Oui aux photos chocs

Dans son édition du 3 septembreBild avait jugé “non seulement défendable, mais nécessaire” de publier la photo du corps inerte du petit Aylan Kurdi, échoué sur une plage de Turquie, et l’avait accompagnée d’un texte dénonçant “la faillite historique de notre civilisation dans cette crise des réfugiés”. Pour répondre aux critiques qui l’accusaient de voyeurisme, le tabloïd, dont le nom veut justement dire “image” en allemand, explique aujourd’hui : “Les photos peuvent faire éclater au grand jour ce que les puissants veulent taire.”

La rédaction du quotidien se sent ainsi confortée dans l’idée qu’il convient de “se battre chaque jour” pour le meilleur choix des photos, même si “la contestation est forte et récurrente”. Car la mission est grande : “Pour que le monde change, il faut qu’il voie la vérité.”