JC Denis était le président du festival d’Angoulême 2013. J’ai fait sa connaissance en 1988 en Israel où un groupe d’auteurs de BD français avait été invité à silloner le pays (de Sion!) afin de réaliser l’album Voyage en Israel (Loustal, Rossi, Petit Roulet, Franc, Rivière, …). Depuis je lui ai rendu visite par deux fois dans son atelier parisien avec mes étudaints de l’Académie Bezalel de Jérusalem. Nous avons gardé le contact et j’ai suivi sa création album après album.
J’ai beaucoup aimé l’exposition qui lui est consacrée à l’Hôtel Simon d’Angoulême. Elle donne une excellente vue d’ensemble sur ce créateur original et un peu atypique. Style graphique que j’appellerai Ligne Claire dé-stérilisée, mis au service d’histoires aigre-douces pour adultes à l’âme sensible où se mèlent romantisme et philosophie, et relevé d’une palette de couleurs exceptionnelles. J’ai toujours aimé lire et relire ses albums, L’ombre au tableau figurant parmi mes préférés. J’ai toujours aimé Luc Leroi, son anti-héros charmant et disgracieux, qui s’empêtre chaque fois dans des situations loufoques et complexes. J’ai toujours aimé la façon dont il dessine Paris, théâtre de la majorité de ses récits. C’est à la fois Paris, et le Paris de Denis. L’affiche du festival en est l’illustration. La scénographie de l’expo a été réalisée avec intelligence. D’ailleurs dans toutes les expos de BD à Angoulême on est sûr de ne jamais trouver juste des belles planches encadrées, mais la reconstitution du monde de l’artiste. Un monde interne dans lequel vit le talentueux et discret Jean Claude et qu’il partage fort heureusement avec ses lecteurs.
Si vous avez raté l’expo, les albums quant à eux existent.




Jean Claude Denis
02/07/2013 par Michel Kichka
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