Le 15 février, lors d’une visite guidée du centre de Bogota, nous découvrons le bâtiment du Congrès auquel des hommes en snapling accrochent des fourmis géantes. Il s’agit d’une installation de l’artiste colombien Rafael Gómezbarros visant à faire réfléchir sur la question des personnes déplacées victimes de la globalisation. La Colombie en compte 4,5 millions, chiffre record pour tout le continent américain, de l’Alaska à la Patagonie. Ces personnes sont réfugiées dans les grandes villes à l’intérieur de leur propre pays. 1300 fourmis accrochées au Congrès symbolisent la situation de façon impressionnante. Cette information, je ne l’ai apprise que deux jours plus tard dans El Tiempo. Regardant de plus près l’installation en cours, j’ai remarqué que le corps des fourmis étaient faits de deux crânes humains en résine et les pattes en branches sèches. Je trouve la photo parue dans l’article très intéressante. Sur la façade du Congrès les fourmis. Devant le bâtiment, la foule curieuse. Sur la place, à l’avant-plan, des pigeons. La rencontre des trois pose une question, formule une équation. A résoudre.
Fourmis sur le bâtiment du Congrès de Bogota
02/21/2010 par Michel Kichka


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