Quelques fidèles de mon blog ont été quelque peu dérangés par l’utilisation du mot « holocauste » dans le texte du dessin ci-contre, car émanant de moi, il leur semblait que le terme faisait nécessairement allusion à la Shoah. Je l’ai utilisé à son sens premier, c’est-à-dire « sacrifice », tout en étant conscient que la confusion pouvait troubler les esprits. La catastrophe de l’Airbus qui a d’abord été perçue comme catastrophe pour les victimes et leurs familles, s’est avérée être non pas un accident mais une acte voulu par le copilote. J’estimais qu’il fallait que je réagisse par quelque chose de plus fort que d’habitude.
Depuis que le terme Shoah a remplacé Holocauste dans la langue française je peux, comme c’est le cas ici, me sentir libre de pouvoir l’utiliser sans référence directe à la Shoah et sans qu’on y cherche un sous-entendu ou un dérapage. C’est le copilote qui a dérapé, et c’est peu dire, en sacrifiant littéralement 150 personnes dans sa folie.
Et puis low cost et holocauste se sont imposés à moi dans mon amour du jeu de mot et j’assume totalement le fait que ce dernier puisse déplaire.

Crash Airbus, explication
03/27/2015 par Michel Kichka
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Hébreu - הבלוג בעברית

Terminologie:
Extermination : action de détruire complétement.
Génocide : massacre systématique de tout un peuple. Ce mot s’applique à d’autres massacres de masse : génocide des Indiens d’Amérique, des Arméniens en 1915, des Tutsis du Rwanda en 1994…
On parle aussi de « judéocide » : massacre systématique des Juifs.
Holocauste : dans la Bible, sacrifice religieux où la victime était détruite entièrement par le feu (« holocaust » en anglais). Ce mot a été fortement contesté en Europe : l’extermination des juifs n’est pas un sacrifice fait à Dieu.
Shoah : en hébreu, catastrophe. On trouve aussi parfois d’autres orthographes : shoa, choa. Ce mot a été rendu célèbre par le titre du film de Claude Lanzmann « Shoah » et adopté majoritairement en France, par opposition au terme holocauste.
Solution finale : nom donné par les nazis à leur plan d’extermination des Juifs. Dans leur esprit, il s’agissait de la « solution finale du problème juif ».
Yawm al-nakba: le jour de la catastrophe, aurait été aussi approprié
Comme toujours le pouvoir et la force des mots… propre à la communication des idéologies
Olivia, Michel,
Oui, ‘ holocauste – low cost » cela ne m’a gêné du tout, mais j’ai vu un commentaire qui écrivait justement que cela l’avait choqué, Je me suis dit que la personne devait faire partie de ceux qui inévitablement répandent leur mal de vivre dans les blogs….
Je ne pense pas qu’il faille y donner plus d’importance que cela…
Bien sûr, en tant qu’homme public Michel devait faire une mise au point.
Bises à tous
Brigitte & Charly
Jean Charles Goldberg Mob. +33 (0)6 11 18 18 53
Merci Charly! Chabbat chalom.
Michel,
J’ai même souri à l’homophonie et justement apprécié que cela vienne de toi. L’emploi du terme holocauste pour 150 occidentaux morts si stupidement pendant que des milliers de morts continuaient à s’entasser dans d’autres vallées nettement moins médiatisées. Passe un bon week-end.