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Comme chaque mois depuis plus de 20 ans je dessine pour Regards, l’e’excellent magazine belge du CCLJ. Dessin de la rentrée sur fond de campagne électorale en Israel. Et j’ajouterais « Sans commentaire! ».

Fin d’une ère, une page d’Histoire tournée, une nouvelle page qui s’ouvre.
Prévert aurait pu écrire:
La Reine est morte, un nouveau Roi est appelé à régner.
Araignée! Quel drôle de nom, pourquoi pas libellule ou papillon?
Vous n’avez pas bien compris, je recommence.







Liz Truss, nouvelle Dame de Fer? L’avenir le dira.

Il y a 50 ans les terroristes palestiniens de Septembre Noir assassinaient 11 sportifs de la délégation israélienne aux Jeux Olympiques de Münich. Les forces de sécurité allemandes impuissantes n’ont pu empêcher le massacre qui s’est déroulé devant les yeux des millions de téléspectateurs réunis devant leur poste de télévision de par le monde pour célébrer la fraternité dans le sport.
Je relate l’épisode dans mon livre « Falafel sauce piquante  » (Dargaud 2018).

Gorbatchev était un astre pour son pays.
Poutine un désastre.

Mort de Mikhaïl Gorbatchev, probablement le seul démocrate que la Russie puis l’Union Soviétique puis de nouveau la Russie, aient connu.
Dessin réalisé pour les 25 ans de la chute du Mur de Berlin.

Un merveilleux dessin qui en dit plus qu’un long texte

Les couvertures de Sempé pour le New Yorker sont peut-être moins connues du public francophone. Les nombreuses illustrations qu’il a réalisées pour la Une du magazine qui met cet art à l’honneur depuis sa création, sont des pures perles, des histoires sans paroles. Je pense que Sempé était le seul à voir New York telle qu’il la voyait et sa façon de nous la raconter est un exercice de storytelling de haute maîtrise, un enchantement, dessiné avec une liberté de ton, une richesse de couleurs et un sens de la composition qui m’époustoufle tant que je vous en mets 24 en ligne. Pourquoi 24? Parce qu’il a bien fallu que je m’arrête et que vous pouvez découvrir les autres sur Google.

Mort de Sempé

Sempé vient de quitter ce monde. Un monde qu’il a inlassablement dessiné pendant six décennies avec sa tendre amertume, sa mélancolie assumée et sa fausse naïveté. Il a couché le petit monde qui l’entourait sur le divan de papier de son atelier parisien, l’a caressé de son pinceau virtuose, l’a mis à nu avec pudeur. Chez Sempé les moments les plus insignifiants du quotidien sont de la pure poésie. Tous ses petits personnages sont des Sempé par procuration, leur regard sur la vie est le sien.
Il ne se contentait pas d’observer le monde. Il le scannnait de son regard clair et pénétrant, le dessinait
avec un certain recul. C’était sa façon de s’en protéger. Tous ses dessins forment l’immense fresque de nos vies, de nos rêves, de nos frustrations, de nos petits moments de bonheur, de nos petites réussites, de nos petits ratés, de nos passions, de nos complexes.
Son style graphique est unique. Minimaliste, délicat, élégant, sensible, frais, vibrant. Le style Sempé a quelque chose de très français dans la liberté de son approche, un style propre à toute une génération d’illustrateurs parmi lesquels André François, Chaval, Bosc, Ungerer, Folon, pour ne citer qu’eux. Le seul illustrateur américain que fasse partie de cette belle famille était l’immense Saul Steinberg. Ils sont les représentants de la ligne au service de l’idée. Une façon de faire qui n’a pas fait école aux Etats Unis par exemple, où le formalisme académique et la maîtrise technique ont trop pesé sur le métier. Ce n’est pas qu’une question de goût, et j’exprime ici le mien, mais une question de mentalité, d’esprit, de philosophie.
J’ai découvert Sempé quand j’étais gosse et l’ai suivi depuis fidèlement. Aujourd’hui on dirait que je suis un follower! Je suis un admirateur inconditionnel, je plaide coupable! En terminale j’ai reçu un prix spécial pour le journal que j’avais créé dans mon lycée: un album de Sempé dont je ne me suis jamais séparé. J’ai relaté cet épisode dans mon livre « Deuxième Génération ».

Sempé est la preuve irréfutable qu’un petit crayon d’écolier est une baguette magique entre ses mains.
Il part en laissant une empreinte indélébile dans le monde de l’illustration et de l’humour et dans mon coeur.

Je remets en ligne ce dessin réalisé en 2007 quand Salman Rushdie avait été élevé au rang de Chevalier par la Reine Elizabeth. À l’époque je me moquais des intégristes qui avaient lancé une fatwa additionnée d’une prime conséquente contre l’écrivain. Un arrête de mort, ni plus ni moins. Je trouvais le dessin rigolo et cet islamiste qui courait sabre à la main, ridicule. Le dessin est, il faut le reconnaître, moins marrant à la lumière des événements de cette journée. Les intégristes n’en sont pas moins ridicules. Ils ne nous convertiront pas ni ne nous intimideront par le sabre.

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