Pour ceux qui de loin ne comprendraient pas bien le sens des manifestations en Israel, une grande majorité de la société civile israélienne toutes tendances confondues, se bat pour la sauvegarde de la démocratie et des valeurs sur lesquelles Israel s’est construite.
Viktor Orban se targue d’avoir transformé la Hongrie en « démocratie non libérale« . Ce terme est non seulement un oxymore flagrant mais il est aussi et surtout une manière tordue d’appeler une dictature. Bibi est en train de faire la même chose d’Israel. On va manifester, occuper la rue, monter sur des barricades, faire grève et tout ce qui est possible pour stopper le blitz de l’extrême droite nationaliste et messianique sur la démocratie israélienne.
La Turquie du sud-est gravement touchée par le séisme qui s’avère être une catastrophe humanitaire de très grande amplitude. La solidarité humaine locale et internationale fait le maximum pour venir en aide aux sinistrés, essayer de sauver encore quelques vies et s’occuper de la population désemparée perdue dans l’hiver glacé. Israel a été parmi les premiers pays à envoyer un hôpital de campagne, des médecins, des équipes de secouristes spécialisés, du matériel sophistiqué pour localiser et venir en aide aux survivants ensevelis, des médicaments, des couvertures…
Bibi ne parviendra à convaincre que sa droite nationaliste-non libérale-vengeresse-hystérique et paranoïaque, que sa soit-disant « réforme » de la justice israélienne va renforcer l’état. Sa « réforme » est un putch soit-disant démocratique qui fera balancer le pays dans une démocratie à la Viktor Orbán qui lui se targue d’avoir instauré une démocratie non libérale en Hongrie. Dans mon lexique, une démocratie non libérale est une manière édulcorée et trompeuse de qualifier un régime totalitaire.
En interdisant à Aryeh Deri de siéger au gouvernement vu son lourd passé judiciaire et en obligeant Bibi à le destituer, la Cour Suprême d’Israel mène le combat de la démocratie et de l’avenir du pays. Mais Bibi et ses sbires n’ont pas dit leur dernier mot. La soit-disant « réforme » de la justice que le ministre Levine est en train de promouvoir n’est autre qu’une tentative de saper les fondements de la société israélienne et d’enfoncer le pays dans un chaos obscurantiste qui risque d’être irréversible et de le précipiter vers sa chute.