Le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, dans sa déclaration aujourd’hui 24 octobre au Conseil de Sécurité, a condamné les actes terroristes sanglants perpétrés le 7 octobre par le Hamas dans le sud d’Israel tout en ponctuant ses propos d’un « MAIS » retentissant. Un « MAIS » énorme qui vient expliquer et justifier cette barbarie sans nom. Sa condamnation aux relents antisémites est honteuse et scandaleuse et cautionne le terrorisme international. Par sa prise de position il fait de l’ONU une caisse de résonance inutile, une institution pachydermique en pleine faillite morale.
La déclaration contredit sa propre résolution d’octobre 2004 qui définit clairement le terrorisme.
Le Conseil de sécurité des Nations unies, dans une résolution d’octobre 2004 (résolution 1566), précise cette définition en affirmant que les actes terroristes sont considérés comme « des actes criminels, notamment ceux dirigés contre des civils dans l’intention de causer la mort ou des blessures graves ou la prise d’otages dans le but de semer la terreur parmi la population, un groupe de personnes ou chez des particuliers, d’intimider une population ou de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir un acte ou à s’abstenir de le faire ». Le Conseil de sécurité rappelle que de tels actes « ne sauraient en aucune circonstance être justifiés par des motifs de nature politique, philosophique, idéologique, raciale, ethnique, religieuse ou similaire ». L’Assemblée générale des Nations unies a réaffirmé cette définition en janvier 2006 (résolution 60/43), définissant les actes de terrorisme comme des « actes criminels conçus ou calculés pour terroriser l’ensemble d’une population, un groupe de population ou certaines personnes à des fins politiques ». Pas un seul MAIS dans cette résolution!

J’ajoute un petit commentaire au dessin. La région du sud d’Israel où a eu lieu le pogrom est célèbre pour la floraison des coquelicots qui a lieu chaque année entre janvier et février. Tout est recouvert d’un superbe tapis rouge que des dizaines de milliers d’israéliens viennent admirer et photographier. Le coquelicot est une fleur protégée et il est interdit de la cueillir. D’où l’idée de mon dessin. Les bébés massacrés étaient des fleurs protégées, de même que leurs familles.
Page d’accueil
English
Hébreu - הבלוג בעברית

Votre dessin est très beau et juste. Mais il aussi juste d’ajouter le mot « Mais » comme le fait Antonio Guterres. Et je ne suis pas d’accord avec vous sur l’antisémitisme que vous collez à ce « Mais ». Je ne suis pas anti sémite. Mais je ne participe pas à ce mouvement qui veut que tout critique de la politique d’israélienne soit immédiatement taxée d’anti sémite. Je condamne les actes du Hamas. Je suis donc en désaccord avec vous. Un mort israélien vaut un mort palestinien. C’est chaque fois un coquelicot de moins.
Je ne suis pas certain que des terroristes qui rêvent de mourir en héros accorde la même importance à la vie que nous, que vous.