Le film sera projeté le vendredi 23 Mai à 20h30, Place de la République à Paris. Le public est invité et ce post est mon invitation.
J’ai posté ici il y a quelques jours un lien sur la bande annonce du film.
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Naples n’a pas que la pizza comme spécialité. Elle n’a pas que la coupe italienne de foot. Elle a le graffiti. Et oui, il y en a partout! Sur les murs, les volets, les portes cochères, les panneaux de signalisation, les monuments et les murs extérieurs des églises dont les murs intérieurs restent vierges. Jusqu’à nouvel ordre! Dans les ruelles étroites et aussi sales que charmantes du vieux Naples, les tags ajoutent une note de couleur au gris dominant. Jamais vulgaires, jamais violents.
Une vierge Marie à recycler ou recyclable.

Une autre Marie auréolée d’un flingue.

Un monument, l’entrée arrière d’une église, une cour d’église.



Des portes cochères, des volets de magasins (fermés le dimanche).




Ces graffitis rampent et s’accrochent comme les lichens des forêts ou les taches de moisissure du gorgonzola, voire encore comme des taches d’humidité dans les caves. Ils font partie du paysage urbain. Finalement, à force, ils camouflent les murs qui s’effritent et rajeunissent les monuments du passé. Beaucoup de grandes villes au monde sont tatouées d’inscriptions et de dessins. Mais ici à Naples, elles sont un peu un clin d’oeil post moderniste fait au merveilleuses fresques murales de Pompéi, qui elles me rappellent les fresques évanescentes de Roma Fellini.





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Visite hier du musée Capodelmonte à Naples, un château somptueux et immense qui surplombe la ville.
Trois heures de marche et d’observation dans ses innombrables salles et ses couloirs infinis où sont exposées, entre autre, des collections de peintures du Moyen-Age et de la Renaisssance. Pas des oeuvres de grands maîtres mais plutôt des toiles émanant de leurs élèves ou de peintres mineurs, tous étant pour moi d’illustres inconnus au style codifié et formaté par les conventions et les contraintes. J’ai marché à un rythme moyen, le temps de jeter un regard sur chaque toile et de donner à chacun de ces peintres laborieux le minimum de respect que je sentais leur devoir.
Jusqu’ici, vous l’avez compris, je n’essaye pas de vous inciter à vous précipiter sur Capodelmonte.
Mais voilà, cette visite a été pour moi révélatrice. Car dans la masse de ces tableaux, figuraient un Caravaggio, deux Breughel l’Ancien et deux Goya. Trois peintres que j’adore et dont la création a marqué l’histoire de l’art. Les découvrir parmi tant de toiles moyennes, sans réelle puissance, sans grand intérêt artistique, a mis en évidence l’apport de ces grands maîtres à l’évolution de la recherche picturale et de l’expression artistique dans ce qu’elle a de plus profond et de plus vrai.
La toile de Caravaggio est une quête de l’ombre et de la lumière, plus qu’elle n’est une peinture chrétienne. L’oeil du peintre est comme une caméra-vérité qui tente de capter le moment et parvient à traduire l’émotion de la scène. Dans cette flagellation du Christ réalisée en 1607, Jésus n’est pas le héros du tableau, il en est le prétexte. Au coeur du tableau est la recherche picturale pure de l’artiste pour trouver son langage. Le tableau ne ressemble pas aux autres toiles de commande de l’Eglise, standardisées et aseptisées. Il est une pierre maîtresse dans l’édifice de l’histoire de l’art qui s’est écrite au fil des siècle et qui a reconnu en Caravaggio un artiste fort, influent, exceptionnel.

La parabole des aveugles de Breughel, ce tableau emblématique que j’ai parodié par deux fois dans des caricatures politiques, a été la surprise du jour. Je ne pensais pas tomber sur un Breughel dans ce château dont les collections étaient surtout italiennes. Je n’étais pas préparé à voir ce chef d’oeuvre réalisé par Breughel en 1568, un an avant sa mort. Je suis resté à l’observer longuement, admiratif et dubitatif. Quel courage, quel culot a eu ce « Primitif » flamand du XVI ème siècle, de rejeter la peinture d’Eglise et la peinture de cour, pour faire de l’art non conventionnel et non « commercial ». 
A côté des aveugles, un second tableau, le Misanthrope, réalisé lui aussi en 1568. Un tableau minimaliste, très moderne de facture, avec un personnage noir un peu énigmatique, et un second personnage qui lui vole sa bourse en forme de coeur. Un message qui donne matière à réflexion. Breughel est au summum de son art et sur la fin de sa vie. Une émotion forte se dégage de ce tableau au format modeste et qui garde aujourd’hui encore toute sa pertinence. Un tableau au design parafait: le personnage central de profil, légèrement décentré, sortant de la toile; le personnage secondaire en mouvement face à nous, et qui nous rend complice de son acte. Le tout placé dans un cercle parfait.

Puis finalement, à ma grande surprise, deux Goya. Deux portraits de la famille royale espagnole. Des peintures de cour certes, mais qui n’ont jamais cherché à glorifier. Juste à montrer la vérité nue et crue. Un peintre d’un courage extraordinaire et qui a assumé les conséquences de ses prises de risque et de position. Fini les oeuvres de commande un peu lèche-cul. Un peintre qui a profondément marqué toute l’histoire de l’art dans sa transition entre le classique et le moderne, et dont l’accomplissement sont les eaux fortes, sur la fin de sa vie.

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