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Vendredi soir s’est ouverte au Musée Tomi Ungerer à Strasbourg, l’exposition que lui offre la ville dans un emballage cadeau pour ses 85 ans. Quatre-vints cinq dessinateurs et dessinatrices ont créé une oeuvre en hommage au Grand Monsieur de l’Illustration, un des pionniers de l’illustration moderne, un des auteurs les plus lus, des plus influents et les plus traduits de la littérature enfantine, un électron libre qui a payé de 40 années de Liste Noire aux Etats Unis ses positions radicales contre la guerre du Vietnam qu’il exprimait alors dans des dessins politiques aussi violents que justes, un poète amer et tendre, un conteur intarissable et atypique, un homme attachant et hyper doué, un pacifiste acharné, un homme de la réconciliation franco-allemande, un alsacien bi-culturel et bilingue, un fervent de l’Europe, un homme du Monde. Tomi était présent à sa fête, vêtu de noir, chapeau noir et canne noire, sourire aussi large qu’ému, s’excusant presque d’être là alors que tant d’autres grands artistes et de grands Maîtres, ne sont pas gratifiés de cet honneur qui lui tombe dessus!
Pour moi, qui ai découvert son travail et en suis devenu un inconditionnel en 1974 alors que j’étudiais le graphisme à l’Académie Bezalel de Jérusalem, ce fut une énorme boucle que je bouclais. Un moment de bonheur indicible. Cette première rencontre a été pour moi un moment de pur bonheur et je suis reconnaissant aux organisateurs et aux deux commissaires de l’exposition, Thérèse Willer et François Vié, de m’avoir fait participer à cette fête, fête du dessin, fête de la ligne, du trait, de la couleur, de l’idée qui est une ampoule au-dessus de la tête, du crayon, de la plume et du pinceau, fête des mots et des jeux de mots.
Tomi dit de son Alsace natale: « l’Alsace est comme les toilettes. Toujours occupée! »

Voici la couverture du superbe catalogue, la double page avec mon dessin et une photo de Mattotti et moi autour de Tomi.
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Nicolas Vadot (Le Vif-L’Express, L’Echo, Cartooning for Peace) a dédicacé aujourd’hui à filigranes, la plus grande et la plus belle librairie de Belgique, son dernier recueil de dessins de presse. Un très bel ouvrage qui réunit ses meilleurs dessins de 2015-2016 et édité à compte d’auteur. 126 pages mordantes qui commencent par Barak et finissent par Donald!
Alors, vous qui cherchez un cadeau de fin d’année…
J’ai profité de mon passage dans la capitale pour aller saluer mon ami Vadot et pour signer le livre d’Or de filigranes.
http://www.nicolasvadot.com/fr/recueils_presse/barack/index.html
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Merveilleuse chanson de Yael Dekelbaum, chanteuse israélienne engagée et qui a participé à la Marche de l’Espoir de Femmes en octobre dernier.
Regardez, écoutez et partagez!
https://www.youtube.com/watch?v=YyFM-pWdqrY
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Un petit dessin pour saluer Sting qui réouvre le Bataclan.
Et aussi un extrait d’une déclaration de Samuel qui a vécu l’an dernier le chaos du Bataclan. Samuel fait son travail de résilience au sein de Life for Paris.
« J’ai encore à l’esprit cette terrible soirée, avec la distance que j’ai dû m’imposer. J’ai toujours des pensées pour toutes ces vies fauchées, ces gens encore hospitalisés, toutes les personnes blessées et ceux qui sont marqués durablement. Je suis une victime des attentats du 13 novembre, mais pas seulement. Je suis aussi un citoyen. On me rappelle que je suis un contribuable. Je suis aussi un être humain. Je ne veux pas être enfermé dans un statut lié à ces attentats. Je suis avant tout Samuel et je souhaite que l’on puisse un jour faire valoir le droit à l’oubli. »
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Bataclan

Paris, le 15 septembre 2016.
De la fenêtre du taxi, je me rends soudain compte que je suis devant le Bataclan.
Le coup au coeur que je ressens est tel que j’en suis sans souffle.
Instinctivement je sors mon iPhone.
Saisir un cliché pour être sûr que mes yeux ont bien vu.
Pour être sûr que je suis bien à l’endroit où la terreur aveugle s’est déchaînée il y a dix mois dans un bain de sang innommable.
Le taxi hybride dans lequel je suis feutré passe devant nonchalamment, sans faire de bruit.
Aujourd’hui je regarde cette photo pour  la première fois.
Je suis à Jérusalem.
Un doux soleil d’automne caresse ma ville.
Il y a quelques jours la première neige tombait sur Paris.
J’écoute en fond « Like a bird on a wire » de Léonard Cohen.
Sa voix mélancolique et grave est de circonstance.
Demain c’est celle de Sting qui résonnera comme un cri de vie au Bataclan.
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Leonard Cohen

Des millions d’admirateurs vont lui fredonner Halleluyah, sa chanson emblématique qui a connu plus d’une centaine de versions et d’adaptations, devenue presque hymne international. Adieu Leonard!
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La CNN a demandé à 10 dessinateurs de presse de réagir en temps réel à l’annonce du scrutin des élections américaines. Hier à 5 heures du matin, après un rapide passage en revue des médias des USA, de France et d’Israel, j’ai réalisé, comme mes 9 collègues de par le monde, un dessin sur le vif. CNN vient de les mettre en ligne sur son site.
Je me suis endormi mardi soir avec Hillary dans mon lit et me suis réveillé aux aurores le mercredi avec Trump qui avait tiré toute la couverture à lui! Entre le wishful thinking et la réalité, le réveil a été brutal. Comme quoi un dessin ne peut jamais être conçu avant que l’événement n’ait eu lieu.
Voir les dessins sur ce lien: http://edition.cnn.com/2016/11/09/opinions/gallery/cartoonists-around-the-world-react-to-the-american-election/index.html
trump-victory-kichka-2016

Un appel d’urgence que je viens de recevoir d’un ami turc.
Erdogan est cireur de rue à Istanbul. Comment je le sais? Sa démocratie est dans le cirage jusqu’au cou. Elle l’était déjà avant le « coup ». Mais la situation va en s’aggravant. Il a le cuir solide, Erdogan, et l’Europe endormie et lasse brille par son indifférence.

A lire et à faire circuler. Merci!
http://www.kedistan.net/2016/11/03/asli-erdogan-appel-durgence-acil-cagri/

erdogan-2016

Le sandwich, en tant que forme d’aliment, tient par convention son nom de John Montagu, quatrième comte de Sandwich, qui, faisait grand usage de tranches de pains entrelardés de morceaux de viande ou de fromage, et en imposa l’usage par imitation. Cependant, les circonstances de l’invention du sandwich ne sont pas claires. Un contemporain du comte, le voyageur français Pierre Jean Grosley rédigea un récit intitulé Tour to London dans lequel il rapporte que John Montagu était un grand joueur. Un jour de 1762, lancé dans une de ses parties de cartes interminables, un domestique lui apporta deux tranches de pain garnies de viande froide, de tranches de concombre et de fromage. Il trouva que ce plat revêtait deux qualités essentielles à ses yeux : premièrement il n’avait pas besoin de quitter la table de jeu pour s’alimenter et, deuxièmement, la conception du plat lui permettait de conserver les mains propres. Cependant, cette anecdote tient vraisemblablement de l’invention romanesque4. Il est plus probable que le comte de Sandwich consommait sur le pouce, un peu de pain garni de viande, directement à son bureau où il passait le plus clair de son temps, en particulier en 1765 où il occupait des fonctions gouvernementales qui ne lui laissaient guère de temps pour jouer. Tel était d’ailleurs l’usage en ce temps-là : les diplomates, mais aussi les hommes d’affaires, pour éviter la coupure du déjeuner, restaient à leur bureau et consommaient des aliments froids (voir à ce sujet, l’assiette anglaise). (Wikipedia)
lord-sandwich

Trumpissimo

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