Tous les ans, le jour de l’Indépendance, est remis le Prix de la Littérature Hébraïque, la distinction la plus élevée dans ce domaine. C’est comparable, toutes proportions gardées, à être nommé à l’Académie Française. Un jury composé chaque année de hautes sommités dans ce domaine, est élu pour primer le lauréat parmi une liste de candidats, tous aussi excellents les uns que les autres. Le prix est remis par le Premier Ministre et le Ministre de l’Education (cette année Bibi détient les deux titres) lors d’une cérémonie officielle très médiatisée.
Deux des membres du jury (dont Ariel Hirshfeld dans le dessin) viennent d’en être exclus par le Cabinet du Premier Ministre, c’est-à-dire par Bibi lui-même, à cause de leurs opinions politiques « trop à gauche ». Ariel est signataire d’un appel aux soldats de refuser de servir dans les territoires occupés.
C’est d’autant plus intéressant qu’en 2011 le lauréat du prix (Eliav Shochtman) avait appelé les soldats à refuser de démanteler des implantations! Comme quoi la politisation de ce prix est unilatérale.
La décision de Bibi est une ingérence honteuse dans les affaires culturelles du pays. Et c’est totalement en dehors du champs du chef de l’état.
En réaction à ce mini-scandale, les autres membres du jury ont tous présentés leur démission. Deux des nominés au prix ( Ytshak Ben-Ner et Haim Beer) ont retiré leur candidature, Beer déclarant que c’est un plus grand honneur de ne pas le recevoir!

Politique et Culture
02/12/2015 par Michel Kichka
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