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Le cartooniste sri lankais, Prageeth Ekneligoda est porté disparu depuis exactement un an, le 24 janvier 2010. Prageeth critiquait son gouvernement avec courage et détermination sur le site Lankae News. Sa femme Sandya mène un combat acharné face aux autorités du pays, afin que la lumière soit faite sur ce qui est advenu du dessinateur. Le Cartoonists Rights Network International vient de la récompenser pour les défis qu’elle relève. Reporter Sans Frontières lance en ce 24 janvier une vaste campagne de soutien, appuyée par Cartooning for Peace.

Dix ans! C’est la fête à Wikipedia. Dois-je m’en réjouir? Oui et non. Je m’explique. Avant l’ère des téléphones portables, je connaissais par coeur tous les numéros, utiles comme  inutiles. La famille, les amis, les clients, les commerçants du quartier, le médecin de famille. J’étais à la fois fier et surpris de ma mémoire. Mais depuis les portables tout a changé. Je ne connais même plus les numéros de mes propres fils. Et quand j’égare mon portable, le perds, l’oublie, je perds une partie de ma mémoire que je mets des mois à reconstituer tant bien que mal. « J’ai la mémoire qui flenche, j’me souviens plus très bien » n’est pas qu’une chanson de Gréco. C’est le couplet que mes neurons reprennent en choeur en me narguant.
Toute comparaison gardée, le même phénomène se répète avec Wikipedia. L’ordi étant allumé en permanence, plus besoin de m’encombrer d’informations, de noms, de dates et de lieux qu’un moteur de recherche peut me donner instantanément. C’est Boris Vian qui chantait dans la Java des Bombes Atomiques:
A mesur’ que je deviens vieux
Je m’en aperçois mieux
J’ai le cerveau qui flanche
Soyons sérieux disons le mot
C’est même plus un cerveau
C’est comm’ de la sauce blanche
De la sauce blanche! Quelle horreur! Et pas dû uniquement à l’âge.
Wikipedia prend petit à petit le relai du travail que je devrais faire.
Par facilité. Par paresse intellectuelle.
Wikipedia, une encyclopédie en ligne qui donne l’illusion d’un savoir virtuel.
Wikipedia, aussi une super bouée de sauvetage, par moments.

Tucson

La tuerie de Tucson jette une lumière crue sur une des contradictions de la démocratie américaine. L’assassin rejeté par l’armée, est fan des néo-nazis, instable psychiquement pour dire les choses avec délicatesse, fan des discours enflammés du Tea Party, anti-démocrate primaire, raciste et antisémite. Ceci étant dit, il a le droit de  se servir au rayon « Armes à feu » du supermarché des USA, au nom de la liberté individuelle, payer à la caisse comme tout honnête citoyen, dire « Have a nice day! » en souriant à la caissière, et choisir librement ses cibles.

Tunisie

Révolution des jasmins. Quel joli nom! Dans le temps suspendu qui sépare la démission et la fuite de Ben Ali et sa famille et les premières élections démocratiques. Entre l’armée, la police et le peuple, ça n’a jamais été une histoire d’amour. Les espoirs sont à la hausse. Tout est possible. Le meilleur comme le pire.

La Hongrie  à la présidence de l’Union Européenne pour les six mois à venir. Viktor Orban limite la liberté de la presse dans son pays pour arroser ça.

Mireille était de la famille du côté de ma femme, cousine germaine de ma belle-mère, toutes deux issues de la branche Lerner venue d’Odessa à Paris au début du XXème siècle. Famille dont l’histoire est une véritable saga jamais racontée. Elle s’est éteinte en décembre 2010. Son petit-fils Théo remet son site à jour. Une exposition rétrospective s’ouvre au Centre Rachi du 10 janvier au 24 février.

htttp://www.mireilleglodekmiailhe.com/

http://www.jerusalem-religions.net/spip.php?article2468

Katsav

L’ex-Président Katsav  reconnu coupable de viols. Honte pour l’Institution de la Présidence en Israel. Exploit pour notre Justice et notre Démocratie israélienne. Ses deux avocats, Tzion Amir et Avigdor Feldman, ténors du barreau, ne sont pas parvenus à le sortir de l’impasse dans laquelle il s’était engagé à du 100 à l’heure en clamant qu’il se battrait pour que la vérité sorte au grand jour. La vérité est sortie au grand jour, minable et laide, nauséabonde et écoeurante.

J’adore les devantures de marchands de tee-shirts dans la Vieille Ville à Jérusalem. Les tee-shirts imprimés proposent aux passants tout et son contraire: des tee-shirts à la gloire de Tsahal, d’Israel, de la Palestine et du Fatah, des M-16 ou des Kalatchnikov brandis, des colombes de la Paix empruntées à Picasso, des Obama-Bush-Oncle Sam-Rabbin-Bibi coiffés tantôt d’une keffiah tantôt d’une kippa, des Arafat faisant « V » de la main, des Ben Laden à toutes les sauces, des Che Gevara, des Don’t Worry Be Happy, des Messies, des Jésus, des symbôles nucléaires et des Make Love Not War, des croix, des étoiles à cinq et à six branches, des croissants, des drapeaux de tous les pays de la région, des slogans militaristes et pacifistes,… Une chose est sûre, les commerçants sont prêts à toute éventualité: si la guerre éclate, si la Paix arrive, si le Messie arrive, ils ont de quoi satisfaire la clientèle. Ils ratissent large et ils ont bien raison. Mieux: ils prévoient que le monde entier viendra faire ses achats à Jérusalem. Et par les temps qui courrent, il n’y a pas de message de paix plus rassurant. Car à quoi ressemblerait la paix, sinon à une scène de marché triviale où tous trouveraient ce qui leur convient et où la mémoire courte aiderait à oublier les conflits passés.
Les gars de la sécurité sur le dessin sont du Mossad et des Renseignements Israéliens.

2011

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