Robert Badinter est mort ce 9 Février, date à laquelle son père a été arrêté en 1943 par la Gestapo lors de la rafle de la rue Sainte-Catherine à Lyon pour être finalement assassiné à Sobibor. Il va donc le rejoindre au paradis des Justes. Le combat de Badinter pour la suppression de la peine de mort est intimement lié à l’histoire des camps de la mort. Un combat qui a fortement marqué et fait évoluer la justice française. Il était un grand humaniste, républicain, laïc et juif. Quatre qualificatifs qui le définissent et qui le guideront dans tout le parcours de sa vie. Il était ce qu’on appelle en yiddish un « Mensch ». Terme qui se traduit littéralement par « être humain » mais qu’il faut comprendre comme un homme ou une femme aux qualités humaines rares, exemplaires, exceptionnelles. Être humain est le projet de toute une vie. Un combat acharné qui a été le sien et a inspiré plusieurs générations.
Force est de constater qu’il est parti dans un climat nauséabonde de remontée de l’antisémitisme, un cancer qui continue de gangrener la société française.
Dessin que j’avais réalisé en son honneur pour les 40 ans de l’abolition de la peine de mort

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Michel ton dessin de Badinter enlevant la lame est magnifique. Son père lui disait :
« La vraie vie, la seule, c’est celle de l’esprit, ce qui est si profond dans le judaïsme, c’est la primauté donnée à l’étude, à la récompense intellectuelle. La vraie revanche sur les préjugés et l’ignorance, c’était le savoir. Il n’y a que lui qui libère. »