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Un lien qui explique ce que sont ces Stolpersteine, un projet initié en Allemagne par l’artiste berlinois Gunter Demnig et qui s’est étendu à l’Autriche, la France, la Belgique, la Hongrie et la Pologne.
Une manière très simple et très forte de marquer discrètement la présence des « disparus » dans le passé des villes. A l’ère où tout le monde marche le regard baissé vers son téléphone portable, cela va donner une plus grande visibilité à ce projet audacieux. Chaque pose de pierre est généralement accompagnée d’une petite cérémonie où la famille des disparus, quand il en reste, peuvent réciter leur premier kaddish!
Profaner un Stolpersteine revient donc à profaner une sépulture. Sans aucun doute aux yeux du profaneur. Et surtout aux yeux de la famille des victimes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stolpersteine
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Difficile encore de réaliser que 17 personnes ont payé de leur vie la folie fondamentaliste-salafiste-djihadiste-raciste-antisémite de trois terroristes qui s’est déchaînée les 7 et 9 janvier dernier à Paris. Les dessinateurs de Charlie Hebdo, par leur notoriété, en sont devenus quelque part le symbole. L’Histoire se souviendra de l’événement, c’est sûr, sous le label Charlie Hebdo.Elle se souviendra aussi de la mobilisation exceptionnelle de la société civile de même que de la parution en millions d’exemplaires du numéro 1178 du journal.
Un dernier dessin pour leur rendre hommage et pour clore, temporairement, ce sujet.
Même pas peur Hebdo 2015

Ce 27 janvier, mon père sera à Auschwitz accompagné de mon fils David et de mon cousin Sacha, pour commémorer le 70 ème anniversaire de la Libération d’Auschwitz. Ce 27 janvier je serai au Bundestag à Berlin pour commémorer le même événement par le vernissage d’une exposition d’artistes juifs qui mettent la Shoah au coeur de leur création. Ce 25 janvier l’Agence Diasporique d’Information vient de publier un article sur la profanation des Pavés de la Mémoire qui viennent d’être posés au nom de ma famille, 70 ans après la fin de la guerre, devant la maison où tous les Kichkaonta été arrêtés par la Gestapo le 3 Septembre 1942. Si telle est la situation, mon père qui approche de ses 89 ans et qui voue les 25 dernières années à témoigner sans relâche dans les lycées de Belgique, ne pourra jamais s’arrêter. C’est pourquoi je lui souhaite bonne santé et longue vie. Là où l’éducation met des années à agir, la terreur met quelques minutes pour sévir. Tiens bon, il y a encore beaucoup à faire papa!
http://www.restitution.be/communique-20150122070925.html#.VMVdHqWvvFI
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Louison, dessinatrice de presse, qui n’a ni la langue ni le crayon en poche, avait dessiné en direct devant des millions de téléspectateurs, dans une émission de télé en hommage aux dessinateurs de Charlie, où toutes les chaînes étaient réunies, ce dessin où les nuages du paradis sont pleins de graffitis de zizis dessinés par les nouveaux locataires. Je viens de voir ce blog sympa de Magali Cartigny qui met ce dessin en perspective et essaye de l’expliquer aux enfants! Très juste, très tendre et comique à la fois.
Bravo Louison, bravo Magali!
http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2015/01/23/zizi-top_4561336_4497916.html

« Charlie Hebdo » expliqué aux enfants : « Pourquoi il y a plein de zizis dans les nuages ? »

M le magazine du Monde | 23.01.2015 à 14h27 • Mis à jour le 24.01.2015 à 12h39 | Par Magali Cartigny

Chronique. Un dessin de Louison, en hommage à « Charlie Hebdo », peut donner lieu à de troublants – et cocasses – échanges avec son enfant. Démonstration.

Lorsqu'un enfant s'interroge sur un dessin-hommage à Charlie-Hebdo de Louison.

Il a débarqué, samedi, moulé dans son pyjama dinosaures.

– « Ça veut dire quoi « bite », maman ?
– Pardon ?
– J’ai lu sur un dessin sur ton ordinateur : « Ils ont déjà dessiné des bites partout » » (Fermer Facebook, toujours fermer Facebook).
– « Eh bien, ça veut dire zizi.
– Et pourquoi y a plein de zizis sur les nuages. C’est qui qui les a dessinés ?
– C’est les gens qui ont été tués par les méchants, comme Nora t’a expliqué. » (#mercilamaîtresseduCP.)
– « Mais pourquoi des zizis ?
– Parce qu’ils trouvent ça rigolo.
– Pourquoi ?
– Parce que, au paradis, ils ont pas l’habitude d’en voir, des zizis. » (Mais qu’est-ce que je raconte !) « C’est comme toi : t’aimes bien dessiner des cœurs pour faire plaisir aux gens, eh bien, eux, c’était des zizis.
– Mais c’est quoi le paradis ?
– Tu veux pas qu’on regarde Spiderman ?
– Non. C’est quoi le paradis ?
– L’endroit où les gens qui croient en Dieu pensent qu’ils iront après la mort.
– Mais les dessinateurs, ils croyaient en Dieu ?
– Je ne sais pas.
– Et toi, t’y crois ?
– Non, mon chéri.
– Mais pourquoi ?
– Parce que je ne pense pas qu’il existe.
– Comme le Père Noël ?
– Non, le Père Noël, il existe pas. La preuve, ce sont les parents qui font les cadeaux.
– Et c’est quoi la preuve que Dieu existe pas ?
– Il n’y en a pas, mais rien ne prouve le contraire non plus.
– Mais tu crois en quoi, alors ?
– En l’homme.
– C’est un peu débile. Et les méchants, pourquoi ils les ont tués, les rigolos dans les nuages ?
– Parce qu’ils aimaient pas qu’on se moque de Dieu.
– Mais t’as dit qu’il existe pas !
– Et si on allait à Disneyland ?
– Non. Moi, si je dessine des zizis, on va me tuer ?
– Mais non, pas du tout, enfin, jamais de la vie ! Tu peux faire tous les zizis que tu veux.
– Bah oui. Parce que c’est comme des cœurs.
– Voilà.
– Bon alors je vais dessiner plein de bites, je les découperai, et je les offrirai à ma maîtresse. »

  • Journaliste au Monde
    Louison zizis

Salle comble pour le débat sur la liberté de la presse, qui comme prévu a suscité autant de questions que de réponses. À bientôt pour d’autres tables rondes passionnantes!
Le débat « peut-on tout publier? » s’est tenu hier jeudi 22 janvier au café en l’Institut français, avec la participation de Daniel Haïk, Asa Kasher, Shimrit Meir, Nimrod Reshef, Ouri Fink, Ben Dror Yemini, Piotr Smolar, Boaz Bismuth et Zoheir Bahloul.
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Roi Abdallah

Lutz Bachmann, le leader du parti anitmusulman Pegida, se retire de la tête du parti après avoir diffusé sur le net une photo de lui grimé en Hitler. Voici donc deux blagues, une mauvaise et une bonne. La mauvaise: se grimer en Adolphe. La bonne: ce que je viens d’écrire plus haut.
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Jürgen Kaumkötter est le commissaire d’une exposition qui sera inaugurée au Bundestag à Berlin ce mardi 27 Janvier, journée mondiale de la libération d’Auschwitz. Jürgen est historien de l’Art et spécialisé dans les artistes de la Shoah. Il a sélectionné les travaux de 14 artistes, morts et vivants, de la première et de la deuxième génération de la Shoah. Le nom de l’exposition est: « La Mort n’a pas le dernier mot– L’art dans la catastrophe 1933-1945« . J’ai eu l’immense privilège d’être choisi parmi des noms tels que Felix Nussbaum, Max Beckmann, Sigalit Landau et d’autres peut-être moins célèbres, mais dont l’oeuvre est d’une puissance évocatrice et artistique rare. L’exposition a été présentée à la presse ce matin. Elle est accompagnée, non pas d’un catalogue, mais d’un livre de 380 pages, richement illustré, qui porte le même titre. Jürgen y a rassemblé le fruit de quinze années de recherche et de travail acharné. Son éditeur est Galiani Berlin, une très grande maison d’édition. L’exposition est soutenue par le Bundestag, le Terezin Memorial, le Centre for Pursuing Arts au Kunstmusuem Solingen, le State Museum of Auschwitz-Birkenau à Oswiecim et l’Université d’Osnabrück.
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Interview que j’ai donné à La Tribune quelques jours après les attentats du 7 janvier. En bas de page un petit reportage sur Plantu, Dilem et moi à Jérusalem en 2008.
http://www.scoopnest.fr/out/?url=http://t.co/IwqDxoFHtD&id=553441876221902849
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Avec Plantu, Giraud et Dilem à Paris

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