuel ou un philosophe aux côtés de vos garnisons de high-techistes boutonneux, d’algorithmistes performants, de mathématiciens surdoués, d’économistes aguerris et d’ingénieurs surdiplomés, enfermés dans leur open space climatisé et coupés de la réalité, avant qu’ils ne rhabillent Adam et Eve ou ne censurent les photos des cadavres dénudés de Dachau.

S’il est une personne qui rit à en pleurer en ce moment, c’est la « petite fille » de la photo, mère de deux enfants, qui vit aujourd’hui à Toronto et qui tient à ce que cette photo reste bien visible, qu’elle serve de témoignage et peut-être aussi de leçon.

Facebook mérite aujourd’hui un énorme « dislike« !

Pour en savoir plus, lire ce lien: http://zigzags.blogs.lindependant.com/la-petite-fille-au-napalm-a-40-ans-decryptage-d-une-image-qu.html

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Dimanche 20 Mai sera une grande journée de commémoration. Je mets ce post en ligne pour la circonstance.
En 1990, quand notre cadet Yonathan avait 9 ans, sa maîtresse a donné un devoir à la classe: rédiger un travail personnel sur un sujet libre. Pour des gosses de cet âge ce n’est pas évident, mais pour Yonathan ce fut immédiatement clair: il allait faire un travail sur la Guerre de 14-18, la Grande Guerre. Son arrière-grand-père, dont le père est tombé en décembre 1914, lui avait offert toute une collection d’albums illustrés et très documentés sur le sujet. Yonathan s’est attelé à la tâche avec détermination et application et a rendu un devoir d’une quinzaine de pages, illustré de ses dessins inspirés de sa riche documentation. L’année suivante, pour Pourim (le Canaval en Israel), il a commandé à sa mère un déguisement de poilu. Elle le lui a cousu sur mesure d’après une esquisse précise que Yonathan lui avait dessinée et que nous avons conservée jusqu’à ce jour.
Je mets ce post en ligne à la mémoire de l’arrière-arrière-grand-père.
Yonatahn 14-18

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