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Archive for the ‘Cartoons’ Category

Provocation et répression, telle est la moisson d’un terrain aride qu’aucun processus de dialogue n’irrigue.
Jérusalem sept2015

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Pour les Migrants que j’écris avec une majuscule comme s’il s’agissait d’un peuple, les frontières fermées sont autant de nouvelles mers hostiles qu’ils ont à traverser à leurs risques et périls.
Europe 1

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http://www.i24news.tv/fr/actu/international/85334-150911-l-actualite-de-la-semaine-vue-par-michel-kichka

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http://www.lemonde.fr/bande-dessinee/article/2015/09/11/a-caen-des-cartoonistes-sous-haute-surveillance_4753310_4420272.html
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Ossama Hajjaj, Jordanie

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EDITORIAL

INTÉGRISME

Par Laurent Joffrin— 11 septembre 2015 à 19:36 

Dans les pays libres, les artistes sont libres. Ils le sont même plus que d’autres. Leur rôle n’est-il pas aussi, au-delà des recherches formelles qui sont leur apanage, d’interroger les croyances, les conventions, les tabous d’une société ? De Beaumarchais aux surréalistes, de Zola à Rushdie en passant par Picasso ou Genet, l’histoire de la création est émaillée de ces scandales qui ont bousculé les consciences et qui apparaissaient à certains contemporains comme des actes blessants et insupportables. A la lumière de cette longue suite d’écarts bénéfiques, les pressions brutales qui s’exercent sur l’art contemporain apparaissent pour ce qu’elles sont : des tentatives de censure haineuse qui suintent la nostalgie de l’ordre moral. Non pas qu’il faille interdire à quiconque de critiquer ou de réprouver publiquement des œuvres que chacun a le droit de détester. Quand l’artiste donne dans la provocation, ce qui est aussi sa fonction, il ne peut s’étonner de susciter des réactions. On soupçonne même, dans certains cas, qu’il en caresse le secret espoir… Mais, de même que les caricaturistes ont le droit de choquer certains musulmans ou de susciter la colère des intégristes sans qu’on exerce sur eux la censure ou la violence, les créateurs contemporains ont le droit de heurter les croyances, même les plus consensuelles. Faut-il rappeler qu’ils n’imposent à personne d’aller voir leurs œuvres ? D’autant que, dans le cas d’Anish Kapoor et de quelques autres, les protestations se doublent d’insultes et de menaces physiques. A quelque culte qu’il se rattache, l’intégrisme est d’abord une régression de l’esprit.

Laurent Joffrin
Liberté d'expression

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Une analyse très pertinente des dégradations subies par « Dirty Corner » d’Anis Kapoor à Versailles, parue dans Libé.

ANALYSE

ŒUVRES DE FRICTIONS

Par Willy Le Devin et Elisabeth Franck-Dumas— 11 septembre 2015 à 19:36 

Les dégradations subies par «Dirty Corner» d’Anish Kapoor viennent s’ajouter à de nombreuses autres. Un phénomène qui risque de provoquer une forme d’autocensure chez les artistes et les institutions.

«Vous pensez que je vais devenir mièvre ?» La question de l’après-Kapoor se pose à Catherine Pégard, la directrice du domaine du château de Versailles où est installée Dirty Corner, l’œuvre du plasticien anglais Anish Kapoor, victime de nouvelles dégradations jeudi. Comment de tels actes pourront-ils ne pas peser dans la balance, lorsqu’il s’agira d’inviter à nouveau un artiste contemporain à Versailles ?

Le vandalisme n’est certes pas chose nouvelle en France, où l’on peut recenser des actes aussi divers qu’un urinoir de Duchamp cassé à coups de marteau en 1993 à Nîmes ou une photographie d’Andres Serrano, Immersion (Piss Christ)attaquée au pic à glace à la Collection Lambert d’Avignon en 2011. Voire, à Versailles même, la fontaine de Latone couverte de tags en 1980.

Mais, ces derniers mois, la violence des dégradations et la multiplication des attaques venues de milieux identitaires ont créé une situation d’intimidation inédite. Que l’on repense aux inscriptions antisémites et royalistes maculant l’œuvre d’Anish Kapoor ou, dans un registre différent, mais qui avait pour point commun l’exposition d’une œuvre d’art contemporain monumentale dans un lieu patrimonial, la place Vendôme, les attaques subies par le Tree gonflable de Paul McCarthy. Mieux connu sous le sobriquet de «plug anal», il fut l’objet de vigoureuses diatribes du mouvement Printemps français sur Internet, avant d’être dégonflé par un vandale. L’artiste, lui, a été attaqué physiquement par un individu lui hurlant qu’il n’était «pas français».

A Marseille, à la Friche de la Belle-de-Mai, un mode opératoire similaire s’est mis en place à la fin du mois d’août : sitôt l’exposition «Berlinhard», regroupant les œuvres d’artistes allemands sulfureux, repérée sur Internet, s’est mise en place une campagne d’intimidation émanant de l’extrême droite.

«Une volonté de faire plier l’autre»

Si l’on évoque ici des œuvres aux mérites divers, n’en demeure pas moins que ces dérapages haineux créent un climat délétère, à même d’influencer le fonctionnement d’institutions culturelles. «On est monté en degrés dans la violence, reconnaît Catherine Pégard, alors qu’elle évoque les récentes dégradations de Dirty Corner. Cela dit quelque chose de l’exacerbation des tensions, et d’une volonté de faire plier l’autre à son propre raisonnement, une volonté que l’on se censure soi-même, et qu’on censure les œuvres.»

Car il s’agit bien d’une forme de censure, bien plus insidieuse qu’une censure d’Etat, qui menace désormais les institutions culturelles. Et pas seulement, bien sûr, celles ciblées par les milieux proches de l’extrême droite : on se souvient qu’à Clichy, en janvier, une œuvre de l’artiste franco-algérienne Zoulikha Bouabdellah avait été retirée de l’exposition Femina, puis finalement réinstallée : la Fédération des associations musulmanes de Clichy avait envoyé un message à la mairie pour dire son inquiétude de voir exposée une œuvre sur l’un des cinq piliers de l’islam (la prière) et se déresponsabiliser par avance de tout incident pouvant survenir. La crispation moraliste pointe son nez partout.

«Il y a un climat délétère, il devient difficile de travailler de manière sereine, juge pour sa part Eric Mézil, directeur de la Collection Lambert, où un tableau de Cy Twombly avait été vandalisé en 2007 par un baiser, et où était exposée en 2011 le Piss Christ d’Andres Serrano alors même que sa présentation au même endroit en 2004, lors d’une exposition monographique, n’avait rencontré aucun problème.

«Il y a un retour de bâton que l’on n’aurait jamais pu imaginer il y a dix ans. On est actuellement en train d’organiser une exposition d’Adel Abdessemed, avec notamment une œuvre figurant un homme arabe nu qui joue de la flûte, dans une chapelle à Vence [Alpes-Maritimes, ndlr]. On l’a déjà présentée à la chapelle sans aucun problème, mais on est tous un peu inquiets, on se demande ce qui va nous tomber dessus. La liberté de l’art a été profondément atteinte, et pour longtemps.»

De source policière, on confirme l’emballement des menaces, qui connaissent une nouvelle vigueur depuis la Manif pour tous.«Clairement, les groupes royalistes, identitaires ou ultracatholiques se sont réveillés en 2013 dans la queue de comète du Printemps français. Les harcèlements téléphoniques, menaces de mort se multiplient. L’islamisme radical fait également planer une chape de plomb sur les expositions de caricatures», avertit un gradé du renseignement intérieur.

Des policiers «pris au dépourvu»

Les expositions d’œuvres dites «sensibles» font l’objet d’une veille menée par le Service central du renseignement territorial. Deux subdivisions D1 (chargée des faits religieux et mouvances contestataires) et D3 (dérives urbaines et repli identitaire) scrutent en permanence l’activité des leaders ou de groupuscules sur les réseaux sociaux. «En fonction de l’abondance du trafic, du degré de violence des échanges et de l’identité des auteurs, nous adoptons une stratégie», explique un haut fonctionnaire.

La plupart du temps, les œuvres sont protégées par des rondes et des patrouilles légères. Mais lorsque le risque de dégradations est avéré, des unités statiques peuvent être assignées à la surveillance. Encore faut-il que les policiers aient conscience de la dimension transgressive des œuvres. «Nous n’avons rien vu venir à l’époque du « plug » de McCarthy. Les briefs n’ont pas été suffisamment explicites sur le pedigree de l’artiste et sa démarche. Résultat, on a été pris au dépourvu.» Désormais, élus comme organisateurs sont sommés d’annoncer leur programmation très en amont.

A Versailles, l’œuvre de Kapoor n’avait pas fait l’objet d’un signalement particulier. «Mais tout le monde sait que chaque année, l’exposition d’artistes contemporains ici échauffe les esprits, ajoute Catherine Pégard. Et les journaux du monde entier avaient relayé la polémique autour du « vagin de la reine » avant même son ouverture.» La surveillance, renforcée depuis le premier acte de vandalisme en juin, et à nouveau après les inscriptions commises le week-end dernier, n’a pas empêché un troisième tag d’apparaître dans la nuit de mercredi à jeudi. Difficile de garder un parc de 800 hectares, ceint de 70 km de murs : Catherine Pégard rappelle que lors de la réunion du G7 en 1982, des intrus s’étaient retrouvés enfermés dans le parc. «Par mesure exceptionnelle et désespérante, on fait désormais garder l’œuvre par un maître-chien», se désole-t-elle.

Revenir sur les invitations, très controversées, d’artistes contemporains dans le domaine, la directrice n’y songe même pas.«Le débat a été tranché il y a quinze ans, balaie-t-elle, et c’est une manière de se défausser que de le remettre sur le tapis.» Pour le reste, Catherine Pégard l’affirme avec fermeté, ce qui lui importe ne changera pas, à savoir exposer des projets dont la pertinence par rapport au lieu est avérée. «Ce que je trouverais gravissime,ajoute-t-elle, c’est que des artistes se posent désormais la question de savoir s’ils doivent venir à Versailles ou non.»

J’ai choisi d’illustrer cette analyse par un célèbre dessin du regretté Bosc

J'aime beaucoup ce que vous faites.

J’aime beaucoup ce que vous faites.

 

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Shana Tova

Shana Tova à toutes et à tous!
A part au guefilte qui s’en fish!
Shana Tova Kichka 2015

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11 Septembre

Dessin que j’ai réalisé en janvier 2002, en hommage à la ville de New York et des new-yorkais. Une ville que j’aime, que j’ai souvent visitée et dessinée. La ville va commémorer pour la quatorzième fois les attentats qui l’ont meurtrie à jamais et qui ont marqué le 21 ème siècle au fer-blanc.
Dans ce dessin j’ai essayé de montrer la ville qui va de l’avant sans oublier ce terrible passé.
Sept 11,2002

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Obama a obtenu la majorité nécessaire au sein de son parti pour ne pas devoir exercer son veto dans le vote prochain pour l’abrogation des accords sur le nucléaire du G5+1 avec l’Iran. C’est Bibi qui est content!
Bibi Obama Iran accord Congress

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Deux jours sans paysage et sans horizon, sans respirer et sans voir.
Un mélange de Jerusalem of Gold et de Yellow Submarine.
Yellow Jerusalem

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